Alain Mothu © 1993-1997
- Cinquième mise à jour : juin 1997 -
Présentation
La présente base de données a paru pour la première
fois en 1992 dans La Lettre clandestine. Bulletin d'information sur la
littérature philosophique clandestine de l'âge classique
(revue dirigée par Olivier Bloch et Antony McKenna, publiée
aux Presses de l'Université de Paris-Sorbonne). Elle en est aujourd'hui
à sa cinquième mise à jour. Elle comporte, par rapport
à la version précédente, plus de cent titres nouveaux.
Son objet : répertorier l'ensemble des contributions scientifiques
et éditions concernant la littérature philosophique dite clandestine
de l'âge classique (XVII -XVIII siècles) -- secteur de recherche
actuellement en pleine expansion, mais aussi aux contours souvent indécis,
et dont l'étude implique des perspectives historiques aussi vastes
que diverses : philosophiques, littéraires, religieuses, bibliothéconomiques,
sociologiques, etc. C'est pourquoi, à côté de travaux
portant spécifiquement sur des auteurs ou des textes clandestins
(manuscrits ou imprimés), on trouvera ici d'autres études
qui touchent notre sujet de façon plus transversale, concernant par
exemple l'histoire et les milieux de l'édition et de la censure,
les littératures utopico- ou érotique-philosophiques, la critique
biblique à l'âge classique, l'histoire de la "libre pensée",
du matérialisme, du "spinozisme", ou encore des travaux
consacrés à diverses dissidences religieuses. Tous travaux
que nous avons jugé pouvoir être utiles à quiconque
travaille ou s'apprête à travailler sur la littérature
clandestine. Dans la même optique, nous n'avons pas hésité
à intégrer certaines études du XVIII ou du XIX siècle
qui nous semblaient avoir conservé un intérêt. Enfin,
pour ne pas donner l'illusion d'un phénomène moderne, et parce
que ces textes ont eu des répercussions à l'âge classique,
nous nous sommes permis quelques incursions bibliographiques dans la "littérature
clandestine" du XVI siècle. La publication numérisée
de cette bibliographie fait qu'on nous pardonnera plus volontiers d'avoir
péché par excès que par défaut.
Nous avons quelquefois accompagné les signalements, notamment les
plus récents, de remarques qui explicitent le contenu des contributions.
Ces développements, souvent inspirés de comptes rendus parus
dans La Lettre clandestine (par les auteurs eux-mêmes, par
Gianluca Mori ou nous-même, ou par des collaborateurs occasionnels
de la revue), ont une valeur purement indicative et ne portent pas forcément
sur les contributions majeures. Nous espérons les multiplier à
mesure de nos révisions, dans la perspective encore lointaine de
constituer une plus complète Bibliographie critique de la littérature
clandestine.
Appelée à être constamment actualisée et corrigée,
la liste actuelle est condamnée à la précarité,
mais des mises à jour seront régulièrement placées
à la disposition des chercheurs. Ces derniers seront en retour bien
aimables de nous signaler toutes les fautes ou les lacunes qu'ils auront
relevées.
Nous incluons dans cette bibliographie un certain nombre d'études
dont la publication nous a été annoncée comme imminente.
Nous sommes particulièrement redevables à Gianluca Mori et
Winfried Schröder des signalements et résumés qu'ils
nous ont communiqués, mais nous devons dans un geste plus large remercier
tous ceux qui nourrissent chaque année de leurs informations la chronique
bibliographique de La Lettre clandestine.
Alain Mothu
Ablaing van Giessenburg (sous le pseud. de Rudolf Charles), (éd.),
Le Testament de Jean Meslier, curé d'Etrepigny et de But en Champagne,
décédé en 1733. Ouvrage inédit précédé
d'une préface, d'une étude biographique, Amsterdam, À
la Librairie étrangère, 1864, 3 vol. (voir le compte rendu
par « E.B. » dans la Revue de Champagne et de Brie, t.
VI, juil.-déc. 1878, p. 449).
Adam (A.), Préface au t. XIV des oeuvres complètes du marquis
de Sade : Opuscules, historiettes, contes et fabliaux. Les Infortunes
de la vertu, Paris, Cercle du livre précieux, 1967, p. 15-29
(généralités sur la littérature clandestine).
-- Le Mouvement philosophique dans la première moitié du
XVIII siècle, Paris, Société d'Édition d'Enseignement
Supérieur, 1967 (cf. spéc. p. 32-35 : « Les activités
clandestines »).
Akagi (S.), « Note sur un recueil de manuscrits clandestins du XVIII
siècle : Le Préjugé démasqué »,
Études de langue et littérature françaises (Bulletin
de la Société japonaise de langue et littérature françaises),
n· 54, 1989, p. 99-107.
-- [en japonais :] Les Idées antireligieuses en France de 1600
à 1750. Les Libertins au XVII siècle et les manuscrits clandestins
à la fin du XVII siècle et dans la première moitié
du XVIII siècle, Tokyo, Iwanami Shoten, 1993 (résumé
et table en français p. 3-14. Deux parties : « Les libertins
au XVII siècle face à la philosophie cartésienne »
et « L'univers des manuscrits clandestins antireligieux de 1680 à
1750 » -- on établit ici une liste de 163 mss. écrits
entre 1680 et 1750, classés et étudiés selon le nombre
de sujets qu'ils traitent, puis selon leur orientation idéologique,
de la "droite déiste" à "l'athéisme
naturaliste". Voir le compte rendu par T. Shiokawa dans XVII siècle,
XLVI- 2, n· 183, avril-juin 1994, p. 388-391).
Åkerman (S.), Queen Christina of Sweden and her circle. The transformation
of a seven teenth-century philosophical libertine, Leiden-New York-København-Köln,
E.J. Brill, 1991.
-- « John Adler Salvius' Questions to Baruch de Castro concerning
De tribus impostoribus », dans S. Berti, F. Charles-Daubert, R.H.
Popkin (éd.), Heterodoxy, Spinozism and Free-Thought in Early-Eighteenth-Century
Europe...
-- « Christina Alexandra's Search of Clandestine Manuscripts »,
dans G. Gawlick et Fr. Niewöhner (éd.), Jean Bodins "Colloquium
Heptaplomeres"..., p. 153 sq.
Albertan-Coppola (S.), « Apologistes et clandestins au siècle
des Lumières », dans G. Artigas-Menant et A. McKenna (éd.),
Tendances actuelles dans la recherche sur les clandestins à l'Âge
classique, = La Lettre clandestine, 5 (1996), p. 267-278.
Alberti (A.), Alberto Radicati di Passerano. Contributo al pensiero politico
e alla storia del diritto ecclesiastico in Piemonte agli inizi del secolo
XVIII, Torino, 1931.
Albiac (G.) « Épicurisme et saducéisme dans la communauté
sépharade d'Amsterdam », Archives de philosophie, LVII
/ 3, juillet-septembre 1994, p. 503-512.
Alexander (G.), (éd.), H.S. Reimarus, Apologie oder Schutzschrift
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Allen (Don C.), Doubt's boundless sea. Skepticism and faith in the Renaissance,
Baltimore, The John Hopkins Press, 1964 (cf. Appendix, p. 224-243 : De
tribus impostoribus).
Anderson (B.), « Sallengre, La Monnoye, and the Traité des
trois imposteurs », dans S. Berti, F. Charles-Daubert, R.H. Popkin
(éd.), Heterodoxy, Spinozism and Free-Thought in Early-Eighteenth-Century
Europe...
Andreoni (C.), « Il comunismo ateo de Jean Meslier », Rivista
critica di storia della filosofia, XXXII (1977), p. 363-400.
Andrews (S.G.), « The Wandering Jew and the Travels and Adventures
of James Massey », Modern language notes, 62, 1957, p.
39-41.
Andries (L.), « Le colportage des livres au XVIII siècle, entre
orthodoxie et clandestinité », dans G. Artigas-Menant et A.
McKenna (éd.), Tendances actuelles dans la recherche sur les clandestins
à l'Âge classique, = La Lettre clandestine, 5 (1996),
p. 193-200.
Anghelescu (M.), « Un menuscrit de Fontenelle perdu et retrouvé
», Synthesis, XI (1984), p. 59-64 (redécouverte de l'Histoire
des Ajaoïens attribuée à Fontenelle).
[Anonyme], « Observatio VII : Liber de tribus impostoribus »,
Observationes selectæ ad rem litterariam spectantes, 1 (1700),
p.78-83 (survol des conjectures concernant l'auteur du traité légendaire).
[Anonyme], « Rezension des Symbolum Sapientæ »,
Fortgesetzte Sammlung von Alten und Neuen Theologischen Sachen, 1735,
p. 571-572.
Aquilecchia (G.), « Nota su John Toland traduttore di G. Bruno »,
English Miscellany, IX, 1958, p. 77-86.
Armogathe (J.R.), « La terminologie sociale dans les oeuvres de Jean
Meslier », Wissen schafliche Beiträge der Martin-Lüther-Universität,
VII (1975), p. 53-58.
-- « Duclos auteur d'un extrait du Mémoire de Jean Meslier
», Revue d'histoire littéraire de la France, LXXVI (1976),
p. 75-78.
-- « La religion de Meslier », dans J.-L. Marion et J. Deprun
(éd.), La Passion de la raison. Hommage à Ferdinand Alquié,
Paris, P.U.F., 1983, p. 275-285.
Artigas-Menant (G.), « Boulainvilliers et Madame de Lambert »,
Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, n· 219, 983,
p. 147-152 (restitution à Mme de Lambert de plusieurs textes pédagogiques
attribués par erreur à Boulainviller).
-- « Un manuscrit inconnu de Telliamed », Dix-huitième
siècle, n· 15 (1983), p. 295-310.
-- « Une continuation des Entretiens. Benoît de Maillet
disciple de Fontenelle », Corpus, XIII : Fontenelle
(1990), p. 113-123.
-- « Naissance des Lumières », dans R. Mauzi (éd.),
Précis de littérature française du XVIII siècle,
Paris, P.U.F., 1990, p. 23-42 (1 partie, ch. II).
-- « Un Français chez les Micmacs en 1752 : Thomas Pichon »,
dans Actes du huitième congrès international des Lumières,
Oxford, The Voltaire Foundation, 1992, p. 1593-1597 (collectionneur de manuscrits
philosophiques clandestins, Pichon est aussi l'auteur de Lettres et mémoires
sur le Cap breton (1760) où percent matérialisme et critique
de la religion révélée).
-- « La religion dans Les Illustres Françaises »,
dans Leçons sur Les Illustres Françaises de
Robert Challe, Actes de la table ronde de Créteil, Paris, Champion-Slatkine,
1993, p. 217-239 (dans ce roman d'apparence conformiste sont disséminées
quantité d'allusions qui ne le sont point. Le roman ne dénote
aucun recul philosophique par rapport aux Difficultés sur
la religion, ni aucun retour à la foi perdue).
-- « L'utilisation de la Rome antique dans la propagande anti-catholique
au XVIII siècle », dans Images de l'Antiquité dans
la Littérature française, Paris, Presses de l'École
Normale Supérieure, 1993, p. 125-136 (sur les Cérémonies
et coutumes religieuses de tous les peuples du monde (1723-1748) de
J.-F. Bernard, et L'Antique Rome (1796) de J. Grasset de Saint-Sauveur
: orientation critique de ces compilations et rôle de l'illustration
comme moyen de propagande anti-catholique).
-- « La prière dans Les Difficultés sur la religion
», dans Autour d'un roman : "Les Illustres Françaises"
de Robert Challe, Paris, Champion, Collection Unichamp, 1992, p. 41-55,
repris dans Autour de Robert Challe, Actes du Colloque de Chartres,
Paris, Champion, 1993, p. 257-270 (dans sa recherche rationnelle d'une religion
naturelle, Challe se réinvente un christianisme des origines, sans
christ, où la prière conserve une place centrale).
-- « Quatre témoignages inédits sur le "Testament"
de Meslier », dans Dix-Huitième Siècle, n·
24 : Le Matérialisme des Lumières, Paris, P.U.F., 1992,
p. 83-94 (parmi les papiers du collectionneur Pichon conservés à
Vire, plusieurs documents attestent la circulation et la célébrité
de l'ouvrage de Meslier dans sa version intégrale, indépendamment
de l'Extrait des sentimens publié par Voltaire en 1763).
-- « Questions sur la Notices des écrits les plus célèbres,
tant imprimés que manuscrits, qui favorisent l'incrédulité,
et dont la lecture est dangereuse aux esprits foibles », La Lettre
clandestine, 2 (1993), p. 35-50 (cf. aussi « Sur les filigranes
des papiers français des XVII et XVIII siècles », ibid.,
p. 62-63).
-- notice « Manuscrits philosophiques clandestins » dans le
Dictionnaire universel des littératures, Paris, P.U.F., 1994,
p. 2226-2227.
-- « Autour de Boulainvilliers, une nouvelle collection clandestine
», dans G. Canziani (éd.), Filosofia e religione, p.
387-410 (description de 4 mss. de la Bibl. Mun. de Vire répertoriés
seulement dans un supplément manuscrit local. Ils appartenaient à
Thomas Pichon -- 1700-1781 -- et sont au moins en partie de sa main. On
compte deux textes de Boulainviller et la Lettre d'Hyppocrate à
Damagète. Le plus étonnant de ces mss. contient l'Avertissement
(seulement) de La Religion chrétienne analysée, suivi
d'une version en 10 chapitres de l'Examen de la religion en 11 chapitres,
intitulée Bref examen de la R.C. Ils présentent tous
des versions abrégées. L'analyse révèle chez
le collectionneur une technique d'abréviation et une conception du
mss. clandestin intéressantes.
-- article « Manuscrits philosophiques clandestins » dans B.
Didier (éd.), Dictionnaire universel des littératures,
Paris, P.U.F., 1994, T. II, p. 2226-2227.
-- « La punition dans Les Illustres Françaises »,
dans Séminaire Robert Challe, publié par Michèle
Weil, Presses de l'Université de Montpellier III, 1995, p. 7-25.
(par des rapprochements précis entre des textes concernant la punition,
thème romanesque des Illustres Françaises, et la pénitence,
thème religieux des Difficultés sur la religion proposées
au père Malebranche, l'unité de pensée de Robert
Challe est soulignée).
-- « Répertoire géographique de l'Inventaire de France
(I) », La Lettre clandestine, 4 (1995), p. 123-129 (inventaire
par noms de bibliothèques publiques des mss. connus).
-- et McKenna (A.), Tendances actuelles dans la recherche sur les clandestins
à l'Âge classique. Textes réunis et publiés
par Geneviève Artigas-Menant et Antony McKenna = La Lettre clandestine,
5 (1996), 2 partie. [Actes de la Journée d'étude de Créteil,
12 avril 1995].
-- « Actualité de l'lnventaire des manuscrits philosophiques
clandestins », dans ibid., p. 353-360.
Assoun (P.L.), « Spinoza, les libertins français et la politique
(1665-1725) », Cahiers Spinoza, III (1979-1980), p. 171-207.
Atkinson (G.), The Extraordinary voyage in French literature before 1700,
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-- The Extraordinary voyage in French literature from 1700 to 1720,
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Âuber (R.), « La répression de l'hérésie
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Meslier et la vie intellectuelle (Colloque de Reims, 1974, éd.
1980), p. 79-94.
Aylmer (G.E.), « Unbelief in 17th-century England », dans D.
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Baczko (B.), « L'utopie et la prophétie chez Meslier »,
dans R. Desné (éd.), Le Curé Meslier et la vie intellectuelle
(Colloque de Reims, 1974, éd. 1980), p. 177-179.
Balthasar (J.H. von), « Bericht von dem Mayerischen Manuscript : De
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J.C. Dähnert, 3 (1752), p. 289-296 (sur le manuscrit Mayer des Trois
Imposteurs qui se trouve actuellement à la Bibliothèque
nationale d'Autriche ; documents concernant l'acquisition par Mayer de ce
texte).
Barande (J.-M.), « Vanini et les sciences de la Terre », dans
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dans Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes [1 éd.
Paris, 1806-1808, 2 éd. augmentée 1822-1827], 3 éd.
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Barbier (F.), Juratic (S.), Varry (D.), éd., L'Europe et le livre
: Réseaux et pratiques du négoce de librairie XVI -XIX siècles,
Paris, Klincksieck, 1996. [Plan : I. Les cadres de la librairie ancienne.
II. Réseaux et espaces des Lumières. III. Pratiques et techniques
négociantes. IV. La librairie des nations. Postface : « La
librairie d'Ancien Régime », par R. Chartier. Index. La table
complète du recueil est donnée dans La Lettre clandestine,
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-- « Sur les routes de l'interdit : espaces et réseaux du livre
de contrebande entre le Nord et Paris au XVIII siècle », dans
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Lettre clandestine, 5 (1996).
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Beaude (J.), La Crise culturelle au début du XVII siècle
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-- « Le déiste selon Mersenne », dans S. Bertelli (éd.),
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Belin (J.-P.), Le Commerce des livres prohibés à Paris
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-- Le Mouvement philosophique de 1748 à 1789 : étude sur
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Benítez (M.), Contribution à l'étude de la littérature
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de 3 cycle (dir. J.-L. Lecercle), Université de Paris XNanterre,
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-- « Benoît de Maillet et la littérature clandestine.
Étude de sa correspondance avec l'abbé Le Mascrier »,
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p. 133-159. Article réédité dans La Face cachée
des Lumières (cf. infra).
-- « Lumières et élitisme dans les manuscrits clandestins
», Dix-huitième siècle, n· 14 (1982),
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des Lumières (cf. infra).
-- « Liste et localisation des traités clandestins »,
dans O. Bloch (éd.), Le Matérialisme du XVIII siècle,
p. 17-25.
-- « La tentation du goufre : la pluralité des mondes dans
la littérature clandestine », ibid, p. 115-124. Article
réédité dans La Face cachée des Lumières
(cf. infra).
-- « Orobio de Castro et la littérature clandestine »,
ibid, p. 219-226. Article réédité dans La
Face cachée des Lumières (cf. infra).
-- « Anatomie de la matière : matière et mouvement dans
le naturalisme clandestin du XVIII siècle en France », Studies
on Voltaire and the eighteenth century, n· 205 (1982), p. 7-30.
Article réédité dans La Face cachée des Lumières
(cf. infra).
-- « Naturalisme et atomisme. Le refus des atomes et du vide dans
la littérature clandestine », Studies on Voltaire and the
eighteenth century, n· 215 (1982), p. 121-138. Article réédité
dans La Face cachée des Lumières (cf. infra).
-- « La duda como método. Escepticismo y materialismo en la
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Article traduit dans La Face cachée des Lumières (cf.
infra).
-- « Entre le mythe et la science : Benoît de Maillet et l'origine
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on Voltaire and the eighteenth century, n· 216), 1983, p. 307-309.
-- « Benoît de Maillet et l'origine de la vie dans la mer :
conjecture amusante ou hypothèse scientifique ? », Revue
de synthèse, CV, n· 113-114 : Médecine et sciences
de la vie au XVIII siècle, 1984, p. 37-54. Article réédité
dans La Face cachée des Lumières (cf. infra).
-- « Philosophes et libertins : le cas Durey de Morsan », dans
F. Moureau (éd.), Eros philosophe, Paris, Champion, 1984,
p. 21-38. Article réédité dans La Face cachée
des Lumières (cf. infra).
-- « L'ailleurs dans la littérature clandestine : la Chine
comme argument », Revue de l'université d'Ottawa, LVI
(1986), p. 41-55. Article réédité dans La Face cachée
des Lumières (cf. infra).
-- « Trois lettres inédites de Joseph-Nicolas Delisle au comte
de Plélo », Dix-huitième siècle, XVIII
(1986), p. 191-200.
-- « Ancien et moderne dans la cosmologie du Theophrastus redivivus
», dans D'un Siècle à l'autre : Anciens et Modernes
[Actes du XVI colloque du C.M.R. 17, janvier 1986], Marseille 1987, p. 31-42.
Article réédité dans La Face cachée des Lumières
(cf. infra).
-- « Autour du Traité des trois imposteurs : l'affaire
Guillaume », Studi francesi, XCI (1987), p. 19-34. Article
réédité dans La Face cachée des Lumières
(cf. infra).
-- « Sociétés secrètes philosophiques à
l'aube des Lumières. Panthéistes et naturalistes »,
Lendemains, 46 (1987), p. 11-17. Article réédité
dans La Face cachée des Lumières (cf. infra).
-- « Diderot clandestino. Escepticismo y materialismo en Promenades
de Cléobule », dans M. Peñalver (éd.), Ideas
y Movimientos clandestinos, p. 31-45.
-- « Matériaux pour un inventaire des manuscrits philosophiques
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-- « De la barbarie à la civilisation : histoire et nature
dans le Telliamed », dans R. Toumson et Ch. Porset (éd.),
La Période révolutionnaire aux Antilles dans la littérature
française (1750-1850) et dans les littératures caribéennes
francophone, anglophone et hispanophone, Sch_lcher (Martinique), G.R.E.L.C.A
(Université des Antilles et de la Guyane, Faculté des Lettres
et des Sciences Humaines), 1989, p. 65-75. Article réédité
dans La Face cachée des Lumières (cf. infra).
-- « Le monde de Jean Meslier, entre le naturalisme et le mécanisme
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Budapest 26 juillet-2 août 1987), Oxford, The Voltaire Foundation,
1989, t. I, p. 554-557.
-- « Du bon usage du Tractatus theologico-politicus : La
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des Lumières (cf. infra).
-- « Fixisme et évolutionnisme au temps des Lumières
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storia della filosofia, XLV (1990), n· 2, p. 247-268. Article
réédité dans La Face cachée des Lumières
(cf. infra).
-- « Liber edendus de religione abolenda : Réflexions morales
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», Lias. Sources and documents relating to the early modern history
of ideas, XVII (1990), p. 163-184. Article réédité
dans La Face cachée des Lumières (cf. infra).
-- notices « Littérature clandestine » et « Mémoire
des pensées et sentiments de Jean Meslier », dans A. Jacob
(éd.), Encyclopédie philosophique universelle, Paris,
P.U.F., t. IV, 1992, p. 914-915 et p. 945.
-- « Benoît de Maillet et les manuscrits clandestins »,
La Lettre clandestine, 1 (1992), p. 9-10.
-- « Un spinozisme suspect. À propos du Dieu de Boulainvilliers
», Dix-Huitième Siècle, n· 24 [= Le
Matérialisme des Lumières], 1992, p. 17-28 (loin d'accepter
la doctrine spinoziste de l'attribut, Boulainviller voit en eux de simples
manifestations sensibles de la substance. De plus, étendue et pensée
ne sont que des abstractions sans répondants ontologiques. Si donc
la substance ne peut être connue que par ses attributs -- selon Boulainviller
--, il s'ensuit que la nature divine, comprenant selon Spinoza un nombre
infini d'attributs, est formellement inconnaissable : d'où une véritable
rupture avec le Dieu de l'Éthique).
-- « La diffusion du Traité des trois imposteurs au
XVIII siècle », Revue d'histoire moderne et contemporaine,
40-1, janvier-mars 1993, p. 138-152 (mise au point sur l'origine et la diffusion
du Traité, daté entre 1677 et 1690 et en tout cas avant
1700. Les premières attestations proviennent d'érudits allemands,
mais certains témoignages sont sujets à caution pour ce qui
regarde l'existence de plusieurs versions. Très tôt le traité
circule aussi sous le titre L'Esprit de Spinoza, c'est sous cette
forme qu'il sera imprimé en 1719. La première attestation
française remonterait à 1723 : affaire Lecouteux).
-- « Il ruolo della materia nei trattati panteisti candestini del
XVIII secolo », dans A. di Meo et S. Tagliagambe (éd.), Teorie
e filosofie della materia dall'Illuminismo alla Rivoluzione francese
[Actes du Colloque international de Cagliari, 14-16 mars 1990], Roma, Editori
Riuniti, 1993, p. 97-117.
-- « Éléments d'une sociologie de la littérature
clandestine : lecteurs et éditeurs de Telliamed », dans
F. Moureau (éd.), De bonne main, p. 71-96. Article réédité
dans La Face cachée des Lumières (cf. infra)
; résumé partiel : « La première édition
du Telliamed », dans Transactions of the Eighth International
Congress on the Enlightenment, III [S.V.E.C. 305], Oxford, The
Voltaire Fondation, 1993, p. 1750-1752 (ouvrage d'une vie, Telliamed
s'est constamment modifié en fonction du dialogue de l'auteur avec
ses lecteurs-collaborateurs. La multiplication des copies rendra nécessaire
une édition : on définit alors le rôle de Le Mascrier
et de Guer dans la préparation de la première (1748), contrôlée
par la police. Maillet envisagea aussi de joindre à son Telliamed
des « Observations sur la nature de l'âme » de son cru,
qui peuvent correspondre au Décameron sur l'âme que
Guer voudra publier sous son nom en 1751, et qui n'a jamais vu le jour).
-- « Le jeu de la tolérance : édition de la lettre À
Madame de... Sur les différentes religions d'Hollande »,
dans G. Canziani (éd.), Filosofia e religione..., p. 427-468
(L'ouvrage fameux de Jean-Baptiste Stouppe sur La Religion des Hollandais
(1673) fut la source d'un texte clandestin anonyme dont il reste actuellement
un seul exemplaire manuscrit. Ce texte respecte, dans l'ensemble, la structure
de l'ouvrage de Stouppe, sans le soumettre à une révision
idéologique générale. Il pourrait être lu comme
un «hymne à la tolérance», mais aucune affirmation
explicite en ce sens ne s'y trouve. La tolérance est en effet une
arme à double tranchant, qui loin de favoriser la coexistence des
religions risque de préluder à leur destruction. Suit l'édition
du manuscrit, dont le texte est accompagné, en bas de page, de sa
source imprimée et de plusieurs notes de commentaire).
-- « La composition de la Lettre de Thrasybule à Leucippe
: une conjecture raisonnable », dans C. Volpilhac-Auger et Ch. Grell,
Nicolas Fréret, légende et vérité, Oxford
: The Voltaire Foundation ; Paris : Universitas, 1994, p. 177-192 (une analyse
interne de la Lettre de Thrasybule à Leucippe incite M.B.
à mettre en doute son unité et son attribution à Nicolas
Fréret).
-- « Spinoza ou Descartes ? Le point de départ de l'Éthique
selon Boulainvilliers », Studia spinozana, 10 (1994), p. 93-108.
-- « Un traité fragmentaire sur la religion : le curé
Guillaume ou l'abbé Houtteville ? », Rivista di storia della
filosofia, 1995, n· 3, p. 575-598 (contre l'identification proposée
par G. Mori du ms. Préface du traité sur la religion de
M.***, à un fragment du « Traité des trois imposteurs
» du curé Guillaume).
-- « La coterie hollandaise et la Réponse à la dissertation
de M. de la Monnoye sur le traité de tribus impostoribus »,
Lias, 21 / 1 (1994), p. 71-94.
-- « Voltaire matérialiste : la Lettre sur Mr Locke
», dans Voltaire hoy. Un reto para el pensamiento, A Coruña,
Fundación Paideia, 1995, p. 25-37.
-- « Une histoire interminable : origines et développement
du Traité des trois imposteurs », dans S. Berti, F.
Charles-Daubert, R.H. Popkin (éd.), Heterodoxy, Spinozism and
Free-Thought in Early-Eighteenth-Century Europe..., p. 53-74.
-- « Voltaire materialiste : la Lettre sur Mr Locke »,
dans Voltaire hoy. Un reto para el pensamiento, A Coruña,
Fundación Paideia, 1995, p. 25-37.
-- « La formation philosophique de Jean Meslier et la construction
du matérialisme », dans H. Nakagawa, S. Ichikawa, Y. Sumi,
J. Okami, Ici et ailleurs : le dix-huitième siècle au présent.
Mélanges offerts à J. Proust, Tokyo, Librairie France
Tosmo, 1996, p. 255-267.
-- La Face cachée des Lumières. Recherches sur les
manuscrits philosophiques clandestins de l'âge classique, Paris, Universitas
; Oxford, Voltaire Foundation, 1996 [l'Introduction est consacrée
aux problèmes de définition et de méthodologie. Suit
un inventaire des manuscrits philosophiques clandestins connus à
ce jour, puis une liste des traités disparus dont la circulation
manuscrite est attestée, une autre des traités autographes
connus mais dont la circulation n'est pas avérée, enfin une
liste d'une quarantaine de manuscrits proches de la littérature clandestine.
En tout, plus de 260 titres. Parmi ces textes, certains ont connu une édition
ancienne, d'autres ont fait l'objet d'éditions critiques modernes
: la liste complète nous en est fournie. Quelque 40 textes sont des
traductions du latin ou de l'anglais : on trouve la liste complète
des textes-sources. S'ajoute enfin la bibliographie complète des
travaux sur la littérature philosophique clandestine depuis les premières
découvertes de Gustave Lanson en 1912 jusqu'en 1995. Cette série
d'inventaires s'accompagne de la réédition d'articles de M.
Benítez regroupés sous quatre têtes de chapître
: I. Les ouvrages et les hommes. II. Un nouveau système du monde
: Telliamed. III. Un matérialisme sans dogme. IV. Le
radicalisme critique.
-- « La formation philosophique de Jean Meslier et la construction
du matérialisme », dans H. Nakagawa, S. Ichikawa, Y. Sumi,
J. Okami, Ici et ailleurs : le dix-huitième siècle au présent.
Mélanges offerts à J. Proust, Tokyo, Librairie France
Tosmo, 1996, p. 255-267.
-- « Une histoire interminable : origines et developpement du Traité
des trois imposteurs », dans S. Berti, F. Charles-Daubert, R.H.
Popkin (éd.), Heterodoxy, Spinozism and Free-Thought in Early-Eighteenth-Century
Europe...
-- « Les écrits de Boulainvilliers sur la métaphysique
de Spinoza. Essai de délimitation », dans G. Artigas-Menant
et A. McKenna (éd.), Tendances actuelles dans la recherche sur
les clandestins à l'Âge classique, = La Lettre clandestine,
5 (1996), p. 251-265.
-- « Les différentes versions de la lettre de Voltaire sur
Locke », Transactions of the Ninth International Congress on the
Enlightenment, II, Oxford, Voltaire Foundation (= Studies on Voltaire
and the Eighteenth century, n· 347), 1996, p. 760-763 (Congrès
de Münster, 23-29 juillet 1995. Table ronde sur l'« Édition
des manuscrits philosophiques clandestins »).
-- « Las abejas alquimistas : la evolución del Traité
des trois imposteurs », dans C. Iglesias et M. Benítez
(éd.), Perspectivas actuales de la investigación sobre
el siglo XVIII, Madrid, Mondadori, à paraître.
-- « Une lecture panthéiste des Difficultés sur la
religion proposées au Père Malebranche », dans Approches
des matérialistes : de l'anthropologie aux imaginaires [Actes
de Cerisy-la-Salle, 10-18 août 1990], Cerisy-la-Salle, à paraître.
Benot (Y.), « Meslier redivivus », Europe, sept.-oct.
1965, p. 270-276.
-- « Style et révolution chez Meslier », Europe,
n· 501 (janvier 1971), p. 140-146.
Berkvens-Stevelinck (Ch.), « Les Chevaliers de la Jubilation : Maçonnerie
ou libertinage ? À propos de quelques publications de Margaret C.
Jacob », Quærendo, XIII (1983), 1, p. 50-73 et 2, p.
124-148 (contre M.C. Jacob, qui regardait la confrérie hollandaise
des "Chevaliers de la Jubilation" -- à laquelle appartenait
P. Marchand -- comme la première loge maçonnique continentale,
fondée par Toland vers 1710. La confrérie, dont B-S publie
plusieurs textes mécompris selon elle par Jacob, se rattache bien
plutôt à la tradition libertine affiliée à Rabelais.
Une intéressante lettre de Fritsch à Marchand de novembre
1737, relative entre autres à L'Esprit de Spinoza, est publiée
en I, p. 65-67).
-- Prosper Marchand. Sa vie et son oeuvre (1678-1756), Leiden, E.J.
Brill, 1987.
-- Catalogue des manuscrits de la collection Prosper Marchand, Leiden,
E.J. Brill, 1988 (important instrument de travail).
-- « Cénacles libertins ou premières loges ? Les débuts
de la franc-maçonnerie hollandaise », Transactions of the
Ninth International Congress on the Enlightenment, III, Oxford, Voltaire
Foundation (= Studies on Voltaire and the Eighteenth century, n·
348), 1996, p. 1143-1145 (Congrès de Münster, 23-29 juillet
1995. Table ronde sur « Le phénomène maçonnique
dans l'Europe des Lumières »).
Berman (D.), A History of Atheism in England from Hobbes to Russell,
London, New York, Routledge, 1990.
Bernier (M.-A.), Libertinage et figures du savoir, thèse,
Université de Québec, sept. 1996 (l'A. s'attache à
l'étude d'une vingtaine de romans libertins parus entre 1734 et 1751
et se propose de montrer que la littérature philosophique clandestine
instruit de manière essentielle l'écriture de ces textes).
Berriot (F.), « Hétérodoxie religieuse et utopie politique
dans les "erreurs estranges" de Noël Journet », Bulletin
de la Société de l'Histoire du Protestantisme Français,
124 année, 1978, p. 236-248. Repris dans Spiritualités,
hétérodoxies et imaginaires, p. 303-314.
-- « Un procès d'athéisme à Genève : l'affaire
Gruet (1547-1550) », Bulletin de la Société de l'Histoire
du Protestantisme français, oct.-déc. 1979, repris dans
Spiritualités, hétérodoxies et imaginaires,
p. 315-329.
-- « Jean Bodin et son Colloquium Heptaplomeres manuscrit (1593)
», dans M. Lienhard (éd.), Les Dissidents du XVI siècle
entre l'Humanisme et le Catholicisme [colloque de Strasbourg, février
1982], Baden-Baden, Valentin Koerner, 1983, p. 227-242. Repris dans Spiritualités,
hétérodoxies et imaginaires, p. 287-301.
-- Athéismes et athéistes au XVI siècle en France
[thèse de Nice, 1976], Lille, Atelier national de reproduction des
thèses, et éditions du Cerf (thèses Cerf), s.d. [1984],
spéc. chap. III, p. 303-590 : « Les Trois imposteurs ».
-- (éd.) Jean Bodin, Colloque entre sept sçavans qui sont
de différens sentimens des secrets cachez des choses relevées,
trad anon. du ms B.N. f.fr. 19023, Genève, Droz, 1984 (compte rendu
de Karl F. Faltenbacher dans la Revue de métaphysique et de morale,
1987-4, p. 564-565, remettant en cause l'attribution à Bodin).
-- Spiritualités, hétérodoxies et imaginaires. Études
sur le Moyen Age et la Renaissance, Saint-Étienne, Presses de
l'Université, 1994 (recueil d'articles).
-- « À propos du Colloquium Heptaplomeres, notes sur
l'Islam et la société arabo-musulmane dans quelques épopées
du Cycle de Guillaume », dans G. Gawlick et Fr. Niewöhner (éd.),
Jean Bodins "Colloquium Heptaplomeres", p. 27 sq.
Berti (S.), « Radicati in Olanda, nuovi documenti sulla sua conversione
e su alcuni suoi manoscritti inediti », Rivista storica italiana,
XCVI (1984), n· 2, p. 510-522.
-- « La Vie et l'esprit de Spinoza (1719) e la prima traduzione
francese dell'Ethica », Rivista storica italiana, XCVIII
/ 1 (1986), p. 5-46.
-- « César Chesneau du Marsais entre gallicanisme et "philosophie"
: l'Exposition de la doctrine de l'Église gallicane, par rapport
aux prétentions de la Cour de Rome (1757) », Studies
on Voltaire and the eighteenth century, n· 241 (1986), p. 237-251.
-- « La religion des Anciens au début du XVIII siècle.
Deux exemples : Fontenelle et Ramsay », dans A. Niderst (éd.),
Fontenelle [Actes du colloque de Rouen, 1987], p. 667-674 (Berti
présume que Fontenelle, dans De l'origine des fables, exploite
l'Appendix de l'Éthique, I, dirigé contre le préjugé
finaliste et l'imagination source des Dieux, à travers le chapitre
« Raisons qui ont porté les hommes à se figurer un Etre
invisible... » de La Vie et l'Esprit de Spinosa).
-- « Jan Vroesen, autore del Traité des trois imposteurs
? », Rivista storica italiana, CIII (1991), fasc. 2, p. 528-543.
-- « The first edition of the Traité des trois imposteurs
and its debt to Spinoza's Ethics », dans M. Hunter et D. Wooten
(éd.), Atheism from the Reformation to the Enlightenment,
p. 182-220 (reprise "substantially revised and partially abbreviated"
de « La vie et l'esprit de Spinoza » signalé supra).
-- « Scepticism and the Traité des trois imposteurs
», dans Popkin (R.H.) et Vanderjagt (A.), Scepticism and irreligion...,
p. 216-229 (comment une conception anthropologique de l'origine de la religion,
fondée sur la doctrine de l'imagination et le criticisme biblique
spinoziens, a débouché sur un scepticisme nouveau et plus
radical, libéré de son ambivalence traditionnelle).
-- (éd.),Trattato dei tre impostori. La vita e lo spirito del
signor Benedetto de Spinoza, Introduzione, traduzione e note critiche
di Silvia Berti. Prefazione di Richard H. Popkin, Torino, Giulio Einaudi,
1994, lxxxiv + 313 p. (édition bilingue français-italien qui
reproduit le texte de La vie et l'esprit de Mr. Benoît de Spinosa,
publié à La Haye, par Le Vier, en 1719. Dans son introduction,
l'A., prenant pour guide l'article célèbre de Prosper Marchand,
parcourt l'histoire du De tribus impostoribus dont La vie et l'esprit
serait une version augmentée et remaniée. Des recherches dans
les archives hollandaises permettent à S.B. de corroborer l'attribution
du traité original à Jan Vroese, conseiller de la cour de
Brabant et proche des cercles spinozistes de La Haye. D'autres renseignements
sont fournis sur les vicissitudes de l'édition Le Vier. Des notes
détaillées rapportent avec précision les sources pillées
par le traité clandestin: Spinoza, Hobbes, Vanini, les libertins
érudits, etc. Les passages empruntés à ces auteurs
sont mis entre crochets dans le texte français. Préface de
Popkin, p. vii-xiii ; Introduction (p. xiv-lxxxiv) et commentaire critique
(p. 243-308) par l'A.).
-- « Radici ebraiche del deismo anticristiano. Il caso inglese »,
dans La questione ebraica dall'Illuminismo all'Impero (1700-1815),
Napoli, ESI, 1994.
-- « At the Roots of Unbelief », communication présentée
au Shelby Cullom Davis Center for Historical Studies, Journal of the
History of Ideas, octobre 1995.
-- et Charles-Daubert (F.), Popkin (R.H.), (éd.), Heterodoxy,
Spinozism and Free-Thought in Early-Eighteenth-Century Europe. Studies on
the Traité des trois imposteurs. Edited by Silvia Berti, Francoise
Charles-Daubert, Richard H. Popkin, Dordrecht, Kluwer Academic Publishers,
1996 (Archives Internationales d'histoire des Idées/Archives of The
History of Ideas, vol. 148). [Le Traité des Trois Imposteurs,
ou l'Esprit de M. Spinosa, le plus fameux traité clandestin
en circulation dans l'Europe du XVIII siècle, a fait l'objet en 1990
d'un séminaire de recherche dirigé par Richard H. Popkin,
assisté de Silvia Berti et de Françoise Charles-Daubert, sponsorisé
par la Foundation for Research in Intellectual History. Ce volume contient
les textes des communications faites lors de ce séminaire. Trois
parties : I. History and Interpretation of the Traité des trois
imposteurs. II. Around the Traité. III. The Threads of
a Tradition. Les articles sont recensés sous le nom des auteurs].
-- « L'Esprit de Spinosa : ses origines et sa premiere édition
dans leur contexte spinozien », dans ibid.
Berti (S.), Charles-Daubert (F.), Popkin (R.H.), (éd.), Heterodoxy,
Spinozism and Free-Thought in Early-Eighteenth-Century Europe, Dordrecht,
Kluwer Academic Publishers, 1996.
Bervens-Stevelinck (Ch.), « Les Chevaliers de la Jubilation
: maçonnerie ou libertinage ? À propos de quelques publications
de Margaret C. Jacob », Quærendo XIII-1 (1983), p. 50-73,
et (Seconde partie) XIII-2 (1983), p. 124-148.
-- « La tentation de l'arminianisme », dans Mélanges
Labrousse, 1996 (à paraître) [édition de La Confession
de foi des pasteurs remontrants].
Besthorn (R.), « Dumarsais-Forschung ? », Beiträge zur
romanischen philologie, II, (1963), Heft 1, p. 5-26 (critique des articles
de Gross, cf. infra).
-- « Die Histoire critique de Jésus-Christ. Ein Werk
Holbachs », Beiträge zur romanischen philologie, V (1966),
p. 5-27.
-- Textkritische Studien zum Werk Holbachs, Berlin, Rütten &
Loening, 1969 (spéc. p. 67-69, sur les Sentiments des philosophes
sur la nature de l'âme ; p. 76-91 sur Le Christianisme dévoilé
; p. 92-105 sur la Lettre de Thrasybule à Leucippe ; p. 105-117
sur les Lettres à Eugénie).
-- « Zur Verfasserfrage des Essai sur les préjugés
», Beiträge zur romanischen Philologie, 1969, Heft 1,
p. 10-47, et ibid., 1971, Heft 1, p. 13-54 (sur l'Essai sur les
préjugés et Le Philosophe).
Besse (G.), « La critique matérialiste de la religion en France
au dix-huitième siècle », dans Philosophie et religion,
Paris, 1974, p. 25-46.
Betts (Ch. J.), Early deism in France. From the so-called "déistes"
of Lyon (1564) to Voltaire's Lettres philosophiques (1734),,
The Hague-Boston-Lancaster, M. Nijhoff, 1984 (remarques sur les Difficultés
sur la religion, l'Examen de la religion, etc.).
Beurrier (P.), Mémoires, Bibliothèque Saint-Geneviève
(Paris), Réserve, ms. 1885-1888, f· 95-96 (sur le Traité
des trois imposteurs et le De arcanis de Vanini).
Bianchi (L.), « Il libertinismo in Italia nel XVII secolo : aspetti
e problemi », Studi storici, XXV (1984), n· 3, p. 659-677.
-- « Sapiente e popolo nel Theophrastus redivivus »,
Studi storici, XXIV (1983), p. 137-164, puis dans Tradizione libertina
e critica storica. Da Naudé a Bayle, Milano, Franco Angeli, 1988,
p. 107-139.
-- « La diffusion des idées libertines et matérialistes
dans la littérature française clandestine du dix-huitième
siècle : le cas du Jordanus Brunus redivivus », dans
Studies on Voltaire and the eighteenth century, n· 263 (Transactions
of the seventh international congress on the Enlightenment, I), 1989,
p. 514-518.
-- Tradizione libertina e critica storica. De Naudé a Bayle,
Milano, F. Angeli, 1988.
-- « "Nullo modo autem mors timenda est" : paura e ragione
secondo il Theophrastus redivivus », dans L. Guidi, M.R. Pellizzari,
L. Valenzi (éd.), Storia e paure. Immaginario collettivo, riti
e rappresentazioni della paura in età moderna (Atti del convegno
di studi svoltosi a Napoli il 13-15 dic. 1990 presso l'Istituto italiano
di studi filosofici), Milano, F. Angeli, 1992, p. 43-54 (dans le Theophrastus,
le thème de la peur n'est pas qu'un instrument pour expliquer
l'origine des religions, mais une catégorie anthropologique permettant
de saisir la nature de l'homme et l'organisation de la société.
Plus attentif aux classiques qu'aux modernes, l'auteur du Theophrastus
récupère les doctrines morales du stoïcisme pour exorciser,
en particulier, la peur de la mort, que la raison du sage doit dominer dans
la perspective d'une vie tranquille, épargnée des troubles
-- et des craintes -- du peuple).
-- « Elementi stoici nel pensiero di G. Naudé », dans
D. Vini et D. Teranto (éd.), Individualismo, Assolutismo, Democrazia,
Napoli, E.S.I., 1992, p. 27-51 (contient plusieurs rapprochements entre
l'interprétation donnée par Naudé de la pensée
stoïcienne -- surtout de Sénèque -- et la lecture que
l'auteur du Theophrastus redivivus donne de ces mêmes textes.
Il s'agit dans les deux cas de lutter contre la médiation entre
stoïcisme et christianisme tentée par Juste Lipse, et de restaurer
ainsi les traits naturalistes de la pensée stoïcienne).
-- « Pierre Bayle face au meilleur des mondes », dans A. Heinekamp
et A. Robinet (éd.), Leibniz : le meilleur des mondes
(Actes de la Table ronde C.N.R.S. / Paris et Gottfried-Wilhelm-Leibniz-Gesellschaft
/ Hannover, Domaine de Seillac, Loir-et-cher, 7-9 juin 1990), Stuttgart,
Franz Steiner Verlag, 1992, p. 129-141 (dans le cadre d'une analyse de la
controverse Bayle-Leibniz, on indique, p. 140-141, une utilisation athée
des objections bayliennes en matière de théodicée,
par le ms. clandestin Jordanus Brunus redivivus).
-- « Alle fonti della ragione. Il pensiero libertino di fronte alla
tradizione filosofica », dans G. Canziani et Y.C. Zarka (éd.),
L'Interpretazione nei secoli XVI e XVII (Atti del convegno di
studi Milano-Paris, nov.-déc. 1991), Milano, F. Angeli, 1993,
p. 127-153.
-- « Impostura religiosa e critica storica : La fausseté
des miracles des deux testamens », dans G. Canziani (éd.),
Filosofia e religione..., p. 237-266 (analyse d'un imprimé
de 1775, qui recueillit, dans une version augmentée et fortement
remaniée, le texte de deux mss. clandestins inspirés de Fontenelle
: Des miracles et Des oracles. L'important Discours préliminaire
élabore quelques thèmes de critique radicale de la religion,
qui permettent de le rapprocher de la « coterie holbachique »
-- comme l'atteste d'ailleurs une référence à Boulanger.
D'autres passages révèlent un rapport très étroit
avec les Lettres à Sophie, ce qui confirme la datation tardive
de cet ouvrage stratifié et complexe. Il n'en reste pas moins que
La Fausseté se propose un but culturel immédiat, qui
permet de le situer dans le cadre de l'offensive antichrétienne des
années 1760-1770).
-- Rinascimento e libertinismo. Studi su Gabriel Naudé, Napoli,
Bibliopolis, 1996 (I. Rinascimento e libertinismo. II. Libertinismo e conservatorismo
politico : Le Marfore. III. Natura storia e politica : le Considérations
politiques. IV. Naudé e lo stoicismo. V. Naudé e la critica
all'alchimia. VI. Per una biblioteca libertina : G. Naudé e Ch. Sorel.
Appendices. I. Catalogue des Livres qui sont en l'estude de G. Naudé
à Paris. II. Censimento delle copie a stampa delle Considérations
politiques (Rome 1639). III : Traduzioni delle Considérations
politiques (secoli XVII-XIX). IV : Catalogus omnium operum Gabrielis
Naudaei Parisini Eminentissimi Cardinalis Mazarini Bibliothecarii).
Bienaimé Rigo (D.), Thérèse philosophe romanzo libertino
e modello antropologico, Pisa, 1979.
Birn (R.), « La contrebande et la saisie de livres à l'aube
du siècle des Lumières », Revue d'Histoire moderne
et contemporaine, XXVIII (1981), p. 158-173.
-- « Les colporteurs de livres et leur culture à l'aube du
Siècle des Lumières : les pornographes du collège d'Harcourt
», Revue française d'histoire du livre, oct.-déc.
1981, p. 593-623.
Biscione (M.), « Un filosofo corpusculare (H. de Boulainviller) »,
Il Mondo, 1 marzo 1966, p. 8.
Blair (H.), « Impostors and Revolution : On the "Philadelphie"
1796 Edition of the Traité des trois imposteurs », dans
S. Berti, F. Charles-Daubert, R.H. Popkin (éd.), Heterodoxy, Spinozism
and Free-Thought in Early-Eighteenth-Century Europe...
Blair Worden (A.), Edmund Ludlow : A Voyce from the Watch Tower. Part
Five : 1660-1662, Camden ser. 4, vol. 21, Londres, Royal historical
society, 1978 (à voir notamment au sujet de Toland).
Bléchet (F.), notice « Fréret, Nicolas » dans
J.-F. Mattéi (éd.), Encyclopédie philosophique universelle,
t. III, Paris, P.U.F., 1992.
Bloch (O.) [éd.], Le Matérialisme du XVIII siècle
et la littérature clandestine, Paris, Vrin, 1982.
-- notice « Gaultier Abraham » dans le Dictionnaire des journalistes
(1600-1789). Supplément V (préparé par A.-M. Chouillet
et F. Moureau), Grenoble, Université des Langues et Lettres, Centre
de recherche sur les sensibilités, 1987, p. 70-75.
-- « Matérialisme et clandestinité : tradition, écriture,
lecture », dans M. Peñalver (éd.), Ideas y Movimientos
clandestinos, p. 13-26.
-- « Quelques aspects de la tradition libertine dans la seconde moitié
du XVII siècle », Romanistische zeitschrift für literaturgeschichte
-- Cahiers d'histoire des littératures romanes, 1989, Heft 1
/ 2, p. 61-73.
-- « À propos du matérialisme d'Ancien Régime
», dans Die französische Revolution : Philosophie und wissenschaften,
Bd. I [Actes du congrès de Nanterre, 3-7 mai 1988] = Annalen der
internationalen gesellschaft für dialektische philosophie -- Societas
Hegeliana, VI (1989), p. 138-144.
-- « Hobbes et le matérialisme des Lumières »,
dans Hobbes oggi [Actes du Congrès de Milan, 18-21 mai 1988],
Milano, 1990, p. 553-576.
-- [éd.], Spinoza au XVIII siècle [Actes des journées
d'études des 6 et 13 déc. 1987, Université de Paris
I-Sorbonne], Paris, Méridiens-Klincksieck, 1990.
-- « Le médecin Gaultier, Parité de la vie et de
la mort, et Spinoza », dans ibid., p. 105-120.
-- et Porset (Ch.), (éd.), Le Matérialisme des Lumières
= Dix-Huitième siècle, n· 24, 1992 (les
articles concernant spécifiquement la littérature clandestine
sont recensés dans cette bibliographie sous le nom de leurs auteurs.
Mentionnons en outre : P. Casini, « Newton, Diderot et la vulgate
de l'atomisme » ; A. Ibrahim, « Matière inerte et matière
vivante. La théorie de la perception chez Maupertuis » ; A.
Comte-Sponville, « La Mettrie et le système d'Epicure »
; G. Mensching, « La nature et le premier principe de la métaphysique
chez d'Holbach et Diderot » ; R. Rey, « Les paradoxes du matérialisme
de Robinet » ; S. Auroux, « Condillac, inventeur d'un nouveau
matérialisme » ; G. Paganini, « Psychologie et physiologie
de l'entendement chez Condillac » ; J.-P. Clero, « La notion
d'autorité chez Hume » ; A. Niderst, « Esthétique
et matérialisme à la fin du siècle » ; A. Negri,
« Valorisation du travail et destinée de la propriété
individuelle dans le matérialisme des Lumières » ; J.-C.
Bourdin, « L'athéisme de d'Holbach à la lumière
de Hegel » ; M. Tripp, « L'idée de l'homme entre progrès
scientifique et pensée philosophique »).
-- « L'héritage libertin dans le matérialisme des Lumières
», dans ibid., p. 73-82 (l'ensemble du matérialisme
des Lumières porte la marque de la tradition libertine. Dans ses
sources, d'abord : une pléiade d'auteurs qui à travers de
différentes médiations gardent une importance majeure tout
au long du XVIII siècle. Dans son attitude, ensuite, volontiers passéiste,
exploitant les thèmes de l'imposture religieuse et de la double vérité.
Cette continuité de la tradition libertine est évidente dans
des traités comme celui du médecin Gaultier ou dans l'Ame
matérielle, dont la structure même révèle
la survie d'une technique érudite, fondée un montage de citations
très diverses. Il en est de même de tous les écrits
qui s'inspirent du monument du libertinage érudit du XVII siècle
: le Theophrastus redivivus).
-- « La contestation libertine des normes et valeurs traditionnelles
du Theophrastus redivivus au médecin Gaultier », dans
R. Duchêne et P. Ronzeaud (éd.), Ordre et contestation au
temps des Classiques [Actes du 21 Colloque du CMR 17, Marseille, juin
1991], Paris-Seattle-Tübingen, Biblio. 17, 1992, t. II, p. 307-320.
-- (éd.) Parité de la Vie et de la Mort. La Réponse
du médecin Gaultier : Paris, Universitas, coll. « Libre
pensée et littérature clandestine », 1993 (cette éd.
permet de suivre toutes les étapes de la diffusion d'un texte clandestin
parmi les plus radicaux. Héritier des libertins du XVII s., le protestant
niortais Abraham Gaultier (mort en 1720) rédige une Réponse
en forme de dissertation à un théologien soutenant les
arguments des « sceptiques qui cherchent la vérité partout
dans la nature ». Le texte, imprimé en 1714 -- sauf supercherie
-- est à l'origine de plusieurs développements manuscrits
qui aboutiront à une nouvelle éd. en (ou vers) 1771. On trouve
ici une biographie approfondie de Gaultier (qui vécut plusieurs années
à Amsterdam et collabora de 1682 à 1684 au Mercure savant
de Blégny), une interprétation articulée de sa pensée
critique (visant surtout le cartésianisme), le texte intégral
de l'imprimé original et de celui de 1771, enfin une édition
diplomatique des pièces manuscrites les plus importantes du dossier.
Compte rendu par Jean Deprun dans la R.H.L.F., XCV-2, mars-avril
1995, p. 318).
-- « Parité de la vie et de la mort », dans G.
Canziani (éd.), Filosofia e religione, p. 175-208.
-- notice « Gaultier, Abraham », dans J. Sgard (éd.),
Dictionnaire des journalistes, 2 éd. à paraître
(mise à jour de l'article cité paru dans le Supplément
V de 1987).
-- « Scepticisme et religion dans la Réponse à un
théologien du médecin Gaultier et sa postérité
clandestine », dans Popkin et Vanderjagt (éd.), Scepticism
and irreligion..., 306-323.
-- articles « Pierre Gassendi », « Schüler und Anhänger
von Gassendi » (en collaboration avec Thomas Lennon), et « Theophrastus
Redivivus », dans Grundriss der Geschichte der Philosophie
begründet von Friedrich Ueberweg, Die Philosophie des 17. Jahrhunderts,
Band 2 (Erster Halbband), Bâle, Schwabe, 1993, p. 201-270.
-- « Parité de la vie et de la mort », dans G.
Canziani (éd.), Filosofia e religione..., p. 175-208 (présentation
détaillée des différentes versions du texte dont Olivier
Bloch a préparé ensuite l'édition. Suit une introduction
philosophique qui reprend quelques thèmes de l'introduction générale
à l'édition).
-- « Précisions sur le médecin Gaultier et la Réponse
en forme de Dissertation à un théologien », La
Lettre clandestine, 3 (1994), p. 44.
-- « Cyrano, Molière, et l'écriture libertine »,
dans G. Artigas-Menant et A. McKenna (éd.), Tendances actuelles
dans la recherche sur les clandestins à l'Âge classique,
= La Lettre clandestine, 5 (1996).
-- « Les Lettres à Sophie : un traité clandestin
dans son rapport à la culture des Lumières », Transactions
of the Ninth International Congress on the Enlightenment, II, Oxford,
Voltaire Foundation (= Studies on Voltaire and the Eighteenth century,
n· 347), 1996, p. 781-783 (Congrès de Münster, 23-29
juillet 1995. Table ronde sur l'« Édition des manuscrits philosophiques
clandestins »).
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Borkowski (D.), « Zur Textgeschichte und Textkritik der altestenen
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der Philosophie, XVIII (1904), p. 1-34 (remarques sur les mnuscrits
de L'Esprit de Spinosa).
Bosco (D.), Metamorfosi del "libertinage". La "ragione
esigente" e le sue ragioni, Milano, Pubblicazioni della Università
Cattolica, "Vita e pensiero", 1981 (remarques sur les Quatrains
du Déiste, spéc. p. 84-88 ; le Theophrastus redivivus,
spéc. p. 178-193, sur le De tribus impostoribus, p. 103, Bodin, Vallée,
etc.).
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Italie au dix-huitième siècle », Transactions of
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347), 1996, p. 744-748 (Congrès de Münster, 23-29 juillet 1995).
Bredel (M.), Meslier l'enragé, prêtre athée et révolutionnaire
sous Louis XIV, Paris, Balland, 1983 (« lecture guidée
» du Testament qui s'applique « à saisir dans
le texte même le personnage et la genèse des idées de
ce prêtre devenu philosophe »).
Bredvold (L.I.), « Milton and Bodin's Heptaplomeres »,
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Brien (M.M.), « The censorship of Lenglet Du Fresnoy's Méthode
pour étudier l'histoire », Papers of the Michigan Academy,
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Brogi (S.), Il Cerchio dell'universo. Libertnismo, spinozismo e filosofia
natura in Boulainvilliers, Firenze, Leo S. Olschki, 1993, 320 p. (monographie
portant sur la pensée philosophique de Boulainviller, dont l'A. analyse
les différentes phases. B* passe d'une approche critique mais orthodoxe
de la religion à une forme de déisme spinoziste, tout en restant
attaché à la tradition libertine (lien particulièrement
évident dans le domaine de l'histoire de la religion) et au paradigme
astrologique, dont la scientificité sera toujours revendiquée.
L'A. insiste sur l'originalité de l'interprétation donnée
par B* à la métaphysique de Spinoza, que l'on ne saurait réduire
au matérialisme du Traité des trois imposteurs / Esprit
de Spinosa, bien que des tendances matérialistes soient présentes
chez B* au niveau de l'anthropologie. La question des rapports de B* avec
l'empirisme et la gnoséologie lockienne est également discutée,
ainsi que son opposition à la science cartésienne. Brogi ne
néglige pas les ouvrages astrologiques, dont le rapport avec le reste
du corpus parut problématique à B* lui-même, ni ne néglige
l'influence de la tradition vitaliste, notamment van Helmont, sur sa philosophie
de la nature. Riche bibliographie, p. 275-312. Voir le Compte rendu par
E.J. Mannucci dans Dix-huitième siècle, n· 28,
1996, p. 648).
Brugère (F.), « Philosophie de la nature et communauté
chez Shaftesbury et Toland », Revue de Synthèse, t.
116, 4 S., n· 2-3, avril-septembre 1995, p. 303-314.
Brummer (R.), Studien zur französischen Aulklärungsliteratur
im Anschluss an Jacques-André Naigeon, Breslau, 1932 (Sprache
und Kultur der germanischen Völker, C. Romanistische Reihe, Band
XI) (une première section étudie la Théologie portative,
une seconde La Contagion sacrée, composés respectivement
selon l'A. en 1760 et entre 1765 et 1768. La troisième section, p.
240-301, étudie Le Militaire philosophe, considéré
comme une source des précédents. L'A. retrace l'histoire de
sa publication, décrit les mss. de la Mazarine, résume le
texte de Maz. 1163, affirme l'unité de composition de l'ouvrage discuttée
par Lanson, admet enfin comme crédible sa composition en 1711).
-- « Fréret und die Lettre de Thrasybule à Leucippe
», Wissenschaftliche Zeitschrift der Universität Rostock,
VI (1956-1957), p. 11-26.
Brunet (J.-Ch.), « Tribus (de) impostoribus » et «
Vie (la) et l'esprit de M. Benoît Spinosa », dans son
Manuel du libraire et de l'amateur de livres (1810), 5 éd.
augmentée, Paris, 1860-1865, t. V, col. 944-945 et 1207.
Brunet (P.G.) ("Philomneste junior"), « Notice philologique
et bibliographique » en préface à son éd. du
De tribus impostoribus, MDIIC, Paris, Jules Gay, 1861, p. I-LVI (rééd.
par Weller, Heilbronn, 1876 ; version italienne Milano, Daelli, 1864).
Brunetti (F.), (éd.), Trattato sui tre impostori, Milano,
Unicopoli, 1981.
-- « Il gioco della verità e del dominio : confronto tra il
Traité des trois imposteurs e l'Essai sur les préjugés
», dans Studi di cultura francese ed europea in onore di L. Maranini,
s.l. [Fasano], Schena, 1983, p. 283-297.
Brykman (G.), « "Pour en savoir plus, cherchez dans mes écrits"
», Revue de Synthèse, t. 116, 4 S., n· 2-3, avril-septembre
1995, p. 221-229 (présentation du numéro spécial John
Toland (1670-1722) et la crise de la conscience européenne).
-- « Les deux christianismes de Locke et de Toland », ibid.,
p. 281-301.
Buranelli (V.), « The historical and political thought of Boulainvilliers
», Journal of the history of ideas, 17 (1957), p. 475-494.
Burke (P.), « A Map of the Underground : Clandestine Communication
on Early Modern Europe », dans G. Gawlick et Fr. Niewöhner (éd.),
Jean Bodins "Colloquium Heptaplomeres", p. 59 sq.
Busson (H.), Le Rationalisme dans la littérature française
de la Renaissance (1533-1601), Paris, 1922 (sous le titre : Les Sources
et le développement du rationalisme), éd. revue Vrin,
1957, puis 1971 (spéc. p. 343-351 sur les Trois imposteurs,
p. 523-534 sur le Fléo de la foy de G. Vallée,
etc.).
-- La Pensée religieuse française de Charron à Pascal,
Paris, Vrin, 1933 (spéc. p. 94-109, sur les "clandestins"
des XVI et XVII siècles : De tribus impostoribus, Colloquium
heptaplomeres, Beatitude des chrestiens, Quatrains du déiste,
etc.).
-- La Religion des Classiques, Paris, P.U.F., 1948, p. 187-188 sur
L'Âme matérielle, p. 268-269 sur le Traité
des oracles, Mazarine 1195 (p. 332-334 sur les Trois imposteurs,
p. 394-395 sur le Theophrastus redivivus, etc.).
Byrn (R.), « Les colporteurs de livres et leur culture à l'aube
du Siècle des Lumières : les pornographes du Collège
d'Harcourt », Revue française d'histoire du livre, oct.-déc.
1981, p. 593-673 (affaire de colportage de livres pornographiques qui éclata
dans l'hiver 1701-1702, où furent mêlés plusieurs abbés
précepteurs et élèves de collège).
Canziani (G.), « La critica della civiltà nel Theophrastus
redivivus, II : Ordine naturale e legalità civile », dans
T. Gregory, G. Canziani et al. (éd.), Ricerche su letteratura
libertina e letteratura clandestina, p. 83-118.
-- et G. Paganini (éd.), Theophrastus Redivivus, Firenze,
La Nuova Italia [à présent Milano, Franco Angeli], 1981 (Introduzione
et Nota storico-critica, au t. I, p. XV-CXXII) (compte rendu par
R.H. Popkin dans Renaissance Quarterly, XXXVII, 1984, n· 4,
p. 630-634).
-- « Une encyclopédie naturaliste de la Renaissance devant
la critique libertine du XVII siècle : le Theophrastus redivivus
lecteur de Cardan », XVII siècle, XXXVII (1985), p.
379-406.
-- « L'esperienza editoriale del Theophrastus redivivus. Problemi
relativi alla costituzione del testo e alla trama delle fonti », dans
A. Postigliola (éd.), Pubblicare il Settecento, p. 9-11.
-- (éd.), Filosofia e religione nella letteratura clandestina.
Secoli XVII e XVIII, Milano, Franco Angeli [coll. « Filosofia
e scienza nel Cinquecento e nel Seicento »], 1994 (les études
regroupées dans ce volume sont dépouillées sous le
nom de leurs auteurs. Le recueil comprend un index des noms et un des manuscrits).
-- « Critica della religione e fonti moderne nel Cymbalum mundi
o Symbolum sapientæ. Primi note di lettura », dans ibid.,
p. 35-81 (description et analyse approfondie des sources du Cymbalum
mundi / Symbolum sapientiae, ce pseudo-Des Périers latin dont
il existe actuellement une dizaine de copies, localisées surtout
dans l'Europe du nord-est. Parmi les sources utilisées dans le manuscrit,
parfois tacitement, on trouve Agrippa, Claude Bérigard, Spinoza,
Le Clerc. Une position agnostique constitue le propre du Cymbalum mundi,
qui rejette tant l'athéisme que la théologie, au nom d'un
scepticisme qui ne choisit pas entre panthéisme et dissolution de
Dieu dans le monde. Le texte clandestin comporte une discussion des preuves
classiques de l'existence de Dieu et une critique générale
de la théologie rationnelle chrétienne).
Cappelletti (A.), éd. de L.-A. de Lom d'Arce, baron de La Hontan,
Dialoghi con un selvaggio d'America. Traduction, notes et postface
par Franco Alberto Cappelletti, Pisa, Edizioni ETS, 1995.
Carabelli (G.), Tolandiana. Materiali bibliografici per lo studio dell'opera
e della fortuna di John Toland (1670-1722), Firenze, La Nuova Italia
[à présent Milano, Franco Angeli], 1975.
-- Tolandiana. Errata, addenda e indici, Ferrare, Facoltà
di Magistero, 1976.
Carayol (E.), Thémiseul de Saint-Hyacinthe, 1684-1746, Oxford,
The Voltaire Foundation, 1984 (spéc. p. 143-146 sur l'Examen de
la religion).
Carrive (P.), « Les convictions politiques de Toland », Revue
de Synthèse, t. 116, 4 S., n· 2-3, avril-septembre 1995,
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de Sidney » [manuscrit de 1665 environ], à paraître dans
Monarchie et république, Paris P.U.F. (travaux du Groupe de
Recherches de Y.C. Zarka).
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Carré (J.-R.), La Philosophie de Fontenelle et le sourire de la
raison, Paris, 1932 (cf. p. 459 sq. sur Réflexions
sur l'argument de M. Pascal et de M. Locke concernant la possibilité
d'une autre vie à venir).
-- Réflexions sur l'anti-Pascal de Voltaire, Paris, 1935 (considérations
sur l'Examen critique des apologistes de la religion chrétienne,
p. 37-41, sur les Réflexions sur l'argument de M. Pascal ...,
p. 459 sq., etc.).
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Cavaillé (J.-P.), éd., Discours sur ce qu'on appelle philosophe
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du Recueil Conrart t. VIII. Bibliothèque de l'Arsenal, Ms. 5417,
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-- et F.P. Raimondi, « À propos du Discours sur ce qu'on
appelle philosophe chrestien », La Lettre clandestine,
5 (1996).
-- et D. Foucault, Aux sources du libertinage philosophique du XVII siècle
: Giulio Cesare Vanini (1585-1619) : numéro spécial de
Kairos, Revue de la Faculté de Philosophie de l'Université
de Toulouse-Le Mirail, coordonné par Jean-Pierre Cavaillé
(Département de philosophie) et Didier Foucault (UFR d'histoire),
juin 1998. [Ce volume comporte en annexe : 1. Chronologie sommaire de la
vie du philosophe ; 2. Bibliographie des livres, articles et travaux universitaires
réalisés depuis 1965 consacrés à Vanini ou évoquant
de manière substantielle sa vie ou son oeuvre. 3. Publication de
Dialogues Inedits (en français) des Admirables Arcanes
De La Nature, Reine Et Deesse Des Mortels, dans une traduction de Jean
Penent, en collaboration avec D. Foucault].
-- « Provocation et dissimulation dans l'oeuvre de Vanini »,
dans ibid.
Chaix-Ruy (J.), « Un disciple hétérodoxe de J.B. Vico
», Revue d'histoire littéraire de la France, t. LIV,
1947 (sur Boulanger).
Champion (J.A.I.), The Pillars of Priestcraft Shaken : the Church of
England and its Enemies, 1660-1730, Cambridge, New York, Cambridge University
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Synthèse, t. 116, 4 S., n· 2-3, avril-septembre 1995,
p. 259-280.
-- « Legislators, Impostors, and the Politic Origins of Religion :
English Theories of "Imposture" frorn Stubbe to Toland »,
dans S. Berti, F. Charles-Daubert, R.H. Popkin (éd.), Heterodoxy,
Spinozism and Free-Thought in Early-Eighteenth-Century Europe...
-- (éd.), John Toland, Nazarenus (1718), collated with "ON
10325", Oxford, Voltaire Foundation, 1997.
Charles-Daubert (F.), « Libertinage, littérature clandestine
et privilège de la raison », Re cherches sur le XVII siècle,
7 (1984), p. 45-57.
-- « Le libertinage et la recherche contemporaine », XVII
siècle, n· 149, 1985, p. 409-432 (importante bibliographie).
-- « Le TTP, une réponse au Traité des trois
imposteurs ? », Les Études philosophiques, 1987-4,
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-- « Spinoza et les libertins, le Traité des trois imposteurs
ou L'Esprit de Spinosa », dans Spinoza, science et religion
[Actes du colloque du Centre culturel de Cerisy-la-Salle, 20-27 sept. 1982],
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-- « Les Traités des trois imposteurs et L'Esprit
de Spinoza », Nouvelles de la république des lettres,
1988-I, p. 21-50.
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libertin et pamphlet politique », dans Lire et traduire Spinoza
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-- « L'image de Spinoza dans la littérature clandestine et
l'Esprit de Spinoza », dans O. Bloch (éd.), Spinoza
au XVIII siècle, p. 51-74.
-- « Les Traités des trois imposteurs aux XVII et XVIII
siècles », dans G. Canziani (éd.), Filosofia e religione,
p. 291-336 (en recherchant le "véritable" Traité
des trois imposteurs, on tombe sur une pléiade de versions, liées
entre elles mais chacune présentant des traits particuliers. L'A.
donne un aperçu des principales versions et analyse en détail
leur structure. Des tables permettent de comparer les différentes
familles de textes. Les titres des copies n'étant pas suffisants
pour les distinguer, c'est plutôt l'articulation des chapitres, et
des sections à l'intérieurs des chapitres, qui prouve l'appartenance
à l'une ou à l'autre des familles. On propose aussi un schéma
d'évolution possible du texte, à partir des premières
attestations jusqu'à l'édition de 1768).
-- « L'Esprit de Spinosa et les Traités des
trois imposteurs : Rappel des différentes familles et de leurs
principales caracteristiques », dans S. Berti, F. Charles-Daubert,
R.H. Popkin (éd.), Heterodoxy, Spinozism and Free-Thought...
-- « La critique anti-théologique dans les Dialogues
de Vanini et sa fortune chez les libertins érudits français
», dans J.-P. Cavaillé et D. Foucault (éd.), Aux
sources du libertinage philosophique du XVII siècle : Giulio Cesare
Vanini (1585-1619).
Chaurand (J.), « Tromper et se tromper : Jean Meslier et le sens de
l'Écriture », dans R. Desné (éd.), Le Curé
Meslier et la vie intellectuelle (Colloque de Reims, 1974), p. 347-365.
Chauvet (P.), Les Ouvriers du livre en France des origines à la
Révolution de 1789, Paris, P.U.F., 1959 (spéc. chap. XII
: « Les compagnons imprimeurs et les impressions prohibées
», p. 401-420).
Chauviré (R.), (éd.), Colloque de Jean Bodin Des secrets
cachez des choses subimes entre sept sçavans qui sont de différens
sentimens. Thèse complémentaire présentée
à la Faculté des Lettres de l'Université de Paris,
Paris, Sirey-Champion, 1914 (traduction française partielle
du Colloquium Heptaplomeres. Introduction p. 1-27, puis extraits
des livres IV, V, VI).
Cherchi (G.), Satira ed enigma. Due saggi sul Pantheisticon di
John Toland, Lucca, Maria Pacini Fazzi Editore, 1985. (I. Il Pantheisticon.
II. J. Toland e il Theophrastus redivivus).
Christie (R.C.), « De tribus impostoribus », dans Selected
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et temps des fables », dans A. Niderst (éd.), Fontenelle
[Actes du colloque de Rouen, 1987], p. 475-486.
-- « Benoît de Maillet et la diffusion de l'histoire naturelle
à l'aube des Lumières », Revue des sciences humaines,
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-- La Genèse de Telliamed : Benoît de Maillet et l'histoire
naturelle à l'aube des Lumières, Thèse de Doctorat
de l'Université de Paris III, Paris, 1989 (dactylogramme).
-- « La communication manuscrite et la genèse de Telliamed
», dans F. Moureau (éd.), De bonne main, p. 59-69 (la
forme manuscrite dans laquelle Telliamed fut produit, réécrit,
stratifié, pendant près de trente ans, engage sa signification
même. Sa structure, l'organisation de son système, l'élaboration
de ses preuves paraissent enracinées dans des modes de pensée
et d'écriture propres au manuscrit. « Le but explicite de Maillet
de faire imprimer son ouvrage rencontre des obstacles qui paraissent tenir
moins à des facteurs extérieurs, conjoncturels, qu'à
des raisons propres au mode même de fonctionnement du texte et de
production du savoir qui y est à l'oeuvre »).
Colonna d'Istria (F.), (éd.), Spinoza, Ethique. Traduction inédite
du comte Henri de Boulainvilliers (1658-1722), publiée avec une introduction
et des notes, Paris, Colin, 1907 (introduction p. vii-xliii. Première
étude critique digne d'intérêt sur la pensée
religieuse de Bodin, présenté comme un athée).
Corsano (A.), « Recenti studi sul libertinisme », Bolletino
di storia della filosofia dell'U niversita' degli studi di Lecce, VI
(1978), p. 47-60 (1. La fortuna del De incantationibus. 2. L'importanza
del Theophrastus redivivus. 3. Mandeville e "la crisi delle coscienza
europea").
Corvaglia (L.), Le Opere di Giulio Cesare Vanini e le loro fonti,
Roma, 1933-1934.
Costa (G.), « Un collaboratore ital. del comte di Boulainviller :
Francesco Maria Pompeo Colonna (1644-1726) », Atti e mem. dell'Acad.
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Cotoni, (M.-H.), « Ébauches d'étude comparative des
religions dans la littérature clandestine du XVIII siècle
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de Nice, XXII (1974), p. 81-97.
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humaines dans les manuscrits clandestins de la première moitié
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-- « Les manuscrits clandestins du XVIII siècle : nouveaux
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International Congress on the Enlightenment, III, = S.V.E.C.,
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du dix-huitième siècle, = Studies on Voltaire and the
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-- « La notion d'incertitude dans l'examen des religions, du «
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les clandestins à l'Âge classique, = La Lettre clandestine,
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-- (éd.), L'hérésie spinoziste / The Spinozistic
Heresy. La discussion sur le Tractatus Theologico-Politicus, 1670-1677,
et la réception immédiate du spinozisme. Actes du colloque
international de Cortona, 10-14 avril 1991, publiés par P. Cristofolini,
Amsterdam & Maarssen, APA-Holland University Press, 1995 (les communications
portent sur les réactions soulevées du vivant de Spinoza par
la publication du TTP. : critiques et réfutations de toutes
obédiences philosophiques et religieuses, publiées spécialement
en Hollande mais aussi en Angleterre, en Allemagne, en France et en Italie.
Deux bibliographies sont consacrées aux textes sur le TTP
parus entre 1670 et 1677, et aux travaux sur Spinoza parus entre 1980 et
1992. J. Lagrée consacre son texte au De tribus impostoribus magnis
de Ch. Kortholt. On pourra voir sur ce riche ensemble le compte rendu de
M. Benítez dans Dix-huitième siècle, n·
28, 1996, p. 647).
Dagen (J.), « Mer, mère, mythe », dans J. Balcou (éd.),
La Mer au siècle des Encyclopédies, Paris, Genève
1987 p. 59-74 (considérations sur Telliamed).
Dán (R.), « Martin Seidel's Origo et fundamenta religionis
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and its Role in the Culture of 17th and 18th Centuries, Warszawa-Lodz,
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McGill-Queen University Press, 1984.
Darnton (R.), « The world of the underground booksellers in the Old
Regime », dans Ernst Hinrichs, Eberhard Schmitt, Rudolf Vierhaus (éd.),
Vom Ancien Régime zur französischen Revolution. Forschungen
und Perspektiven, Göttingen, 1978, p. 439-479 [Publ. du Max Planck
Institut für Geschichte, vol. 55). Traduction française Éric
de Grolier : « Le monde des libraires clandestins sous l'Ancien Régime
», dans [R. Darnton], Bohême littéraire et Révolution.
Le monde des livres au XVIII siècle, Gallimard / Le Seuil, Hautes
Études, 1983, p. 111-153.
-- Édition et sédition. L'univers de la littérature
clandestine au XVIII siècle, Paris, Gallimard, 1991.
-- The forbidden Best-sellers of Prerevolutionary France, New York,
London, W.W. Norton & Company, 1995, XXIII-440 p. (version développé
de Édition et sédition. L'ouvrage comporte quatre parties
: Forbidden books and the literary market ; Key texts ; Do books cause revolutions
? ; Philosophical books, où sont développés trois exemples
: Thérèse philosophe, L'an 2440, Anecdotes
sur Mme la comtesse Du Barry).
-- The Corpus of Clandestine Literature in France, 1769-1789, New
York, London, W.W. Norton & Company, 1995, 260 p. (« Companion
volume » du livre précédent. 720 ouvrages sont recensés,
à partir des recherches de l'auteur dans les archives de la Société
typographique de Neuchâtel).
-- « Du Libertinage aux Lumières », dans G. Artigas-Menant
et A. McKenna (éd.), Tendances actuelles dans la recherche sur
les clandestins à l'Âge classique, = La Lettre clandestine,
5 (1996).
Dautry (J.), « Un grand précurseur : Meslier », La
Pensée, n· 124 (décembre 1965), p. 97-102.
Dean (J.), « Marchand's Article Impostoribus », en appendice
à S. Berti, F. Charles-Daubert, R.H. Popkin (éd.), Heterodoxy,
Spinozism and Free-Thought in Early-Eighteenth-Century Europe...
Décamp (A.), « Benoît de Maillet, consul général
de France en Egypte (1692-1708), écrivain, égyptologue, arabisant
», Revue du Caire, XIX (1956), p. 205-228.
Dejean (J.), Libertine strategies : freedom and the novel in seventeenth-century
France, Columbus, Ohio State University Press, 1981.
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s. XVIII », dans M. Peñalver (éd.), Ideas y Movimientos
clandestinos, p. 287-294.
Delaunay-Ozelé (E.), (éd.), Nicolas Fréret, Lettre
de Thrasybule à Leucippe, Thèse pour le docto rat ès
Lettres, Université de Rouen, 1986 (dactylogramme).
Delègue (Y.), éd., Bonaventure des Périers, Le Cymbalum
mundi, Paris, Honoré Champion, « Textes de la Renaissance
», n· 4, 1995.
Deloffre (F.), « L'oeuvre littéraire, masque ou miroir de l'écrivain
? Le cas du Militaire philosophe », Revue des travaux de
l'Académie des sciences morales et politiques, et compte-rendus de
ses séances, CXXVIII (1 semestre 1975), p. 341-351, avec des
observations p. 351-359.
-- « Robert Challe, père du déisme français »,
Revue d'histoire littéraire de la France, LXXIX (1979), p.
947-980.
-- « Une crise de conscience exemplaire à l'orée du
siècle des Lumières : le cas de Robert Challe », Transactions
of the Fifth international congress on the Enlightenment, t. III, Oxford,
The Voltaire Foudation, 1980 (= Studies on Voltaire and the Eighteenth
Century, n· 192), p. 1063-1071.
-- « Un "système" de religion naturelle : du déisme
des Difficultés sur la religion au matérialisme du
Militaire philosophe », dans O. Bloch (éd.), Le Matérialisme
du XVIII siècle, p. 67-76.
-- « Stylistique et critique d'attribution », dans Au bonheur
des mots. Mélanges en l'honneur de Gérald Antoine, Nancy,
Presses Universitaires, 1984, p. 509-520 (Méthode et résultats
des recherches sur l'attribution des Difficultés sur la religion
à Challe).
-- « L'attribution des Difficultés sur la religion remise
en question », Travaux de littérature, 2, Paris, Les
Belles Lettres, 1989, p. 167-198.
-- Robert Challe. Un destin, une oeuvre. Textes et documents inédits,
Paris, SEDES, 1992.
-- avec Menemenciogliu (M.), (éd.), Robert Challe, Difficulté
sur la religion [], édition critique d'après un manuscrit
inédit, Paris : J. Touzot, et Oxford : The Voltaire Foundation,
1983 (texte intégral des mss. Mazarine 1163 et Saint-Petersbourg,
Theol. Quart. 92 D, en présentation synoptique. En postface : «
La pensée de Robert Challe dans les Difficultés sur la
religion ». Annotation très riche et index très
utile des noms et des concepts. Comptes rendus par G. Artigas-Menant dans
la R.H.L.F., 84, 1984, p. 614-616 ; par C.J. Betts dans Modern
language review, 79, 1984, p. 934-936 -- ce dernier refuse l'attribution
proposée des Difficultés à R. Challe).
-- (avec W. Trapnell), « The identity of the "militaire philosophe"
: further evidence », Studies on Voltaire and the eighteenth century,
n· 341, Oxford, Voltaire Foundation, 1996, p. 27-60 [La découverte
par F. Moureau à la Bayerische Staatsbibliothek de Munich du texte
complet des quatre cahiers des Difficultés sur la religion,
mais aussi celle de J. Popin à la même bibliothèque
d'une ancienne version autographe du Journal de voyage aux Indes
de Challe -- version riche en informations sur l'évolution de sa
pensée philosophique et religieuse -- confirment à plusieurs
niveaux l'attribution si controversée du texte clandestin à
Robert Challe. Les auteurs établissent dans une 1 partie («
extensive analysis ») la supériorité du manuscrit de
Munich sur les autres manuscrits connus (plus grande complétude,
uniformité du style) et établissent que l'expérience,
la culture et le style de Challe s'y manifestent avec une netteté
qui ne laisse plus guère de place au doute (indications autobiographiques
inconnues jusqu'alors ; traces de lectures d'ouvrages connus de lui ; structures
associatives communes avec ses autres oeuvres). Le manuscrit de Munich («
B ») confirme la date de composition du traité vers 1711-1712
et confirme que c'est dans la douleur que Challe accoucha de son déisme,
après avoir multiplié les efforts pour réconcilier
son expérience du monde avec le christianisme. Dans une seconde partie
(« Intensive analysis ») les auteurs tirent confirmation de
l'attribution par l'analyse du nouveau matériel apporté par
B concernant trois thèmes du 3 Cahier : la prescience divine, la
grâce, la corruption humaine. L'analyse comparée de B avec
les autres manuscrits connus (M, S) confirme de façon définitive
la priorité et l'authenticité de B, dont les développements
originaux constituent une mine de rapprochements nouveaux avec ce qu'on
sait par ailleurs de l'itinéraire intellectuel et du tempérament
de Challe -- le Journal « première version » est
naturellement beaucoup mis à contribution].
-- (avec W. Trapnell), « Robert Challe et le pari de Pascal »,
à paraître dans les Studi di linguae letteratura francese
(1997).
-- « La sincérité de Robert Challe : à propos
de la bataille de la Hougue », dans M. Bertaud (éd.), Le
Genre des Mémoires. Essai de définition, Paris, Klincksieck,
1995.
-- « La culture latine de Robert Challe », à paraître
dans les Actes du colloque Challe de la Sorbonne (27 juin 1996).
-- « Une autobiographie éclatée : le cas de Robert Challe
», communication présentée à l'Association Internationale
des Études françaises, 17 juillet 1996.
Delon (M.), « Tyssot de Patot et le recours à la fiction »,
Revue d'Histoire Littéraire de la France, t. 80, n·
5, 1980, p. 707-719.
-- « Diderot et le radicalisme philosophique », dans Littérature
française du XVIII siècle, Paris, P.U.F., 1996, chap.
8.
Delort (J.), Histoire de la détention des philosophes et des gens
de lettres à la Bastille, 2 éd., Paris, 1881 ; reprint
Slatkine, Genève, 1967
Del Prete (A.), Il Jordanus Brunus redivivus : fonti e finalità
del materialismo infinitisma nell `700, Tesi di laurea, Università
di Pisa, 1989-1990 (dactylogramme).
-- « Le Jordanus Brunus redivivus et l'infinitisme matérialiste
au XVIII siècle », La Lettre clandestine, 1 (1992),
p. 13-15.
-- « Il Jordanus Brunus redivivus e il materialismo infinitisma
nel Settecento francese », dans G. Canziani (éd.), Filosofia
e religione, p. 209-236 (on connaît une seule copie manuscrite
du JBR, très proche de l'imprimé de 1771. Pour ce qui
concerne les sources, on remarque surtout la présence de Sorel, dont
plusieurs passages sont interpolés dans le texte. Le JBR appartient
au courant du matérialisme athée "infinitiste",
et sa cosmologie est très proche de celle de la Dissertation sur
la formation du monde. Selon l'auteur du JBR, l'athéisme
est la condition initiale de l'espèce humaine : la religion ne s'est
imposée qu'à un moment donné de l'évolution,
lorsqu'il a fallu donner une réponse à la question de la «
cause première ». Ressemblances, sur ce point, avec d'autres
traités clandestins, comme les Dialogues sur l'âme,
les Lettres à Sophie et la Lettre de Thrasybule à
Leucippe).
Denonain (J.-J.), « Le Liber de tribus impostoribus du XVI
siècle », dans Aspects du libertinisme au XVI siècle
[Actes du colloque international de Sommières], Paris, Vrin, 1964,
p. 215-226.
Deprun (J.), « Jean Meslier et l'héritage cartésien
», Studies on Voltaire and the Eighteenth century, n·
24 (1963), (= Actes du Premier Congrès international sur le siècle
des Lumières, Genève, 4-12 juin 1963), p. 443-455.
-- « Jean Meslier et l'héritage scolastique », dans Société
des études robespierristes (éd.), Études sur le
curé Meslier, p. 35-51 [avec discussion].
-- « Meslier philosophe », en préface aux oeuvres
de Jean Meslier (R. Desné et al. éd.), Paris, Anthropos,
1970, I, p. lxxxii-c.
-- « Une oeuvre philosophique de la Régence : la Lettre
de Thrasybule à Leucippe », dans La Régence,
Paris, A. Colin, 1970, p. 153-164.
-- « Quand Sade récrit Fréret, Voltaire et d'Holbach
», dans Roman et Lumières au XVIII siècle, Paris,
Éditions Sociales, 1970, p. 331-340.
-- « Glanes mesliéristes », Raison présente,
n· 48, oct-déc. 1978, p.87-95.
-- « Meslier et la III proposition de Jansenius : Notes de typologie
philosophique », dans R. Desné (éd.), Le Curé
Meslier et la vie intellectuelle (Colloque de Reims, 1974, éd.
1980), p. 249-261.
-- « Un nouvel exemplaire de l'Anti-Fenelon de Meslier »,
dans O. Bloch (éd.), Le Matérialisme du XVIII siècle,
p. 83-89.
-- « Boulainviller et Spinoza. Note sur l'Essai de métaphysique
dans les principes de B de Sp, publié en 1731 (Bruxelles, Foppens)
sous le titre de : Réfutation de Spinoza », dans O.
Bloch (éd.), Spinoza au XVIII siècle, p. 29-32.
Deruette (S.), « Sur le curé Meslier, précurseur du
matérialisme », Annales historiques de la Révolution
française, LVII (1985), p. 404-425 (repris sous le titre «
Le Curé Meslier, matérialiste, athée et communiste
», dans Études marxistes, II, 1989, p. 15-24).
-- « Le matérialisme de Meslier : une pensée à
peine née et déjà achevée », Transactions
of the Eighth International Congress on the Enlightenment, II [S.V.E.C.,
n· 304], Oxford, The Voltaire Fondation, 1992, p. 1156-1160 (le matérialisme
de Meslier est un matérialisme conséquent, malgré une
démarche par endroits tâtonnante et des imperfections dans
l'expression. On le montre en résolvant deux difficultés relatives
à sa conception de l'idée d'infini et celle du rapport mouvement
/ matière).
-- « Meslier et la destinée d'une pensée diffusée
par manuscrits posthumes », ibid, III [S.V.E.C, n·
305], p. 1753-1756 (le legs posthume de Meslier ne nous renvoie pas à
sa pusillanimité ou à son hypocrisie, mais témoigne
de sa sagesse et de son esprit d'efficacité. Néanmoins, «
tout se passa comme si, au siècle des Lumières, la destinée
réservée à l'oeuvre du curé renégat s'était
chargée d'émousser la démonstration matérialiste
et révolutionnaire que son caractère de manuscrit posthume
lui avait permis d'exprimer dans toute son intransigeance »).
Desné (R.), « Meslier lecteur de La Bruyère »,
dans Société des études robespierristes (éd.),
Études sur le curé Meslier, p. 87-105 [avec discussion].
-- (animation et coordination de l'éd. de), Jean Meslier, oeuvres
complètes. Préface et notes par J. Deprun, R. Desné
et A. Soboul (avec la collaboration de H. Manceau pour le tome 2, et la
collab. technique de A. Lorenceau), Paris, Éditions Anthropos, 1970-1972.
T. I (706 p.) : Préfaces : R. Desné, « L'homme, l'oeuvre
et la renommée » ; J. Deprun « Meslier philosophe »
; A. Soboul « Le critique social devant son temps ». Mémoire
des pensées [...] de Jean Meslier : Avant-propos
et Preuves 1 à 5. Illustrations hors-textes (cartes et reproductions
des mss. autographes).
T. II (600 p.) : Mémoire, Preuves 6 et 7.
T. III (648 p.) : Mémoire, Preuve 8. Conclusion.
Lettres aux curés du voisinage. Anti-Fénelon.
Textes et documents (biographie ; témoignages du XVIII s.). Lexique
(640 mots et tournures). Bibliographie. Index.
Comptes rendus par R. Mortier dans la Revue belge de philologie et d'histoire,
50, 1972, p. 229-234) ; dans Le Monde des livres, 1 août 1970
(par J. Fabre et les éditeurs, dossier « L'étonnate
histoire du curé Meslier) ; dans le Times Literary Supplement,
5 janvier 1973, p. 13-14.
-- « L'homme, l'oeuvre et la renommée », en préface
aux oeuvres de Jean Meslier (R. Desné et al. éd.),
Paris, Anthropos, 1970, I, p. XVII-LXXIX.
-- « Meslier et le peuple », dans Images du peuple au dix-huitième
siècle [Actes du colloque d'Aix-en-Provence, 25-26 oct. 1969],
Paris, Colin, 1973, p. 141-149.
-- (éd.) Extraits du Mémoire de Jean Meslier (1664-1729)
suivis des Lettres aux curés de son voisinage, textes présentés,
établis et annotés par Roland Desné, d'après
le manuscrit autographe conservé à la Bibliothèque
Nationale, Millau, L'oeil ouvert (Éditions rationalistes, coll.
« Lumières de tous les temps »), 1973.
-- « Le titre du manuscrit de J. Meslier : Testament ou Mémoire
? » dans Approches des Lumières. Mélanges offerts
à Jean Fabre, Paris, Klincksieck, 1974, p. 155-168.
-- « Les lectures du curé Meslier », Travaux de linguistique
et de littérature, XIII-2 [= Mélanges de littérature
française offerts à M. René Pintard], Université
de Strasbourg, Centre de philologie et de littérature romanes, 1975,
p. 613-628.
-- « Meslier, gesehen durch Arthur Fitger. Ein bisher verkannter beweis
für die rezeption des französischen materialismus des 18. Jahrhunderts
in Deutschland gegen des 19. Jahrhunderts », Lendemains, III,
11 (août 1978), p. 101-105.
-- « Le curé Meslier au théâtre. Une pièce
d'Arthur Fitger (1894) », dans D.J. Mossop, G.E. Rodmell et D.B. Wilson
(éd.), Studies in the eighteenth century presented to John Lough,
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matérialisme français du XVIII siècle en Allemagne,
à la fin du XIX siècle. Meslier vu par Arthur Fitger »,
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Krauss, Berlin, Akademie-Verlag, 1978, p. 205-210.
-- [éd.] Le Curé Meslier et la vie intellectuelle, religieuse
et sociale (fin 17 siècle-début 18 siècle), [Actes
du colloque internalional de Reims, 17-19 octobre 1974], Reims, Bibliothèque
de l'Université, 1980 (xérocopie). (« Présentation
», p. VII-VIII).
-- « Meslier et son lecteur », ibid., p. 415-423.
-- « Sur un manuscrit utilisé par d'Holbach : l'Histoire
critique de Jésus fils de Marie », dans O. Bloch (éd.),
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-- « Le curé Meslier lu par le Père Desbillons »
et Desbillons, « Mémoire des pensées et sentimens
de Jean Meslier », dans Mana, 5 (1986), numéro spécial
Ein antiphilosophisches Experiment im 18. Jahrhundert : F.-J.
Desbillons, éd. Georg Maag, p. 66-71 et 237-244.
-- « Problèmes actuels de la recherche sur les manuscrits français
du XVIII siècle », dans M. Peñalver (éd.), Ideas
y Movimientos clandestinos, p. 47-57.
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de la sensibilité et de la religion », dans Éclectisme
et cohérences des Lumières. Mélanges offerts à
Jean Ehrard, Paris, Nizet, 1992, p. 207-220.
-- « Aperçus sur la représentation du Christ dans les
manuscrits clandestins », dans M.-C. Pitasi (éd.), Le Christ
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clandestin à l'édition de d'Holbach (1770) », Transactions
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de la France, juil.-sept. 1967, p. 632-635 ; J. Ehrard : « Meslier,
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1966, p. 295-300 ; J.-P. Faucher : « La Messe sans Dieu », Juvénal,
4 juin 1965 ; L. Finas dans Les Lettres nouvelles, juil.-sept. 1965,
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1965 ; R. Grenier : « Le curé était athée »,
Nouvel observateur, 18 févr. 1965 ; H. Guillemin : «
Ce curé qui ravissait Voltaire », Journal de Genève,
6-7 mars 1965 ; R. Johannet : « Une monstruosité psychologique
: le curé Meslier », Revue des Deux Mondes, 1 août
1965 ; M. Joyeux : « Le livre du mois », Le Monde libertaire,
n· 110, mars 1965 ; H. Juin : « Un curé des Ardennes
», Les Lettres françaises, n· 1070, 4-10 mars
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Potsdam un ensemble de documents relatifs aux poursuites lancées
contre la Concordia rationis et fidei de Stosch, condamnée
et brûlée à Berlin au printemps 1694. Ces documents
édités p. 82-110 sont précédés de six
chapitres où l'A. étudie la fortune de la Concordia,
qu'une longue tradition qualifie de « spinoziste » (I) ; il
retrace la vie de Stosch et le procès dirigé contre lui (II)
; étudie l'arrière-plan confessionnel et théologique
de ce procès (III) ; évoque ensuite les adversaires de Stosch
et la manière dont il se défendit (IV) ; fait l'analyse du
contenu de la Concordia et de sa position vis-à-vis du christianisme
(V) pour examiner enfin la diffusion de la Concordia (VI). Ouvrage
fort rare et onéreux tiré à une centaine d'exemplaires
(on connaît aussi un petit nombre de mss.), la Concordia n'a
guère été acquise que par des personnes appartenant
aux couches aisées, noblesse, haut appareil d'État et milieu
ecclésiastique, ceci généralement dans un but documentaire,
afin de connaître les arguments d'un athéisme qu'elles combattaient,
ne fût-ce qu'ex officio. Le chap. V, qui étudie le sens
et de la portée de la Concordia par rapport à la théologie
chrétienne reçue à la fin du siècle en Prusse
et en Allemagne, établit que Stosch n'a pas été un
destructeur de la religion anticipant l'avenir : la vivacité des
réactions qu'il a essuyées résulte de la situation
des Églises et du mouvement théologique en Prusse à
l'époque et aussi du coup qu'il portait à un consensus
tacite sur la conservation d'une substance irréductible du christianisme.
Les allusions abondantes dans la Concordia aux « monstres »
Spinoza, La Peyrère et Hobbes aggravaient son cas. Traitant aux pp.
59-60 la question d'un « spinozisme » de Stosch, l'A. se rallie
aux vues de W. Schröder en considérant que le « spinozisme
» de la Concordia n'est que partiel, mais il fait remarquer
contre Schröder que le nom de Spinoza apparaît bel et bien dans
des Antitheses écrites par Stosch pour sa défense.
Döring réfute encore l'idée que le Berlin savant n'aurait
pas entendu parler de Spinoza en rappelant le succès des accusations
de spinozisme lancées peu auparavant contre Tschirnhaus par Thomasius.
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à Berlin Charles-Etienne Jordan, et le bibliophile Zacharias Konrad
von Uffenbach révèle beaucoup sur la politique des échanges
de manuscrits clandestins dans cette période, et sur les motivations
des correspondants, plus érudites et bibliophiliques que philosophiques.
Différents "types" de correspondances entre savants : Jordan
/ Nicéron, Jordan / Marchand, Trublet / Formey et Trublet / Maupertuis,
mettent aussi en lumière l'importance de Berlin comme centre intellectuel
des Lumières).
-- « Réfugiés français à Berlin lecteurs
de manuscrits clandestins », dans G. Canziani (éd.), Filosofia
e religione..., p. 373-385 (un pasteur français de Berlin est
l'un des principaux protagonistes de la diffusion d'ouvrages clandestins
en Allemagne. Né en 1700, Charles Etienne Jordan est un disciple
de La Croze, qui lui inspira sans doute son intérêt pour la
tradition hétérodoxe : Vanini, Bruno, le libertinage érudit.
Mais Jordan ne s'en tient pas là : il travaille sur Spinoza et sur
le Traité des trois imposteurs, dont il va jusqu'à
publier une section -- celle sur Moïse -- sans aucun commentaire ni
rectificatif. On ne saurait pourtant faire de lui un athée : il fut
surtout un collectionneur érudit, peut-être tenté par
le déisme, mais éloigné de tout matérialisme,
comme le confirme d'ailleurs sa correspondance avec Uffenbach).
-- Ein Wanderer zwischen den Welten. Charles Étienne Jordan (1700-1745),
Sigmaringen, Jan Thorbecke, 1993 (ouvrage de synthèse sur la vie
et les idées de C.E. Jordan, humaniste rationaliste et bibliophile,
qui devint secrétaire de Frédéric II. Voir le compte
rendu de C. Michaud dans Dix-huitième siècle, n·
26, 1994, p. 561-562).
Hatin (E.), Les Gazettes de Hollande et la presse clandestine aux XVII
et XVIII siècles, Paris, René Pincebourde, 1865 ; reprint
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Spinoza », Tijdschrift voor Philosophie, 1939, p. 378-386.
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English Studies, vol. XX, 78, 1944, p. 125-146.
-- « Toland and Leibniz », dans The Philosophical Review,
LIV, 5, sept. 1945.
-- « John Toland and the Age of Reason », Archiv für
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Religion et contestation au dix-huitième siècle, Paris,
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Hubbeling (A.G.), « Philopater, une interprétation matérialiste
de Spinoza en Hollande au 17 siècle », Revue de Métaphysique
et de Morale, t. 93, n· 2 (avril-juin 1988), p. 188-207 (deux
romans de Johannes Duiker publiés à Rotterdam en 1691 et 1697,
vaudront à leur éditeur Aart Wolsgryn huit ans de prison et
le bannissement. Ils présentent un tableau vivant des controverses
doctrinales du siècle -- avec les coccéiens, les cartésiens
-- et une interprétation matérialiste du spinozisme écartant
notamment la doctrine de l'Amor intellectualis Dei).
Hunter (M.) et Wootton (D.) (éd.), Atheism from the Reformation
to the Enlightenment, Oxford, Clarendon Press, 1992.
Hunwick (A.), « Nouvelles remarques critiques sur le Nouveau Testament.
Un manuscrit clandestin inédit », Dix-huitième siècle,
n· 24 (1992), p. 239-266 (les Nouvelles remarques... constituent
un exemple typique d'utilisation anti-chrétienne des recherches philologiques
sur le texte des Écritures. Le texte naît d'un pillage systématique
de l'Histoire critique du Nouveau Testament de Richard Simon, dont
il prétend être la « suite ». Le point de vue est
celui d'un déiste qui entend ébranler l'autorité des
écrits néotestamentaires en relevant les difficultés
d'interprétation posées par les Évangiles. Il s'agit
d'un texte assez décousu, hâtivement rédigé,
qui ne déclare que dans les dernières lignes son fondement
rationaliste, l'auteur se réclamant de la « souveraine raison,
qui est le soleil des esprit que Dieu nous offre toujours pour nous conduire
»).
-- Hunwick (A.), « Les Notes d'Hobbès sur le Nouveau Testament
», dans G. Artigas-Menant et A. McKenna (éd.), Tendances
actuelles dans la recherche sur les clandestins à l'Âge classique,
= La Lettre clandestine, 5 (1996).
Iliffe (R.), « "Jezus Nazarenus Legislator" : Adam Boreel's
Defence of Christianity », dans S. Berti, F. Charles-Daubert, R.H.
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Europe...
Inguenaud (M.-T.), « Nicolas-Antoine Boullanger, encyclopédiste
et ingénieur des Ponts et chaussées. Documents inédits
», Revue d'histoire littéraire de la France, XCVI, 1996,
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Iofrida (M.), « Matérialisme et hétérogénéité
dans la philosophie de John Toland », Dix-huitième siècle,
n· 24 (1992), p. 39-52.
-- La filosofia di J. Toland ; Spinozismo, scienza e religione nella
cultura europea fra `600 e `700, Milano, Franco Angeli, 1983.
-- et Nicastro (O.), (éd.), John Toland, Pantheisticon, sive Formula
Celebrandæ Sadalitatis Socraticæ, Pisa, Libreria Testi Universitari,
1984 ; rééd. Pisa, Edizioni ETS, 1996. (éd. bilingue
latin-italien).
-- et Nicastro (O.), Toland et le panthéisme. Companion volume
à l'éd. précédente, Pisa, à paraître.
Ishikawa (K.), « Le courant souterrain des Lumières françaises,
à propos de deux livres du début du XVIII siècle :
Voyage et aventures de Jacques Massé et Réponse
en forme de dissertation à un théologien » [en japonais],
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science and technology, Nihon University, n· 56, sept. 1994, p. 1-10.
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siècle en France » [en japonais], Annual Bulletin of the
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-- « The Newtonianism and the Origins of the Enlightenment : a reassesment
», Eighteenth century Studies, 11 (1977), p. 1-25.
-- « Newtonian science and radical Enlightenment », Vistas
in Astronomy, 22 (1979), p. 545-555.
-- « Clandestine culture in the early Enlightenment », in H.
Woolf (éd.), The analytic spirit. Essays in history of science
in honour of Henry Guerlac, Ithaca and London, 1981, p. 122-145.
-- The Radical Enlightenment : Pantheists, freemasons and Republicans,
London, George Allen & Unwin, 1981 (trad. italienne Bologna, Il Mulino,
1983) (spéc. chap. VII. Voir aussi le compte rendu de G.C. Gibbs
dans The British Journal for the history of sciences, 17, 1984, p.
67-81, et celui Ch. Berkvens-Stevelinck dans Lias, 9 / 1, 1982, p.
129-135).
-- « The Knights of Jubilation -- Masonic and Libertine. A Reply »,
Quærendo, XIV (1984), p. 63-75 (réponse à Ch.
Berkvens-Stevelinck).
-- Living the Enlightenment. Pantheists, Freemasons and Republicans,
New York, Oxford University Press, 1991 (réponse aux critiques relatives
à l'exploitation par l'auteur du fonds Marchand de Leyde et apport
d'arguments nouveaux en faveur de la thèse de l'A* sur l'histoire
ancienne de la franc-maçonnerie européenne).
-- « The Materialist World of Pornography », dans Lynn Hunt
(éd.), The Invention of Pornography, New York, Zone Books,
1995.
Jacob (P.L.), (éd.), Bonaventure des Périers, Le Cymbalum
mundi et autres oeuvres de Bonaventure des Périers, réunis
pour la première fois et accompagnés de notice et de notes,
Paris, Charles Gosselin, 1841 (édition faite sur celle de 1753 comprenant
la Lettre de Prosper Marchand sur le Cymbalum, précédée
d'une notice nouvelle ; accompagnée d'une Lettre à M. de
Schonen contenant un clef du Cymbalum, par Eloi Johanneau ; un extrait
abrégé des notes de La Monnoye, Marchand et Falconet) ; Paris,
P. Jannet, 1856-57 (dans les oeuvres françoises de des Périers,
publiées par Louis Lacour : voir ce nom) ; Contes ou nouvelles
récréations et joyeux devis suivis du Cymbalum mundi. Nouvelle
édition revue et corrigée sur les éditions originales
avec des notes et une notice, Paris, Garnier, 1872, puis 1925.
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choisis », dans Cahiers de Philo sophie russe et soviétique,
Lille, éditions universitaires, 1973 (p. 9-40 : édition de
Le Monde, son origine et son antiquité, sous le titre Du
Monde, de son début et de son ancienneté, d'après
la traduction russe parue pour la première fois dans la revue Pokoiachtchisa
Troudolioubetz en 1785, puis en 1966 dans Rousskié Prosvétitéli).
Johannet (R.), « Une monstruosité psychologique : le curé
Meslier », La Revue des deux mondes, , juillet-août 1965,
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de Reims sous l'épiscopat de Charles-Maurice Le Tellier. Origine,
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-- « Klandestiinit filosofiset käsikirjoitukset Helsingin yliopiston
kirjastossa » [= manuscrits philosophiques clandestins de la Bibliothèque
Universitaire d'Helsinki], Opusculum, vol. 14 (1994), n· 3,
p. 83-104 (la Bibliothèque de l'Université d'Helsinki contient
nombre de mss. -- certains inconnus par ailleurs -- qui couvrent un large
champ de l'hérétodoxie, de l'antitrinitarisme au déisme
et au matérialisme "spinoziste". La plupart de ces manuscrits
proviennent d'une donation de Paul Alexandroff, fils naturel du Grand Duc
Konstantin Pavlovitch, faite en 1832. Ils ont pu appartenir au baron J.A.
von Korff (1697-1766), diplomate et bibliophile russe qui fut aussi président
de l'Académie des sciences de St.-Pétersbourg de 1734 à
1740, et qui avait une réputation de libre-penseur).
Kaminker (J.), « Lenglet-Dufresnoy éditeur et plagiaire de
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Centuries »).
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-- Atheism in France, 1650-1729, vol. I : The orthodox sources
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: Naturalism and Disbelief, ibid., à paraître
(plusieurs chapitres consacrés à des manuscrits clandestins).
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; 2. de Thoma Hobbes ; 3. de Benedicto Spinosa. En Spinoza culminerait l'imposture
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Australia to Germany ; t. IV, 1989 : Alia Itinera, II : Great Britain
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sur le XVII siècle : I. Marginaux du XVII siècle (soit : 1.
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François Davant ; 4. Jean-Baptiste Stouppe). II. Le Protestantisme
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Bayle et Jurieu. IV. Libertés de conscience.
[Mélanges Labrousse] De l'Humanisme aux Lumières : Bayle
et le protestantisme. Mélanges en l'honneur d'Élisabeth Labrousse.
Textes recueillis par Michelle Magdelaine, Cristina Pitassi, Ruth Whelan
et Antony McKenna [Introduction, par Walter Rex et Juan Adolfo Vasquez.
I. Parcours de la réforme (XVI - XIX siècle). II. La Foi des
Réformés. III. Les Refuges. IV. Les Figures. V. Philosophie
et littérature. VI. L'entourage de Bayle. VII. Bayle : sa
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Lettre clandestine, 5, 1996].
Lachèvre (F.), Voltaire mourant, enquête faite en 1778 sur
les circonstances de sa maladie, publiée sur le manuscrit et annotée
par F. Lachèvre, suivie de : Le catéchisme du XVII siècle
et des Quatrains du Déiste ou l'Antibigot. À propos d'une
lettre inédite de l'Abbé d'Olivet, Paris, Champion, 1908
(1 édition des Quatrains du déiste).
-- « Le catéchisme des libertins du XVI siècle. Les
Quatrains du déiste ou L'Anti-bigot (1622) », dans
Le Procès de Théophile de Viau (1909), t. II, p. 91-126
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-- « La vie de Gabriel de Foigny (1630-1692) », dans Les
Successeurs de Cyrano de Bergerac, = Le Libertinage au XVII siècle,
X, Paris, 1922, p. 1-60 (voir aussi Glanes bibliographiques, Paris,
1929, I, p. 197-198).
-- « Claude Gilbert et l'Histoire de Calejava », dans
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Lacour (L.), (éd.), Bonaventure des Périers, oeuvres françoises
[...] revues sur les éditions originales et annotées,
Paris, P. Jannet, Bibliothèque elzévirienne, 1856-1857 (éd.
du Cymbalum précédée d'une « Histoire
bibliographique du Cymbalum ») ; Nouvelles récréations
[...] et Cymbalum mundi, Paris, Jouaust, 1874.
Lafuma-Giraud (E.), (éd.), Traité de l'infini créé
suivi de l'Explication de la présence réelle et de la Transubstantiation.
Traités de la Confession et de la Communion. Attribué à
Malebranche. Nouvelle édition d'après l'édition d'Amsterdam
de 1769 et de deux manuscrits [...]. À l'occasion du bicentenaire
de Malebranche, Voiron, A. Crolar, 1915.
Lagerborg (R.), « Un écrit apocryphe de Fontenelle »,
Revue d'Histoire de la Philosophie et d'histoire de la civilisation,
Lille, n.s. 3, fasc. 12 (15 oct. 1935), p. 340-359 (sur La République
des philosophes).
Lagrée (J.), Le Salut du Laïque. Sur Herbert de Cherbury.
Étude et traduction du De Religione Laïci, Paris, Vrin,
1989 (éd. de De la religion du Laïc p. 167-184).
-- « Une traduction française du Traité théologico-politique
de Spinoza au XVIII siècle », dans Lire et traduire Spinoza,
Travaux et ocuments n· 1 du Groupe de recherches spinozistes, Presses
universitaire de Paris IV-Sorbonne, 1989, p. 109-123 (Sur la traduction
manuscrite de Grenoble, attribuée ici à J.F. Prière,
avec transcription de la Préface, de l'Avis du traducteur et d'un
extrait du chapitre XVI. Un Recueil de vérités, des
Réflexions sur la religion chrétienne, et les Réflexions
morales et métaphysiques, ms. de Grenoble, sont attribués
au même Prière).
-- [avec P.-F. Moreau], (éd.), Louis Meyer, La Philosophie interprète
de l'Écriture Sainte, Paris, 1988.
-- « Christian Kortholt (1633-1694) et son De tribus impostoribus
magnis », dans P. Cristofolini (éd.), L'Hérésie
spinoziste..., p. 169-183.
La Monnoie (B. de), « Lettre à Monsieur Bouhier, président
au Parlement de Dijon, sur le prétendu livre des Trois imposteurs
» [16 juin 1712], dans Menagiana, 3 éd. Paris, 1715,
IV, p. 283-312, ou Amsterdam, 1716, IV, p. 374-418 (rééd.
dans oeuvres choisies, Dijon, 1769-1770, puis La Haye, Paris, Dijon,
1770, II, p. 405-432) ; version allégée sous le titre «
Sentimens sur le prétendu Traité des trois imposteurs
» à la suite de nombreuses copies manuscrites et éd.
du traité du XVIII , accompagnée de la « Réponse
» aux objections de Rousset de Missy (voir sous ce nom). Une version
primitive de cet article avait été résumée dans
l'Histoire des ouvrages des sçavans, XIII, février
1694 (art. XV : « Extraits de diverses lettres », p. 278-281
»).
-- « Réponse de M. de La Monnoye à la brochure précédente
» [cf. Rousset de Missy : Réponse...], Mémoires
de littérature, I, 2 partie, La Haye, 1716, art. IX, p. 386 sq,
souvent reproduit en extrait à la suite de l'article précédent.
Landucci (S.), (éd.), Essais sur la recherche de la vérité,
dans Studi Settecenteschi, 6 (1984), p. 23-82.
-- « Sul manoscritto clandestino J. Brunus redivivus »,
dans La Teodicea nell'età cartesiana, Napoli, Bibliopolis,
1986, p. 284-289.
-- (éd.) N. Fréret, Lettre de Thrasybule à Leucippe,
Firenze, Olschki, 1986 (importante Introduction, p. 9-245. Comptes rendus
par G. Paganini dans Rivista di storia della filosofia, 1987, fasc.
IV, p. 777-785, et par L. Simonutti dans Dimensioni, n· 50,
déc. 1988-mars 1989, p. 104-106).
-- (éd.), "De l'Examen de la religion", attribuable
à Jean Lévesque de Burigny. Édition critique et
commentée, suivie d'un appendice documentaire, Paris : Universitas
; Oxford : The Voltaire Foundation, 1996 (Ce ms., dont il existe plusieurs
copies dans les bibliothèques publiques de France et à Saint-Pétersbourg,
est très certainement l'oeuvre de Burigny, académicien des
Inscriptions et des Belles Lettres. La question centrale qu'il pose : l'examen
des fondements de la religion chrétienne, comme de toute religion
révélée, dépasse la capacité de la plupart
des gens, victimes avant tout de la coutume et de l'éducation. L'argumentation
s'appuie sur Bayle et sur de nombreux textes de théologiens tant
catholiques que protestants (Nicole, Arnauld, Jurieu, Saurin etc.). L'argumentation
philosophique est comparable à celles des Difficultés sur
la religion anonymes (Challe ?), et du Christianisme raisonnable
de Locke, sur le statut de la foi des "simples". L'éditeur
publie ici tous les documents d'époque se rapportant à ce
texte ou lui ayant servi de base).
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n· 2-7, 11, 16, 19, 22, 24, 27, 29, 31, 32, 34, 36 ; XVIII (1909-1910),
n· 1, 3, 6, 12, 16, 23.
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and New Zealand Bulletin, vol. 9, n· 3, 1985, p. 95-106 (le texte
manuscrit jouit plue pleinement de la présence de son auteur ; l'impression
le fait entrer dans le domaine de l'impersonnel et lui donne une existence
indépendante).
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-- Scribal Publication in Seventeenth-century England, Oxford, Clarendon
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en Angleterre sous le règne des Stuart et analyse de son maintien
face à l'imprimerie : censure, élitisme, raisons économiques...
Part I : « Scribal publications » : The phenomenon / "Publication"
in the scribal medium / Scribal production ; Part II : « Script and
society » : Some metaphors for reading / The social uses of the scribally
published text / Restoration scriptorial satire / The ambiguous triumph
of print ; Part III : « Editing scribally published texts ».
Bibliographie et index).
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-- « Le christianisme au miroir de l'Islam dans le Nazarenus
de John Toland », Dix-huitième siècle, n·
27, 1995, p. 335-347 (le Nazarenus (1718) doit être interprété
dans le contexte de la dispute concernant le statut de l'Islam par rapport
au christianisme. Prenant pour point de départ la prétendue
découverte d'un évangile apocryphe de Barnabé à
Amsterdam en 1709, Toland s'efforce de montrer que celui-ci, qui prend sa
source dans des cercles judéo-chrétiens ou nazaréens,
était la source de la religion musulmane. Dans la mesure où
les nazaréens étaient contemporains du Christ et ses premiers
disciples, leur enseignement concernant le Christ et l'Église devaient
correspondre à la vérité, et leurs héritiers
musulmans peuvent être tenus pour les authentiques héritiers
du christianisme originel).
-- « Clidophorus et la question de la double philosophie »,
Revue de Synthèse, t. 116, 4 S., n· 2-3, avril-septembre
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-- « La Censure du symbole des Apôtres par M*** encyclopédistes
: la source catholique d'un manuscrit clandestin », dans G. Barber
et C.P. Courney (éd.), Enlightenment essays in memory of Robert
Shackleton, Oxford, 1988, p. 163-173 (dans la Censura in Symbolum
apostolorum que Gaspard Scopius avait publiée en 1633 en l'attribuant
à un jésuite anglais, l'auteur s'employait à dénoncer
par la satire l'hétérodoxie de tous les articles du Symbole.
Il tenait à montrer qu'un hypercriticisme malveillant permettrait
de censurer les choses les plus saintes. Théophile Raynaud avait
publié le texte latin de cette Censura en 1665, et cette édition
plus complète avait donné lieu à une traduction française
attribuée par A. McKenna à P. Marchand : traduction ici publiée
d'après le ms. unique de la Bibl. Mazarine (ms. 1189 ; d'autres traces
existent de sa circulation manuscrite). Le texte, recueilli parmi diverses
pièces antireligieuses, est ici attribué à un encyclopédiste
anonyme : exemple intéressant de détournement irréligieux
d'un pamphlet originellement catholique. Une autre traduction française,
faite celle-ci directement sur la version de Scopius, avait été
donnée par Pierre Jurieu dans ses Préjugés légitimes
contre le papisme, 1685).
-- (éd.), Le Symbole d'un Laïque ou la profession de foi
d'un homme désintéressé, dans P. Aquilon, J. Chupeau,
F. Weil, L'Intelligence du passé : les faits, l'écriture
et le sens. Mélanges offerts à J. Lafond, Tours, Université
de Tours, 1988, p. 349-358.
-- « Réflexions sur l'argument de M. Pascal et de M. Locke
: un manuscrit clandestin attribué à Fontenelle », dans
A. Niderst (éd.), Fontenelle [Actes du colloque de Rouen,
1987], p. 351-366.
-- De Pascal à Voltaire. Le rôle des Pensées
de Pascal dans l'histoire des idées entre 1670 et 1734 [Thèse
de Doct. d'État, Université de Paris IV, 1985], Oxford, The
Voltaire Foundation (= Studies on Voltaire and the eighteenth century,
n· 276-277), 1990 (spéc. t. II, p. 634-681 : « La critique
philosophique des Pensées dans les manuscrits clandestins
» ; p. 733-790 sur « La critique clandestine vers 1730 »
et p. 928-933 (Appendice III) : « Pour une bibliographie des Trois
imposteurs »).
-- « Spinoza et les "athées vertueux" dans un manuscrit
clandestin du XVIII siècle», dans O. Bloch (éd.), Spinoza
au XVIII siècle, p. 85-92 (sur De la conduite qu'un honnête
homme doit garder pendant sa vie).
-- « Le marquis d'Argens et les manuscrits clandestins », dans
Le marquis d'Argens [Actes du colloque du C.A.E.R. 18, Aix-en-Provence,
oct. 1988], Aix-en-Provence et Marseille, Université de Provence,
1990, p. 111-140.
-- « Sur l'hérésie dans la littérature clandestine
», Dix-huitième siècle, n· 22 (1990),
p. 301-313.
-- « Deus Absconditus : quelques réflexions sur la crise
du rationalisme chrétien entre 1670 et 1740 », dans L'Apologétique
1670-1740 : sauvetage ou nauffrage de la théologie [Actes du
colloque de l'Institut d'histoire de la Réformation, Université
de Genève, juin 1990], Genève, 1991, p. 13-28.
-- « Le Père Paul Beurrier et les libertins : témoignage
ou imposture littéraire ? », dans L. Lenier et P. Ponzeaud
(éd.), Correspondances : Mélanges offerts à Roger
Duchêne, Tübingen et Aix-en-Provence, 1992, p. 493-503.
-- « Les manuscrits clandestins dans la bibliothèque du marquis
de Méjanes », dans La Provence au XVIII siècle
[Actes du colloque du C.A.E.R. 18, Aix-en-Provence, 1990], Aix-en-Provence,
Publications de l'Université de Provence, 1995, p. 19-40 (catalogue
des mss. clandestins de la Bibliothèque Méjanes, avec des
notices sur chaque ms. Sont publiés en annexe : Doutes sur la
religion dont on cherche l'éclaircissement de bonne foi, supplément
au chap. VI : Des Miracles ; Extrait de Zinzendorf sur la Bible ;
Raisonnements chinois, ou réflexions sur le socinianisme ;
Réflexions sur l'origine des Américains ; L'Idée
d'un philosophe).
-- « Questions sur l'attribution des Difficultés »,
dans F. Deloffre (éd.), Autour de Robert Challe [Actes du
colloque de Chartres, juin 1991, compte rendu dans Dix-huitième
siècle, n· 26, 1994, p. 651], Paris, Champion, 1992, p.
243-256.
-- « Réflexions sur un recueil de manuscrits philosophiques
clandestins », dans F. Moureau (éd.), De bonne main...,
p. 51-57 ; résumé : « Réflexions sur un recueil
de manuscrits clandestins », dans Transactions of the Eighth International
Congress on the Enlightenment, III [S.V.E.C. 305], Oxford, The
Voltaire Fondation, 1992, p. 1747-1749 (réflexions sur le recueil
Aix 10 (703- R. 300, 704, 851) constitué par l'abbé Sepher
: Recueil de mémoires sur l'Écriture sainte. Ce recueil
comporte des textes de nature très diverse dont une partie seulement,
nullement privilégiée, correspond à notre conception
du "clandestin". L'analyse du recueil conduit à mettre
en cause l'évidence de notre intuition (rétrospective) concernant
la fonction historique de ces textes, eu égard au « progrès
des idées philosophiques ». A. McKenna a également présenté
sa série « Libre pensée et littéraurue clandestine
» dans les Transactions of the Eighth International Congress on
the Enlightenment, ibid., p. 1798-1800).
-- « Hétérodoxie et libertinage à Paris vers
1685 : le témoignage du père Beurrier », dans Diffusion
du savoir et affrontement des idées, 1600-1770, Montbrisson, 1993,
p. 517-531.
-- « William Lyons et le rationalisme philosophique », dans
G. Canziani (éd.), Filosofia e religione..., p. 469-475 (tenant
d'un rationalisme d'inspiration socinienne, Lyons est l'auteur de The
Infallibility, dignity and excellence of humane judgement. Imprimé
en Angleterre en 1719, ce texte a circulé en France dans une traduction
manuscrite partielle qui supprime quelques discussions sur les dogmes chrétiens
et se concentre surtout sur les déclarations rationalistes de Lyons.
Ainsi modifié, l'ouvrage perd toute connotation socinienne : né
dans le contexte des débats anglais entre orthodoxie et hétérodoxie,
il devenait de la sorte un pladoyer en faveur du rationalisme moderne, prêt
à être utilisé par les déistes du continent.
L'édition suit l'un des mss. existants (Sorbonne 1181) ; des variantes
de Nancy 484 sont données en bas de page).
-- « Le libertinage au XVII siècle : le témoignage du
Père Beurrier », Colloque historique de Montbrison, Diffusion
du savoir et affrontement des idées, 1600- 1770, octobre 1992,
Montbrison, 1993.
-- « Philosophie clandestine et littérature aux XVII et XVIII
siècles », dans Écrire / Savoir, Littérature
et connaissance à l'époque moderne, colloque dirigé
par Alain Vaillant, Université Jean Monnet Saint-Etienne, décembre
1994 ; Actes à paraître (l'entrée de la philosophie
clandestine dans la littérature du XVIII siècle : une part
de plus en plus congrue. De la leçon philosophique dans Thérèse
philosophe, à la citation par Sade et au renvoi succinct par
Mirabeau).
-- « Le spinozisme dans la littérature clandestine »,
Colloque Disguised and overt spinozism around 1700, organisé
par Wim Kleven et Wiep van Bunge, Rotterdam, septembre 1994 (« état
présent » bibliographique).
-- « La diffusion clandestine des oeuvres de Voltaire : un exemple
», Colloque Voltaire et ses combats, Oxford - Paris, octobre
1994 (comparaison de trois textes clandestins : Jean-Baptiste Rousseau,
L'Incrédule, autrement appelé La Moïsade
; Voltaire, Epître à Uranie, autrement appelée
Epître à Julie, ou encore Le Pour et le Contre,
et enfin La Nouvelle Moïsade d'Aix, ms. 10).
-- « La Littérature clandestine », article pour le Dictionnaire
européen des Lumières, dir. Michel Delon, Paris, PUF,
1995.
-- article « Littérature clandestine », Routledge
Encyclopedia of Philosophy. XVII siècle, dirigé par Michael
Ayers, Wadham College, Oxford), Londres, 1996, à paraître.
-- « Les manuscrits philosophiques clandestins de l'Âge classique
: bilan et perspectives des recherches », à paraître
dans XVII siècle, 1996.
-- et A. Mothu (éd.), La Philosophie clandestine à l'Age
classique, Actes du colloque international de Saint-Etienne 1993, Paris,
Universitas / Oxford, The Voltaire Foundation, 1996.
Introduction. Antony McKenna, « Recherches sur la philosophie
clandestine à l'Âge classique : bilan et perspectives »
Le champ de la littérature philosophique clandestine : Miguel
Benítez, « Le corpus des traités ma nuscrits philosophiques
clandestins : un regard critique » ; François Berriot, «
La "littérature" clandestine : le cas des hétérodoxes
du Moyen Age et de la Renaissance » ; Wiep van Bunge, « Les
origines et la signification de la Traduction française de la
prétendue démonstration mathématique proposée
par Jean Bredenbourg » ; Andrew Fairbairn, « L'Idée
d'un Philosophe, le texte et son auteur » ; Alain Mothu, «
La Beatitude des chrestiens et son double clandestin »
; Geneviève Artigas-Menant, « Telliamed palimpseste.
L'Indien, le missionnaire et le scribe » ; Patrick J. Lee, «
Le Sermon des Cinquante de Voltaire, manuscrit clandestin »
; Alain Vaillant, « Clandestinité et modernité au XIX
siècle »
Problèmes d'attribution : Gianluca Mori, « Du Marsais
philosophe clandestin : textes et attribu tions » ; Hans-Günter
Funke, « Un manuscrit retrouvé : l'Histoire des Ajaoïens
attribuée à Fontenelle, utopie d'une république d'athées
vertueux » ; Aubrey Rosenberg, « Tyssot de Patot et Jaques
Massé : un problème d'attribution ? » ; Francisco
Socas, « L'Origo et fundamenta religionis Christianæ
: l'auteur, le texte et les thèmes » ; Bertram E. Schwarzbach,
« Profil littéraire de l'auteur des Examens de la Bible
» ; William Trapnell, « Le Manuscrit "Voltaire 8·
221" de Saint-Pétersbourg »
La Lecture des textes : Ann Thomson, « L'utilisation
de l'Islam dans la littérature clandestine » ; Ahmad Gunny,
« L'image du prophète de l'Islam dans quelques textes clandestins
» ; Hélène Ostrowiecki, « Le paratexte du Theophrastus
redivivus » ; Margaret Sankey, « Lire le manuscrit clandestin
: L'Autre monde de Cyrano de Bergerac » ; Gianni Paganini,
« Du bon usage du scepticisme : les Doutes des Pyrrhoniens
» ; Antonella Del Prete, « Entre Descartes et Malebranche :
le Traité de l'infini crée » ; Andrew Hunwick,
« Essais de quelques idées sur Dieu : un manuscrit clandestin
inédit : édition critique » ; Pierre Lurbe, «
La question de la traduction française du Pantheisticon de
John Toland » ; Guillaume Pigeard de Gurbert, « La philosophie
du bon sens de Boyer d'Argens » ; Winfried Schröder, «
Les Esséniens plagiés : un manuscrit clandestin sur l'origine
du christianisme » ; Lorenzo Bianchi, « Les versions manuscrites
et imprimées de La Fausseté des miracles » ;
Jean Mainil, « Maternité clandestine : corps et humeurs de
la "mère" dans la littérature clandestine médicale
et obscène des Lumières » ; Caroline Fischer, «
Les aspects philosophiques de la littérature éro tique »
Sources, influence et diffusion : Françoise Charles-Daubert,
« Les libertins érudits dans L'Esprit de Spinosa »
; Geraldine Sheridan, « Lenglet Dufresnoy, la Réfutation
de Spinosa (1731) et la tradition clandestine » ; Claudia Stancati
de Santis, « Les sources de l'idée de matière et d'infinité
du monde dans quelques traités clandestins » ; Bineta Diop,
« Les Encyclopédistes et la presse protestante des Huguenots
réfugiés Outre-Manche » ; Alain Niderst, « Traces
de la littérature clandestine dans la grande littérature de
la première moitié du XVII siècle » ; Olivier
Bloch, « Les Lettres à Sophie ou Lettres sur la Religion,
sur l'âme humaine, et sur l'existence de Dieu : questions de source
» ; Birgitta Berglund-Nielsson, « La Correspondance littéraire
secrète et la philosophie clandestine » ; Rolf Geissler, «
Littérature clandestine et réfugiés huguenots en Allemagne
: l'exemple du pasteur Bocquet (d'après ses lettres à Formey)
» ; Jens Häseler, « "Liberté de pensée".
Éléments d'histoire et rayonnement d'un concept » ;
Marian Skrzypek, « Le libertinisme polonais et la littérature
clandestine »).
-- « La Tolérance dans les manuscrits clandestins »,
colloque international organisé par Christiane Berkvens-Stevelinck,
Wassenaar, juin 1994 (la lutte philosophique est une lutte contre l'erreur.
Le rationalisme implique ici intolérance. L'évidence n'admet
pas de nuance).
-- et P.F. Moreau (éd.), Libertinage et philosophie au XVII siècle,
n· 1. Textes recueillis et édités par Antony McKenna
et Pierre-François Moreau [Actes de la journée de 1995], Presses
de l'Univ. de Saint-Étienne, 1996 (table des matières.
P.F. Moreau, introduction : « Les libertins, le libertinisme et la
philosophie » ; F. Charles-Daubert : « Le libertinage érudit
: problèmes de définition » ; S. Giocanti : «
La perte du sens commun dans l'oeuvre de La Mothe le Vayer » ; É.
Quennehen : « Lapeyrère et Calvin : libre pensée et
Réforme » ; É. Mehl : « Le méchant livre
de 1630 » ; M. Alcover : « Essai de titrologie : les récits
de Cyrano de Bergerac » ; M. Sankey : « Cyrano de Bergerac :
romancier philosophe » ; O. Bloch : « Molière, metteur
en scène de la libre pensée ? » ; A. McKenna : «
Don Juan, ou le faux libertin ».
-- « Les manuscrits philosophiques clandestins à l'âge
classique : bilan et perspectives de recherches », XVII siècle,
n· 192 (48 année, n· 3), 1996, p. 523-535 (cet article
retrace l'historique des recherches sur la littérature clandestine
et fait le point sur les acquis les plus récents de la recherche.
La littérature clandestine doit moins être regardée
comme l'antichambre historique des "Lumières", que comme
« un témoignage sur la vie sociale des idées et sur
les modes de lecture ». « Les manuscrits clandestins [...] constituent
un témoignage sur la substance de l'histoire des idées dans
son rapport avec l'histoire sociale du livre et la naissance de l'opinion
publique »).
-- « Littérature clandestine et philosophie », Colloque
Écrire / Savoir, dirigé par Alain Vaillant, Saint-Etienne,
décembre 1994, publié à Lyon, Printer, 1996.
-- « Un texte extrait des recueils des frères Jamet : Remarques
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-- « La diffusion clandestine des oeuvres de Voltaire : un exemple
», Colloque Voltaire et ses combats, Oxford - Paris, octobre
1994 (à paraître : Oxford, 1997).
-- articles « Libertin / Libertinage » et « Clandestins
» dans Dictionnaire Le Robert de la littérature française,
dir. Ph. Hamon (et pour l'Age classique, Annie Becq), Paris, à paraître
1997.
-- « Des pamphlets philosophiques clandestins », Actes de la
Journée d'étude organisée par Catherine Secretan, mai
1996, à paraître dans XVII siècle, printemps
1997.
-- « Observations de Baxter sur l'Apocalipse, avec quelques réflexions
dessus : un chef d'oeuvre de propagande catholique », communication
à la Journée sur l'Apocalypse organisée par l'Institut
d'Histoire de la Réformation (Genève : Francis Higman et Cristina
Pitassi) et l'EPHESS (Paris : Bernard Roussel), mai 1996. Actes à
paraître.
-- « Le manuscrit munichois des Difficultés sur la religion
proposées au Père Malebranche », Colloque L'Armée
au XVIII siècle, organisé par Henri Coulet, Aix-en-Provence,
juin 1996. Actes à paraître : Aix-en-Provence 1997.
-- « Rationalisme moral et fidéisme », Colloque international
du Carla-Bayle, septembre 1996, Actes à paraître, Paris, Champion,
1997.
-- « L'anticléricalisme dans les manuscrits philosophiques
clandestins », communication au Workshop de Greifswald, Critique
des Églises et de la religion au XVIII siècle en Europe,
16-17 septembre 1996, organisé par Jean Mondot et Werner Schneiders.
-- « Le cas de quelques petits traités et de quelques traductions
», Transactions of the Ninth International Congress on the Enlightenment,
II, Oxford, Voltaire Foundation (= Studies on Voltaire and the Eighteenth
century, n· 347), 1996, p. 767-772 (Congrès de Münster,
23-29 juillet 1995. Table ronde sur l'« Édition des manuscrits
philosophiques clandestins »).
-- « L'Eclaircissement sur les Pyrrhoniens », Colloque
international de Nimègue pour le tri-centenaire de la publication
du Dictionnaire historique et critique, 24 octobre 1996. Actes à
paraître, Maarssen, APA-Holland Press, 1997.
-- voir aussi G. Artigas-Menant : Tendances actuelles...
Maestroni (A.), « Meslier lettore di Fénelon », Rivista
critica di storia della filosofia, XXXVIII (1983), p. 129-158.
Maia Neto (J.R.), « The Struggle Against Unbelief in the Portuguese
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S. Berti, F. Charles-Daubert, R.H. Popkin (éd.), Heterodoxy, Spinozism
and Free-Thought in Early-Eighteenth-Century Europe...
Maïkova (K.A.), « Une source pour l'histoire de la libre pensée
allemande au commencement du XVIII siècle » [en Russe], Zapiski
otdela rukopisi [Notes de la section des manuscrits de la bibliothèque
d'état Lénine], Cahier 25, Moscou, 1962, p. 323-343 (sur
le pseudo-Vallée).
-- voir aussi A.V. Gulyga (éd.) Anonimnye ateisticheskie traktat...
Malherbe (M.), « La rsaion polémique chez John Toland »,
Revue de Synthèse, t. 116, 4 S., n· 2-3, avril-septembre
1995, p. 357-378.
Marchand (P.), article « Impostoribus (liber de tribus),
sive Tractatus de vanitate religionum » dans son Dictionnaire
historique, ou Mémoires critiques et littéraires concernant
la vie et les ouvrages de divers personnages distingués particulièrement
dans la République des Lettres, I, La Haye, Pierre de Hondt,
1758, p. 312-330.
Marcialis (M.T.), « L'Ame matérielle tra libertinismo
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gens, s.l. [Paris], 1790.
-- Dictionnaire des thées anciens et modernes, Paris, 1800
; éd. augmentée par J. Lalande, Bruxelles, 1833 (mention de
plusieurs écrits clandestins).
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siècle, Paris, 1900 (reprint 1970).
Mars (F.L.), « Avec Casanova à la poursuite du Militaire
philosophe : une conjecture raisonnée : Robert Challe »,
dans Casanova gleanings, XVII, n.s. 1, 1974, p. 21-31 (cf. spéc.
21-23 : première formulation de l'hypothèse selon laquelle
Challe est l'auteur de ce manuscrit).
Martin (H.J.), Livre, pouvoirs et société à Paris
au XVII siècle (1598-1701), Genève, Droz, 1969.
-- et R. Chartier, avec la collaboration de J.-P. Vivet (éd), Histoire
de l'édition française, t. II : Le livre triomphant
(1660-1830), Paris, Promodis, 1984 (voir spéc. I, chap. II :
« Conditions politiques : la librairie et les pouvoirs », l'art.
de H.-J. Martin sur « La direction du livre », ceux de D. Roche
sur « La censure » et « La police du livre ». Et
le chap. II, « Conjonctures : le licite et l'illicite », l'art.
d'A. Sauvy sur « Livre contrefaits et livres interdits »).
Masch, J.G., « Nachrichten von dem Buche De tribus impostoribus
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de différentes versions contemporaines du Traité en
français et en latin ; informations sur la production et la diffusion
de copies du Traité en Allemagne).
Massignon (L.), « La légende De tribus impostoribus
et ses origines islamiques », Revue de l'histoire des religions,
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Matsuzaki (H.) : voir Nozawa (K.)
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sur le matérialisme d'un médecin "gassendiste" du
XVII siècle », Corpus XIV : Bernier (1992), p.
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und Berlin, Deutsche Verlags-Antalt, 1920 (réimpr. Hildesheim, G.
Olms, 1963) (voir spéc. Band I, K. VII, p. 311-331 : « Das
Buch von den drei Betrügern », et Band IV, 448 sq.).
Mayer (J.F.), In diabolicum librum de tribus impostoribus librum,
Greifswald, 1702, 16 p. (sur la légende du traité médiéval
Tractatus de tribus impostoribus, et les conjectures concernant son
auteur ; le texte latin des Trois imposteurs appartenant à
Mayer est mentionné p. 15).
Mazal (O.), « Die Handschriften des Prinzen Eugen von Savoyen »,
Bibliotheca Eugeniana. Die Sammlung des Prinzen Eugen von Savoyen,
Vienne, Öst. Nat. Bibl., 1987, p. 111-129.
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Mehl (É.), « Le méchant livre de 1630 », dans
A. McKenna et P.F. Moreau (éd.) Libertinage et philosophie au
XVII siècle, p. 53-67 (le « méchant livre »
que Mersenne propose à Descartes en 1630 pourrait être un écrit
antitrinitaire).
Mehlig (J.M.), Das erste schlimmste Buch, oder Historisch-Critische Abhandlung
von der Religions lästerlichen Schrift De tribus impostoribus,
Chemnitz, 1764 [(12) + 100 p.] (premier livre consacré entièrement
aux Trois imposteurs, dans ses versions latine et française).
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Mesnard (P.), La Pensée religieuse de Bodin, Paris, 1929,
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Millet (O.), « Calvin et les « libertins » : le libertin
comme clandestin, ou de la sphère clandestino-libertine »,
dans G. Artigas-Menant et A. McKenna (éd.), Tendances actuelles
dans la recherche sur les clandestins à l'Âge classique,
= La Lettre clandestine, 5 (1996).
Minerbi Belgrado (A.), Paura e ignoranza. Studio sulla teoria della religione
in d'Holbach, Firenze, Olschki, 1983 (voir spéc. l'Appendice
I, p. 85-99 : « Le redazioni manoscritte del Despotisme oriental »).
-- (éd.), Guillaume Lamy, Discours anatomiques (1675) et Explication
méchanique et physique des fonctions de l'âme sensitive
(1677), Paris : Universitas ; Oxford : The Voltaire Foundation, 1996 («
c'est la tentative de fonder sur l'anatomie et sur la physiologie une vision
matérialiste de la nature humaine qui constitue l'originalité
de la pensée de Guillaume Lamy », dont la définition
de l'âme comme un « feu très pur », notamment,
sera reprise littéralement dans de nombreux mss. clandestins).
Minerva (N.), « L'utopiste et le péché : à propos
de quelques utopies de la "Frühaufklärung" »,
dans C. Imbroscio, Requiem pour l'utopie ? Tendances autodestructives
du paradigme utopique, Paris, Pisa, 1986, p. 73-91.
Minois (G.), Censure et culture sous l'Ancien Régime, Paris,
Fayard, 1995, 336 p.
Mirabaud (P. de), Notice sur J.B. de Mirabaud (1675-1760), secrétaire
perpétuel de l'Académie française, Paris, impr.
réunies, 1895
Mitsui (Y.), Prélude à la littérature clandestine
du XVIII siècle [en japonais], Tokyo, Aïiku-sha, 1995 ;
réimprimé sous le titre : Le Monde de quelques livres méconnus
: prélude à la littérature clandestine européenne
[en japonais], Tokyo, Maruzën P., 1996 (études sur Vanini, L'Esprit
de Spinoza, Gabriel de Foigny... Résumé dans La Lettre
clandestine n· 5, 1996).
-- voir aussi Nozawa (K.).
Molino (J.), Le Bon sens du marquis d'Argens, un philosophe en 1740,
thèse dactylographiée, Paris IV-Sorbonne, 1972.
Momdjian (K.N.), « Meslier et l'orientation démocratique populaire
dans le matérialisme français du 18 siècle »,
dans R. Desné (éd.), Le Curé Meslier et la vie intellectuelle...,
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Montbas (H. de), « La littérauture clandestine au XVIII siècle
», Revue des Deux-Mondes, 15 juillet 1951, p. 326-327.
Moreau, (P.F.), « Rezeption und Transformation des Spinozismus in
der Französischen Aufklärung », in Spinoza in der europäischen
Geistesgeschichte, éd. J.H. Schoeps, Berlin, Hentrich, 1994,
p. 96-106.
Morehouse (A.), Voltaire and Jean Meslier, New-Haven, Yale, London,
Oxford, 1936 (réimpr. New York, AMS Press, 1973) (compte rendu par
D. Mornet dans la Revue d'histoire littéraire de la France,
oct.-déc. 1936, p. 594-595 ; par I.O. Wade dans Romanic Review,
oct. 1937, p. 285-289).
Mori (G.), « La philosophie "téméraire" d'André-Robert
Perrelle (1695-1735) », Lias, vol. 19, 1992, n· 1, p.
119-157 (les lettres de ce jeune avocat gallican, ami d'Antonio Conti et
proche des cercles malebranchistes de la Régence, révèlent
un philosophe prêt à tirer toutes les conséquences du
mécanisme cartésien dans la direction de l'athéisme
-- ou du spinozisme. Particulièrement digne d'intérêt
est la lettre où Perrelle détruit, sur la base de la fable
cartésienne du monde, la preuve téléologique de l'existence
de Dieu. Les lettres sont ici éditées avec ses autres manuscrits,
parmi lesquels on trouve un curieux journal privé où sont
rapportées quelques anecdotes concernant Newton et l'Angleterre).
-- « Note sur l'abbé Molinier, lecteur de manuscrits clandestins
», La Lettre clandestine, n· 1 (1992), p. 9-10.
-- « Per l'attribuzione a Du Marsais dell'Examen de la religion »,
Atti e memorie dell'Accademia toscana di scienze e lettere La Colombaria,
LVII, n.s. xliv, 1993, p. 255-333 (l'attribution à Du Marsais de
l'Examen de la religion est le résultat d'une recherche sur
les sources et la datation de cet ouvrage, suivie d'une confrontation étroite
avec ses textes officiels. On trouve un grand nombre de similitudes textuelles
entre ces derniers et l'Examen : ressemblances de style, de contenu,
de lexique, ces trois plans s'entrecroisant souvent jusqu'à former
de véritables systèmes associatifs communs. Les analogies
sont répandues dans tous les ouvrages de Du Marsais, même
les plus éloignés de l'Examen par leur propos ou leur
date, et en parallèle dans tous les chapitres de l'Examen,
ce qui affaiblit l'hypothèse que Du Marsais se soit "inspiré"
de l'Examen ou qu'il n'en ait rédigé qu'une partie.
On trouve aussi dans cet article une série de comparaisons textuelles
confirmant l'attribution du Philosophe à Du Marsais).
-- « Un frammento del Traité des trois imposteurs di Etienne
Guillaume », Rivista di storia della filosofia, XLVIII, 1993,
n· 2, p. 359-376 (on recherchait depuis Lanson le traité perdu
du curé Guillaume sur les "trois imposteurs". Embastillé
en 1728, ce dernier avait nié toute responsabilité et les
policiers n'avaient rien trouvé dans ses papiers, consultables à
l'Arsenal. Or on trouve dans le dossier Guillaume de l'Arsenal un élément
convaincant qui permet de regarder la Préface du traité
sur la religion de M*** , également conservée à
l'Arsenal, comme un fragment de l'ouvrage du curé. La pièce
la plus importante du dossier Guillaume est en effet un recueil de quelques
extraits de l'Oeconomie divine de Pierre Poiret et l'on retrouve,
mot pour mot, deux de ces extraits dans la Préface...).
-- « Du manuscrit à l'imprimé : les Nouvelles libertés
de penser », La Lettre clandestine, n· 2 (1993),
p. 15-18.
-- « L'ateismo "malebranchiano" di Meslier : fisica e metafisica
della materia », dans G. Canziani (éd.), Filosofia e religione...,
p. 123-160 (une interprétation bien connue voit dans l'athéisme
du siècle des Lumières le résultat d'un développement
progressif du cartésianisme, qui, perdant son enveloppe métaphysique,
aurait donné lieu à des systèmes de pensée foncièrement
matérialistes et déterministes, sur la base de la physique
du Monde et des Principia. Ce schéma ne peut être
appliqué intégralement à Meslier, car celui-ci, loin
d'abandonner les schémas philosophiques cartésiens, ne fait
qu'adopter une certaine version du cartésianisme métaphysique
-- à mi-chemin entre les positions de Malebranche et Régis
--, en la détournant en sens athée mais sans trahir aucune
tendance de type empiriste).
-- «Origine des êtres et espèces. Un inedito cosmogonico
tra le carte di Boulainviller», Rivista di storia della filosofia,
1994, n· 1, p. 169-192 (édition d'un inédit de Boulainviller,
qui tout en faisant partie de ses Extraits de lecture n'est pas tiré
d'un texte d'autrui, mais relève d'une réflexion personnelle
sur l'origine de l'univers. Boulainviller y formule une hypothèse
de type matérialiste et athée, mais inspirée par la
physique cartésienne et malebranchiste. Dans l'introduction on trouve
quelques preuves de l'attribution à Boulainviller de ce morceau très
court mais dense, qui s'inscrit dans la ligne du matérialisme d'origine
cartésienne, très proche de Meslier).
-- « Spinozismo e libertinismo. A proposito di due recenti libri su
Boulainviller », Giornale critico della filosofia italiana,
1994, fasc. I, p. 124-138 (compte-rendu et discussion des ouvrages de Diego
Venturino et de Stefano Brogi).
-- « Sur la collection clandestrine du consul Maillet », La
Lettre clandestine, 3, 1994, p. 16-17 ; « Boulainviller a-t-il
traduit l'Éthique ? », ibid., 37-39.
-- « Boulainviller a-t-il traduit l'Éthique »,
La Lettre clandestine, 3, 1994 p. 37-39.
-- « Diritto di replica », Rivista di storia della filosofia,
1995, n· 3, p. 599-601 (réponse à l'article critique
de M. Benítez publié dans le même numéro, p.
575-598, qui s'opposait à l'identification du ms. Préface
du traité sur la religion de M.*** avec un fragment du «
Traité des trois imposteurs » du curé Guillaume).
-- « Benoît de Maillet et son traité "sur la nature
de l'âme". Avec une édition des Sentimens des philosophes
sur la nature de l'âme », La Lettre clandestine,
4 (1995), p. 13-29 (identification du traité inconnu de Maillet "sur
la nature de l'âme" avec le ms. Sentimens des philosophes
sur la nature de l'âme).
-- « Du Marsais ateo : le Réflexions sur l'existence de
l'âme et sur l'existence de Dieu », à paraître
dans Atti e memorie dell'Accademia delle scienze di Torino, 1993.
Mornet (D.), Les Origines intellectuelles de la Révolution française,
Paris, Armand Colin, 1933 ; 1967 ; La manufacture, 1989 (spéc. 1
partie : « Les premiers conflits (1715-1747) »).
Morrison (I.R.), « The Cymbalum mundi revisited », Bibliothèque
d'Humanisme et Renaissance, XXXIX, 1977, p. 263-280.
Mortier (R.), « Les Dialogues sur l'âme et la diffusion
du matérialisme au dix-huitième siècle », Revue
d'histoire littéraire de la France, LXI (1961), p. 342-358.
-- « À propos de la source de l'"Addition aux pensées
philosophiques" de Diderot », Revue d'histoire littéraire
de la France, 67, 1967 / 3, p. 609-612 (l'A. établit la coïncidence
entre les Objections diverses aux écrits de différents
théologiens, ms. utilisé par Diderot pour remanier ses
Pensées philosophiques, et les Pensées secrettes
et observations critiques attribuées à feu M. de Saint-Hyacinthe.
1735, Londres, 1769. Mortier fait apparaître la supériorité
de l'imprimé sur le ms., ce qui laisse supposer un archétype
commun. La composition des Objections en 1735 est crédible,
mais l'attribution à Saint-Hyacinthe est indécidable).
-- « Le Militaire philosophe », Revue de l'Université
de Bruxelles, 22 (1969-1970), p. 60-71.
-- (éd.), Difficultés sur la religion proposées
au Père Malebranche. Par Mr. ***, officier militaire dans la marine.
Texte intégral du "Militaire philosophe" d'après
le manuscrit de la Bibliothèque Mazarine, édité, introduit
et annoté par Roland Mortier, Bruxelles, Presses Universitaires,
1970 (Université libre de Bruxelles, Institut d'histoire du christianisme)
(voir le compte rendu de cette éd. par A.R. Larsen dans Diderot
Studies, XVIII, 1975, p. 219-221 ; par J. Detemmerman, « Le Militaire
philosophe », dans Marginales, XXVII, n· 146-147,
juin-juillet 1972, p. 51-53).
-- « La remise en question du christianisme au XVIII siècle
», Revue de l'Université de Bruxelles, 1971, p. 415-445
; repris dans Problèmes d'histoire du christianisme, I (1970-1971,
p. 39-69 ; dans Amis de France (partie de Zootecnica e vita,
15, Messina, 1972), p. 99-133 ; dans Le Coeur et la raison, Oxford
: Voltaire Foundation / éditions de l'Université de Bruxelles
/ Paris : Universitas, 1990, p. 336-363 ; traduction polonaise dans Czlowiek
i ´swiatopoglad, 1975, p. 88-105.
-- « Meslier et le statut de l'ecclésiastique », dans
R. Desné (éd.), Le Curé Meslier et la vie intellectuelle...,
p. 111-119.
-- « Les voies obliques de la propagande "philosophique"
», dans R.J. Howells et alii, Voltaire and his world : studies
presented to W.H. Barber, Oxford, The Voltaire Foundation, 1985, p.
381-392 ; repris dans Le Coeur et la raison, op. cit., p.
414-426 (sur les incursions antireligieuses et matérialistes dans
la littérature romanesque "triviale" et érotico-philosophique
: Le Portier des chartreux, Thérèse philosophe,...).
-- « L'athéisme en France au XVIII siècle : progrès
et résistances », Problèmes d'histoire du christianisme,
16 (1986), p. 45-62 ; repris dans Le Coeur et la raison, op. cit.,
p. 364-382.
Moser (W.), « Pour et contre la Bible : croire et décroire
au XVIII siècle », Transactions, 4 (1976), p. 1509-1528.
Mothu (A.), « La pensée en cornue : considérations sur
le matérialisme et la "chymie" en France à la fin
de l'âge classique », Chrysopoeia, IV (1990-1991), p.
307-445.
-- notices dans J.-F. Mattéi (éd.), Encyclopédie
philosophique universelle, t. III (1992), dont : L'Ame matérielle,
Benoit de Maillet, Lévesque de Burigny, Dissertation sur la formation
du monde, A. Gaultier, G. Lamy, Maubec, Le Militaire philosophe,
Recherches curieuses de philosophie, Saint-Hyacinthe,Thérèse
philosophe, Theophrastus redivivus, Traité des trois
imposteurs, Traité de l'infini créé, [Fontenelle],
Traité de la liberté, etc.
-- « Hermétisme et "libre pensée". Note sur
l'esprit universel », La Lettre clandestine, 1 (1992), p. 11-13
; « Travaux sur la littérature clandestine. Mise à jour
bibliographique », ibid., p. 17-30 (supplément avec
G. Mori dans le n· 2, p. 71-84) ; « Nouveaux titres et nouveaux
exemplaires de manuscrits », ibid., p. 35-42 (supplément
dans le n· 2, p. 93-94).
-- « Le mythe de la distillation de l'âme en France à
la fin de l'âge classique », dans J.-C. Margolin et S. Matton,
Alchimie et philosophie à la Renaissance (Actes du colloque
international de Tours, décembre 1991), Paris, Vrin, 1993.
-- « Ed Etra... et De la diversité des religions
(Fontenelle) », La Lettre clandestine, 2 (1993), p. 18-23 ;
« La mort de Guillaume Lamy », ibid., p. 32-35 ; «
Benoît de Maillet et le gendre de Boulainviller », ibid.,
p. 51-54 ; « Un autre Theophrastus redivivus », ibid.,
p. 60-62 ; « Quelques témoignages "bourboniens" à
propos du De tribus impostoribus », ibid., p. 65-67.
-- « Les lectures "nécessaires" du marquis de Sade
», La Lettre clandestine, 3 (1994), p. 23-26 ; « Médecine
et athéisme. L'instruction du médecin La Fresnaye »,
ibid., p. 28-33 ; « À propos du pseudo-Vallée
», ibid., p. 39-43 ; « L'édition de 1751 des Opinions
des Anciens », ibid., p. 45-53.
-- « Orasius Tubero et le "méchant livre" de Descartes
», La Lettre clandestine, 4 (1995), p. 46-52 ; « Autour
de l'abbé de Prades. À propos des brochures Le Monde, son
origine & son antiquité et De l'âme et de son immortalité
», ibid., p. 96 ; « Une liste d'ouvrages saisis, 1660-1718
», ibid., p. 64-68 (édition d'une liste de 159 titres
trouvée à la Bibl. de l'Arsenal, Archives de la Bastille,
10304).
-- « Une théosophie matérialiste clandestine au siècle
des Lumières », Chrysopoeia, V (1992-1996), p. 000-000
(A propos du ms. de la Mazarine : Essais de quelques idées sur
Dieu).
-- « La Religio medici en français », La Lettre
clandestine, 5 (1996).
-- « La Béatitude des chrétiens et son double
clandestin », dans A. McKenna et A. Mothu (éd.), La Philosophie
clandestine à l'âge classique (Actes du colloque de Saint-Etienne,
sept. 1993), Oxford-Paris, Universitas, à paraître.
Moureau (F.), « Robert Challe et le roman de la religion »,
Revue de l'histoire des religions, 203 (1986), p. 185-194 (accepte
l'attribution des Difficultés à R. Challe).
-- « La plume et le plomb : la communication manuscrite au XVIII siècle
», dans J. Schlobach (éd.), Correspondances littéraire
érudites, philosophiques, privées ou secrètes,
I : Correspondances littéraires inédites. Études
et extraits. Suivies de Voltairiana, Paris-Genève, Champion-Slatkine,
1987, p. 21-30 ; repris dans De bonne main, cité infra,
p. 5-16 (imprimés et manuscrits ne répondent pas à
des fonctions différentes, ils « coexistent et, parfois même,
s'épaulent ». L'accent est mis sur les raisons économiques
de la circulation manuscrite : « le manuscrit n'implique pas vraiment
la clandestinité et la rareté », il « a sa place
dans un système où son prix de revient est compétitif
par rapport à un imprimé surcoté »).
-- « À l'origine du texte : le manuscrit inconnu des Difficultés
sur la religion », Revue d'histoire littéraire de la
France, XCII-1 (1992), p. 92-104.
-- [éd.], De Bonne main. La communication manuscrite au XVIII
siècle [Actes du Colloque de la Société internationale
des études du Dix-huitième siècle, Bristol, juillet
1991], Paris, Universitas, 1993 (textes développés de communications
proposées pour la plupart à table ronde de Bristol sur la
communication manuscrite au XVIII siècle présidée par
R. Darnton et F. Moureau, lors du Huitième Congrès international
des Lumières, en juillet 1991. Avant propos de F. Moureau, suivi
de onze articles, d'une bibliographie, d'index des mss. et des noms propres.
Contributions de F. Moureau, outre l'avant-propos : « La plume et
le plomb » (= rééd. de l'article signalé supra)
; « Les nouvelles à la main dans le système d'information
de l'Ancien Régime » ; « Clandes tinité et ventes
publiques au XVIII siècle : le statut du manuscrit », cf. infra.
Compte rendu de l'ouvrage dans les Nouvelles du livre ancien, n·
78, printemps 1994, p. 11 ; par B. Touitou dans la R.H.L.F., XCIV,
n· 6, nov.-déc. 1994, p. 1086 ; par R. Favre dans Dix-huitième
siècle, n· 26, 1994, p. 629).
-- « Clandestinité et ventes publiques : le statut du manuscrit
», dans ibid., p. 143-175 (sur la base d'une étude des
catalogues des ventes publiques, l'A. analyse l'image sociale du manuscrit
hétérodoxe au XVIII siècle. La présence des
clandestins dans les catalogues n'est pas faible, ce qui rend nécessaire
l'élaboration d'une "véritable stratégie de vente
légale" qui va de la simple description bibliographique des
textes prohibés à leur dissimulation dans des sections attirant
moins l'attention des censeurs. On trouve des textes clandestins surtout
dans les bibliothèques des clercs, alors que les grandes collections
en sont souvent dépourvues. La clandestinité de ces textes
est d'ailleurs très relative, et leur anonymat « fort transparent
pour les connaisseurs ». Riche documentation grâce au dépouillement
de quelque 150 catalogues de vente, dont 40 (ceux comportant des titres
hétérodoxes) sont inventoriés à la fin de l'article,
p. 165-175.
-- « Encore ces Messieurs de Rieu », La Lettre clandestine,
3 (1994), p. 13-14 (réponse à l'article d'A. Mothu paru dans
le numéro précédent. Contestation de l'identification
du « Derieu » de Maillet avec le gendre de Boulainviller et
proposition de Charles Alexandre de Grieux, chevalier de Malte dont s'inspira
l'abbé Prévost pour son roman. A. Mothu livre une «
Réponse à François Moureau » p. 14-15).
-- « Note sur les manuscrits de la Vente Cayrol (1861) », La
Lettre clandestine, 4 (1995), p. 58-59 ; « Manuscrits de la Vente
Bignon (1849) », ibid, p. 60 ; « Une attestation d'orthodoxie
rédigée par Nicolas Fréret », ibid., p.
95.
-- Répertoire des nouvelles à la main. Dictionnaire de
la presse manuscrite clandestine (XVI -XVIII siècles), Oxford,
Voltaire Foundation, et Paris, Universitas, à paraître.
Mühll (E. von der), Denis Veiras et son histoire des Sévarambes,
1677-1679, Paris, 1938.
Mulsow (M.), « Appunti sulla fortuna di Gabriel Naudé nella
Germania del primo illuminismo », dans Studi filosofici, 14-15
(1991-92), p. 145-156.
-- « Mosheims Brief an Leibniz. Zur Historiographie des Falles Michael
Servet im Deutschland des frühen 18. Jahrhunderts », dans Studia
leibnitiana, 1994, à paraître.
-- « Bibliotheca Vulcani. Das Projekt einer Geschichte der
verbrannten Bücher bei Johann Lorenz Mosheim und Johann Heinrich Heubel
», Das achtzehnte Jahrhundert, XVIII-1, 1994, p. 56-71 (étude
des auteurs qui ont entrepris, dès le XVIII siècle, d'inventorier
les livres condamnés à un titre quelconque. Au commencement
se trouve la Dissertatio de libris publica authoritate combustis d'Andreas
Westphal, publiée sous le pseudonyme de H. Allvoerden (Greifswald
1713). L'A. étudie successivement le cas de J.L. Mosheim, qui s'occupe
plus particulièrement de Servet (Historia Michaelis Servet),
puis celui de J.G. Schelhorn l'Aîné, dont les Amoenitates
literariæ contiennent des mémoires sur le sujet. Schelhorn
le conduit à J.H. Heubel, qui fut quelque temps professeur de droit
à l'université de Kiel avant d'être chassé de
ce poste, comme le fut aussi Arpe. Heubel est à Paris entre 1727
et 1729, il y rencontre B. de La Monnoye puis revient en Allemagne. L'A.
propose la notion de « Pré-Lumières fragmentées
» pour désigner cette constellation intellectuelle dans ses
deux attributs : des auteurs aux vies difficiles, incertaines et traversées
de difficultés, des textes eux aussi fragmentés, dispersés
et inaboutis. Il évoque brièvement les cas de H.S. Reimarus,
de P. Zorn et d'E. Vogt, d'A. Hoier, de C.H. Amthor, de Ch. Reitzer, qui
relèvent de cette typologie, puis il en vient aux cas des hommes
de lettres à double vie, titulaires en façade des fonctions
officielles les plus propices au conformisme, et hétérodoxes
dans la clandestinité. Il examine plus avant le cas de J.G. Wachter
-- un proche de Heubel -- philologue de renom qui est en cachette un penseur
spinoziste. Heubel a dressé une liste de livres interdits ou détruits
que l'A. reproduit en annexe. Elle pourrait avoir été établie
à Paris (elle s'arrête aux ouvrages condamnés avant
1728, date où Heubel se trouve en France), après des recherches
dans des archives et des manuscrits, et des rencontres avec les héritiers
du « libertinage érudit »).
-- « Clandestine Literatur und deutsche Frühaufklärung.
Aus Anlaß einer neuen Reprint-Reihe », Das achtzehnte Jahrhundert,
XVIII-1, 1994, p. 94-102 (compte rendu des deux premiers volumes de la collection
Philosophische Clandestina der Deutschen Aufklärung de U. Meyer
et M. Pott : T.L. Lau, Meditationes philosophicæ... et Meditantiones,
Theses..., éd. M. Pott, et J.F. Reimmann, Historia universalis
atheismi et atheorum..., éd. W. Schröder).
-- « Peter Friedrich Arpe collectionneur », La Lettre clandestine,
3 (1994), p. 35-36.
-- « Freethinking in early eighteenth-century Protestant Germany :
Peter Friedrich Arpe and the Traité des trois imposteurs »,
dans S. Berti et al. (éd.), Heterodoxy, Spinozism and free
Thought...., p. 193-239 [Étude particulièrement riche
en informations nouvelles sur Arpe, le milieu des « libres penseurs
» et collectionneurs hambourgeois, sur la diffusion en Allemagne du
Traité des trois imposteurs et du De tribus impostoribus,
sur la « Réponse à M. de La Monnoye... », etc.].
-- « Cartesianismus, Libertinismus und historische Kritik. Neuere
Forschungen zur Formation der Moderne um 1700 », Philosophische Rundschau,
42 (1995), p. 297-314.
-- Monadenlehre, Hermetik und Deismus. Georg Schades geheime Aufklärungsgesellschaft
1747-1760, Hamburg, 1997 (à paraître).
-- Die drei Ringe. Toleranz und clandestine Gelehrsamkeit bei Mathurin
Veyssière de La Croze, Göttingen, 1997 (à paraître).
-- « Religionskritik und historische Reflexion. Einige Beobachtungen
zur deutschen Frühaufklärung », dans J. Mondot et W. Schneiders
(éd.), [L'Anticléricalisme au XVIII siècle :
titre non encore précisé], à paraître.
-- « Naturrecht, Rechtsgeschichte und germanische Philologie im frühen
18. Jahrhundert. Recherchen über Johann Heinrich Heubel und andere
freie Geister », à paraître dans Internationales Archiv
für Sozialgeschichte der Literatur.
-- « L'édition de La Vie de Spinoza, "Hambourg",
1735 », à paraître dans les Studies on Voltaire and the
eighteenth century.
Naigeon (J.-A.), Encyclopédie méthodique. Philosophie ancienne
et moderne, 3 tomes :
t. I, Paris, Panckoucke, 1791.
t. II, Paris, Panckoucke, 1792. Cf. p. 154-159, art. « Diderot »,
éd. des Pensées philosophiques, avec à la suite
(p. 160-165) les Objections diverses [...] pour servir de suite
aux Pensées philosophiques, naguère publiées par
Naigeon sous le titre de Pensées sur la religion (Recueil
philosophique, 1770, II, p. 113-124) ; p. 203-208, art. « Marsais
(du) », éd. de Le Philosophe ; p. 474-480, art. «
Fontenelle », éd. du Traité de la liberté
; p. 483-539, art. « Fréret », éd. de la Lettre
de Thrasybule à Leucippe ;
t. III, Paris, chez H. Agasse, an II [= entre le 22/09/1793 et le 22/09/1794].
Cf. p. 219-238, art. « Meslier », éd. de l'Extrait
de sentiments de Jean Meslier ; p. 244-292, art « Mirabaud »,
éd. de Le Monde, son origine et son antiquité ; p.
292-326, ibid., éd. de De l'âme et de son immortalité
; p. 666-725, art. « Toland », éd. des Lettres à
Séréna ; p. 898-907, art. « Pascal », éd.
des Réflexions de Mrs. Pascal et Locke sur la possibilité
d'une vie à venir.
Nauroy (?), « Le plus rare des livres de Fontenelle », L'Intermédiaire
des chercheurs et des curieux, XXXVII, n· 798 (20 mai 1898),
p. 699 (sur La République des philosophes).
Naville (P.), (éd.), Traité des trois imposteurs Moïse,
Jésus-Christ, Mahomet. Attribué au baron d'Holbach, Paris,
Éditions de l'Idée libre, 1932 ; rééd. Montreuil,
Les Éditions de la Passion, 1991 (préface p. 7-11 ; voir le
compte rendu par G. Stenger dans Dix-huitième siècle,
n· 26, 1994, p. 565).
-- D'Holbach, Paris, Gallimard, 1943 ; éd. revue et augmentée
: D'Holbach et la philosophie scientifique au XVIII siècle,
Paris Gallimard, 1967 (spéc. 2 partie, A, p. 140-173 : « La
littérature matérialiste clandestine du début du XVIII
siècle »).
Negroni (B. de), Lectures interdites. Le travail des censeurs au XVIII
siècle, 1723-1774, Paris, Albin Michel, 1995 (« Triomphante
au temps de Louis XIV, la censure, sous le règne de Louis XV, est
soumise à une situation paradoxale. Les autorités royales,
parlementaires et ecclésiastiques, affichent une volonté toujours
plus ferme de réprimer la sédition, l'immoralité et
l'hérésie ; pourtant, elles ne se donnent pas vraiment les
moyens d'un contrôle efficace. Cette inefficacité apparente
serait-elle le prix politique à payer pour le maintien des structures
d'Ancien Régime ? La censure ne reflète-t-elle pas le conflit
qui oppose les parlements au roi ? ». L'auteur explore la culture
des censeurs et les objectifs qu'ils s'assignent, étudie la rhétorique
et la théâtralisation des actes de condamnation, et met en
lumière toute la complexité des enjeux de pouvoirs qui se
nouent autour de la censure, pièce maîtresse dans le contrôle
de l'opinion publique, moyen fondamental de domination. L'auteur
nous donne en appendice une liste chronologique des actes de condamnation
et deux listes alphabétiques des oeuvres condamnées et des
auteurs d'oeuvres condamnées).
Neubert (F.), Einleitung in eine kritische ausgabe von Benoît de
Maillet's Telliamed. Ein Beitrag zur Geschichte der französischen
Auflärungsliteratur, Berlin, 1920 (= Roman. Studien, XIX)
(Première introduction critique à l'étude de Telliamed).
-- « Das Weltsystem des Benoît de Maillet », Archiv
für das Studium der neueren Sprachen und Literatur, CXLI (1921),
p. 79-92.
-- « "Textkritik" im 18. Jahrhundert. J.B. Mirabaud, Le
Monde (1751) », Germa nisch-romanische monatschrift, XV
(1926 -- ou 1927 ?), p. 213-232.
Nicastro (O.), Politica e religione nel Seicento inglese, Pisa, Edizioni
ETS, 1996.
-- voir aussi M. Iofrida (éd.), John Toland, Pantheisticon...
Niderst (A.), (éd.), L'Ame materielle (ouvrage anonyme), Rouen,
Publications de l'Université, 1969 (cf. le compte rendu par R. Mortier
dans la Revue belge de philologie et d'histoire, 51, 1973, p. 740-741).
-- Fontenelle à la recherche de lui-même (1657-1702),
Paris, Nizet, 1972 (spéc. p. 210 sq. : « Les mauvaises
pensées », et p. 532 sq., sur le Traité de
la liberté).
-- « L'oeuvre de Dumarsais » : communication non publiée
présentée lors du colloque Meslier de Reims, 1974 (voir Desné,
Le curé Meslier et la vie intellectuelle...), dactylogramme.
-- « L'Examen critique des apologistes de la religion chrétienne
: les frères Lévesque et leur groupe », in O. Bloch
(éd.), Le Matérialisme du XVIII siècle..., p.
45-66.
-- [éd.], Fontenelle [Actes du colloque de Rouen, 6-10 oct.
1987], Paris, P.U.F., 1989.
-- « Fontenelle et la littérature clandestine », dans
G. Canziani (éd.), Filosofia e religione..., p. 161-173 (Fontenelle
est la source principale de plusieurs traités clandestins : l'Ame
matérielle, l'Examen de la religion, les Réflexions
sur l'argument de M. Pascal, etc. Fut-il lui-même un auteur clandestin
? Sur cette question s'ouvre l'article de Niderst, qui analyse quelques
ouvrages attribués à Fontenelle en relevant des ressemblances
-- et des différences -- entre ces textes et les oeuvres officielles
du philosophe. Quelques attributions sont peut-être raisonnables,
mais donnent lieu à des problèmes inextricables, sans jamais
atteindre la certitude. Les textes "fontenelliens" discutés
semblent d'ailleurs dépourvus d'individualité, et renvoient
moins à un auteur qu'à des adaptateurs qui les ont modifiés
à plusieurs reprises).
-- « À propos de l'Histoire des Ajaoiens », dans
Frank-Rutger Hausmann (éd.), « Diversité, c'est ma
devise ». Studien zur französischen Literatur des 17. Jahrhunderts.
Festschrift für Jürgen Grimm zum 60. Geburstag, Paris-Seattle-Tübingen,
Biblio 17, 1994, p. 375 sq.
-- « Les Difficultés sur la religion ou les mystères
de la biographie », dans F. Deloffre (éd.), Autour de Robert
Challe (Actes du Colloque de Chartres), Paris, Champion, 1993, p. 271-282.
Niewöhner (F.), « The Parable of the ring and the book
De tribus impostoribus in Guillaume Postel's Letter of 24 august
1563 to Andreas Masius », dans M.L. Kuntz (éd.), Postello,
Venezia e il suo mondo, Firenze, Olschki, 1978, p. 305-315.
--Veritas sive varietas : Lessings Toleranzparabel und das Buch Von
den drei betrügern, Heidelberg, Lambert Schneider, 1988 (contient des
hypothèses sur les Trois imposteurs et Jacques Gruet).
-- Avant-propos au numéro spécial desWolfenbütteler
Forschungen (vol. 67) sur Jean Bodins "Colloquium Heptaplomeres",
dirigé par Gawlick (G.) et Niewöhner (F.), Wiesbaden, Harrassowitz,
l996, p. 7 sq..
Nisbet (H.B.), « De Tribus impostoribus. On the Genesis of
Lessing's Nathan der Weise », Euphorion, 73 (1979),
365-387.
-- « Spinoza und die kontroverse De tribus impostoribus »,
dans K. Gründer et W. Schmidt-Biggemann, Spinoza in der frühzeit
seiner religiösen wirkung, Heidelberg, Lambert Schneider, 1984,
p. 227-244.
Noack (L.), (éd.), Jean Bodin, Colloquium heptaplomeres de abditis
sublimium rerum arcanis. E codicibus manuscriptis bibliothecæ academiæ
Gissensis cum varia lectione aliorum apographarum nunc primum typis describendum,
Parisiis et Londini, Suerini Megaloburgensium, 1857 ; réimpr. anastatique
Stuttgart-Bad Cannstatt, Frommann-Holzboog, 1966 (publication intégrale
de l'Heptaplomeres, d'après les mss. de la bibl. de Giessen
principalement).
Nozawa (K.) et Ueda (Y.), éd., Utopie des Lumières,
17 -18 siècles [en japonais], Tokyo, Presses universitaires de Hoüsei,
1996, t. I [deux autres volumes à paraître] (le vol. I, seul
paru à ce jour, comporte des traductions japonaises suivantes : Gabriel
de Foigny, La Terre australe connue (1676). Traduction par Y. Mitsui
; Denis Vairasse, Histoire des Sévarambes. Par Yoshitomo Tanaka
et Kyo Nozawa ; Claude Gilbert, Histoire de Calejava. Par Kyo Nozawa
et Hiroshi Kobayashi ; Baron de La Hontan, Dialogues curieux entre l'auteur
et un sauvage de bon sens qui a voyagé. Par Takeo Koike et Hiroshi
Matsuzaki ; Simon Tyssot de Patot, Voyages et avantures de Jaques Massé.
Par Kyo Nozawa ; Fontenelle, La République des philosophes, ou
Histoire des Ajaoiens. Par Yoshiharu Shiraishi).
Nourrisson (M.), « Pantheisticon », Revue de France,
XX (1876-4), p. 439-482.
Nowicki (A.), « O Ukrytej obecnosci Vaniniego w Subiroth Sopim
i w Mesliera », Euhemer, 10, 1966, p. 23-32.
-- « Le mouvement vers l'oeuvre », dans J.-P. Cavaillé
et D. Foucault (éd.), Aux sources du libertinage philosophique
du XVII siècle : Giulio Cesare Vanini (1585-1619).
Nurse (P.H.), (éd.), Bonaventure des Périers, Cymbalum
mundi, Manchester, Manchester Univ. Press, 1958, puis (avec une nouvelle
préface) 1967 ; Genève, Droz, 1983 (préface de M.A.
Screech).
O'Higgins (J.), Anthony Collins : the man and his works, The Hague,
1970.
-- Yves de Vallone : The Making of an Esprit-fort, The Hague-Boston-London,
Martinus Nijhoff, 1982 (= Archives internatiuonales d'histoire des idées,
97) (compte rendu par R. Mortier dans la Revue de littérature
comparée, 59, 1985, p. 345-347).
Oelman (T.), (éd.) Antonio Enriquez Gomez, Romance al divin martir
Juda Creyente (1648), Rutherford, Fairleigh Dickinson University Press,
1986, 211 p. (réfutation versifiée des dogmes chrétiens,
suivie de l'apologie d'un judaïsme fantaisiste consistant à
« observer la foi pure et sainte en connaissant un Dieu unique par
la lumière de l'entendement ». Éd. faite d'après
deux des quatre manuscrits existants. Voir aussi les remarques de C. Wilke
dans la Revue des études juives 150, 1991, p. 203-208,
et son ouvrage analysé infra, Judisch-christliches Doppelleben
im Barock).
Ongaro (G.), « La scoperta della Christianismi restitutio di
M. Servet nel XVI secolo in Italia e nel Veneto », Episteme,
V (1971), p. 3-44.
Osier (J.-P.), L'Évangile du Ghetto, Paris Berg International,
1984 (sur les traités anti-chrétiens qui circulaient depuis
des siècles dans les milieux juifs, notamment les vies ou Jésus
ou Toledoth Yeshuh qui prenaient le contre-pied des récits évangéliques).
-- Faust Socin ou le christianisme sans sacrifice, Paris, éd.
du Cerf, coll. « Patrimoines / Christianisme », 1996 [Étude
de qualité sur un auteur et un courant de pensée fort peu
étudiés en France, accompagnée de plusieurs textes
de F. Socin : Explication de la première partie du premier chapitre
de Jean jusqu'au verset 15 ; Contre les semi-judaïsants
; De l'autorité de la Sainte Écriture ; Sur la religion
naturelle ; précédé de Lélio Sozzini, Brève
explication du premier chapitre de Jean].
Ostrowiecki (Hélène), Érudition et combat antireligieux
au 17e siècle. Le cas du Theophrastus redivivus : thèse
de doctorat (dir. J. Prévot), Université de Paris X - Nanterre,
1995.
-- « Le jeu de l'athéisme dans le Theophrastus redivivus
», Revue philosophique, n· 2, avril-juin 1996.
-- « La Bible des libertins », XVII siècle, à
paraître en 1997.
-- « Stratégie énonciative de l'hétérodoxie
chez Vanini », dans J.-P. Cavaillé et D. Foucault (éd.),
Aux sources du libertinage philosophique du XVII siècle : Giulio
Cesare Vanini (1585-1619).
Paganini (G.), « La critica della civiltà nel Theophrastus
redivivus, I. : Natura e cultura », dans T. Gregory et al.
(éd.), Ricerche su letteratura libertina..., p. 49-82.
-- « Pietro Giannone, Nicola Forlosia et le Theophrastus redivivus
à Vienne », Lias, XII (1985), p. 263-286.
-- « L'anthropologie naturaliste d'un esprit-fort. Thèmes et
problèmes pomponaciens dans le Theophrastus redivivus »,
XVII siècle, XXXVII (1985), n· 149, p. 349-377.
-- « Temps et histoire dans la pensée libertine », Archives
de philosophie, XLIX (1986), p. 583-602.
-- « Empirismo e analisi del linguaggio nella letteratura filosofica
clandestina. Alcuni testi esemplari », dans M. Peñalver (éd.),
Ideas y Movimientos clandestinos..., p. 71-90.
-- « Esperienza e linguaggio nei manoscritti filosofici clandestini
», Dimensioni. Trimestrale di storia delle idee, n·
50, déc. 1988-mars 1989, p. 63-77 (reprise de l'article précédent).
-- « Fontenelle et la critique des oracles entre libertinisme et clandestinité
», dans A. Niderst (éd.), Fontenelle [Actes du colloque
de Rouen, 1987], p. 333-349.
-- « Sulla circolazione dei manoscritti filosofici clandestini. Alcune
considerazioni a partire dall'edizione del Theophrastus redivivus
», dans A. Postigliola (éd.), Pubblicare il Settecento...,
p. 12-17.
-- Scepsi moderna. Interpretazioni dello scetticismo da Charron a Hume,
Cosenza, Busento, 1991 (sélection de textes du XVII et de la première
moitié du XVIII s., précédée d'une longue introduction
qui reconstitue l'itinéraire de la philosophie sceptique moderne.
Compte rendu par E.J. Mannuci dans Dix-huitième siècle,
n· 26, 1994, p. 629).
-- « Felicità, passioni, interessi. L'eredità del libertinismo
nella seconda metà del seicento », Siculorum gymnasium,
46 (1993), p. 545-576 ; version française : « Bonheur, passions,
intérêts. L'héritage des libertins », dans H.
Méchoulan (éd.), L'État classique, Paris, Vrin,
à paraître.
-- « Scepsi clandestina : i Doutes des Pyrrhoniens »,
dans G. Canziani (éd.), Filosofia e religione..., p. 83-122
(s'inspirant d'un passage de Diderot, l'A. s'interroge sur la destinée
du courant sceptique au siècle des Lumières. L'équilibre
sceptique se révèle comme une sorte de propédeutique
à la religion naturelle, qui seule peut survivre aux objections contre
les religions positives. On trouve une attitude de ce genre dans les Doutes
sur les Pyrrhoniens, dont le déisme ne saurait être réduit
à celui, d'origine cartésienne ou malebranchiste, que l'on
trouve dans les Difficultés sur la religion ou dans l'Examen
de la religion. Rédigés vers 1720, les Doutes constituent
donc un exemple intéressant de transition entre la critique libertine
des religions et le nouveau déisme de Diderot).
-- « Bonheur, passions et intérêts : l'héritage
des libertins », dans H. Méchoulan et J. Cornette (éd.),
L'État classique, Paris, Vrin, 1996, p. 71-92 (« Les
années qui se situent autour de la mort du cardinal Mazarin et de
la prise du pouvoir par Louis XIV marquent en même temps l'acmé
de la transgression théorique des libertins et le déclin presque
définitif de toutes leurs prétentions à une influence
effective dans la formation des élites intellectuelles et politiques
». Le Theophrastus redivivus et les Réflexions politiques
sur la sagesse du Roy de Sorbière illustrent bien ce constat
déjà fait par Pintard : abandon de la morale communautaire
et de la conception éthique de l'état, repli sur une attitude
individualiste, ou sur des positions absolutistes où la « raison
d'estat » se dépouille de tout fondement mystique comme de
toute illusion naturaliste. Les poètes libertins de la seconde moitié
du siècle intérioriseront ce repli dans un profond pessimisme
anthropologique (pathos de la précarité humaine et
cosmique, condamnation de la raison et de l'orgueil humains, valorisation
par contraste de l'équilibre animal et morale hédoniste...).
G. Paganini met en évidence l'émergence, dans le néo-épicurisme
issu de Gassendi, et spécialement chez Bernier, d'une réhabilitation
du politique et de la notion de bonheur public. Celle-ci passe par une redéfinition
(de type lucrétien) de l'état de nature et une réinterprétation
tout utilitariste et optimiste du « contrat social » et de l'État
(ou du législateur), garant de toute justice, instaurateur du droit
et agent en fait incontournable de notre bonheur particulier. Composition
de l'article : « Individualisme et absolutisme à l'apogée
de l'expérience libertine » ; « la crise : une "sagesse
commode" » ; « Épicurisme et discours sur les passions
» ; « François Bernier : gassendisme et politique du
bonheur » ; « Utilité, contrat social et hédonisme
politique » ; « Législateurs et bonheur public »).
-- article « Libertins érudits », dans Dictionnaire
d'éthique et de philosophie morale, Paris, P.U.F., 1996.
-- « Die Hauptendenzen der clandestinen Philosophie », article
pour le nouveau Ueberweg, Grundiss der Geschichte der Philosophie,
17. Jahrhundert. Bd. 1, Teil 1 : Allgemeine Themen, à paraître
en 1998 (plan : 1) Schriften und Verfolgung im 17. Jahrhundert. Die clandestine
Situation. 2) Das Paradigma der clandestinen Weisheit : sapientia versus
philosophia. 3) Die Anzeige der Apologeten. 4) Der clandestine Deismus der
Quatrains. 5) Die libertinismus und Deismus : Naturgesetz, Naturzustand
und natürliche Religion. 7) Natürliche Religion und clandestiner
Spinozismus. 8) Spinozismus und Libertinismus : L'Esprit de Spinoza.
9. Zwischen Spinoza und Pyrrhon : die Modi der clandestinen Skepsis. 10)
Materialismus und clandestinität).
-- « Vanini dans le Theophrastus redivivus », dans J.-P.
Cavaillé et D. Foucault (éd.), Aux sources du libertinage
philosophique du XVII siècle : Giulio Cesare Vanini (1585-1619).
-- Voir aussi Canziani (G.) et Gregori (T.).
Pagnoni Sturlese (M.R.), « Postille autografe di John Toland allo
Spaccio del Bruno », Giornale critico della filosofia italiana,
LXV (1986), p. 7-41.
Palmer (Robert P.), Catholics and unbelievers in eighteenth-century France,
Princeton, 1939.
Papuli (G.), « Il Vanini e i miracoli : le "gregoriane apparizioni"
», Bollettino di storia della filosofia dell'Università
degli studi di Lecce, IX (1986-1989), p. 85-136.
-- (éd.) G.C. Vanini, Opere a cura di G. Papuli e F.P. Raimondi,
Galatina, Congedo, 1990 (Introduzione e Nota bibliografica e filologica,
p. 11-156).
-- « Giulio Cesare Vanini e il pensiero scientifico », dans
Atti dell'Accademia Pugliese delle scienze, Bari, 1992 (?).
-- « Recenti studi vanininiani », dans G.C. Vanini fra aristotelismo
eterodosso e "libertinisme érudit" (Atti del convegno
di studi nel IV centenario della nascita di G. C. Vanini), Lecce, 1992
(?).
-- « G.C. Vanini e i "precorrimenti" scientifici »,
Bollettino di storia della filosofia dell'Università degli studi
di Lecce, X (1990-1992), à paraître.
-- « Vanini et l'évolutionnisme », dans J.-P. Cavaillé
et D. Foucault (éd.), Aux sources du libertinage philosophique
du XVII siècle : Giulio Cesare Vanini (1585-1619).
Pasini (M.), Thomas Burnet : una storia del mondo tra ragione, mito e
rivelazione, Firenze, La Nuova Italia, 1981.
Pastine (D.), « Le origini del poligenismo e Isaac Lapeyrère
», dans Miscellanea Seicento, I, Firenze, 1971, p. 7-234.
-- « Note al Theophrastus redivivus », Archivio di
Filosofia, LI (1983), p. 435-443.
Patrick (J.M.), « A consideration of La Terre australe connue
by G. de Foigny », Publica tions of the Modern Language Association,
LXI (1946), p. 739-751.
Paul (J.-M.), « Reimarus et le curé Meslier, évolution
et révolution », dans J. Moes et J.-M. Valentin (éd.),
De Lessing à Heine. Un siècle de relations littéraires
et intellectuelles entre la France et l'Allemagne [Actes du colloque
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(dans les demières années, plusieurs études sur Bruno
ont porté l'attention sur la réception européenne du
philosophe italien, en montrant l'influence considérable de sa philosophie
au XVII siècle. Parmi les savants qui utilisèrent les ouvrages
de Bruno, on a jusqu'à présent négligé John
Evelyn, traducteur anglais, entre autres, de Naudé et de La Mothe
le Vayer. Evelyn utilise Bruno, en particulier le De infinito,
dans le commentaire du premier livre du De rerum natura de Lucrèce,
paru avec la traduction du même livre, à Londres, en 1656 (Essay
on the First Book of T. Lucretius Carus De rerum natura). Très
significative, sans doute, est la référence au modèle
cosmologique brunien dans une oeuvre strictement liée à la
diffusion de l'atomisme, et dans laquelle Charleton et Gassendi sont les
points de référence les plus importants. Mais Bruno n'est
pas le seul philosophe italien dont Evelyn se serve pour son commentaire
: il exploite aussi Aonio Paleario, Scipione Capece, Tommaso Campanella,
Francesco Patrizi et Giovanni Nardi, traçant ainsi une tradition
toute italienne d'une problématique parmi les plus importantes du
XVII siècle : celle de la renaissance de l'atomisme antique).
Perin (N.), « Quelques aspects de la vie religieuse dans les campagnes
ardennaises au temps de Meslier », dans R. Desné (éd.),
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du philosophe », en postface à son éd. de Thérèse
philosophe, Arles, Actes Sud, 1992 (l'attribution à d'Argens
s'appuie notamment sur l'utilisation par l'auteur de l'Examen de la religion).
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Pintard (R.), Le Libertinage érudit dans la première moitié
du XVII siècle, Paris, 1943, rééd. Genève-Paris,
Slatkine, 1983 (voir p. 393 sq. sur les quêtes clandestines
de Christine de Suède : Heptaplomeres, Trois imposteurs
; voir l'index sous ces titres et aussi « Imposture », «
Religions », « Scepticisme », « Theophrastus
redivivus », etc.).
-- La Mothe le Vayer, Gassendi, Guy Patin. Études de bibliographie
et de critique suivies de textes inédits de Guy Patin, Paris,
Boivin et C , s.d. [1943] (Publications de l'Université de Poitiers,
série Sciences de l'Homme n· 5) (spéc. chap. I : «
Sur les débuts clandestins de La Mothe le Vayer : la publication
des Dialogues d'Orasius Tubero »).
Placcius (Vincent), Theatrum anonymorum et pseudonymorum, Hamburg
1708, p. 184-197 (liste d'auteurs supposés du Traité des
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& Zoon N.V., 1953, p. 47-61.
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in the seventeenth-century thought, Leiden, E. J. Brill, 1992, p. 135-148.
-- « Spinoza's Relations with the Quakers in Amsterdam », article
repris dans The Third force..., p. 120-134.
-- « Some unresolved questions in the history of scepticism. The Role
of Jewish Anti-Christian Arguments in the Rise of Scepticism with regard
to Religion », dans The Third force... (ibid.), p. 222-235.
-- et Vanderjagt (A.J.), (éd.), Scepticism and Irreligion in the
XVII and XVIII centuries, Leiden-New-York-Köln, E.J. Brill, 1993
(compte rendu par F. Moureau dans Dix-huitième siècle,
n· 26, 1994, p. 628-29).
-- « Image of the Jew in Clandestine Literature circa 1700 »,
dans G. Canziani (éd.), Filosofia e religione..., p. 13-34
(l'A. trace les caractères des trois « images » principales
des Juifs dans la littérature clandestine. La première est
celle, totalement négative, qui est typique entre autres du Traité
des trois imposteurs; la deuxième, qui remonte au Colloquium
de Bodin, est plus ouverte à la tolérance ; la troisième,
qui retient surtout l'attention de l'auteur, est caractéristique
des traités antichrétiens écrits par les Juifs eux-mêmes.
Ces traités sont très importants, car les objections qu'on
y retrouve sont susceptibles d'être exploitées par les libres
penseurs. Popkin propose ensuite une analyse de quelques ouvrages juifs
antichrétiens des XVI -XVII siècles).
-- « The first published reaction to Spinoza's Tractatus :
Col. J.B. Stouppe, the Condé circle and the Rev. Jean Lebrun »,
dans P. Cristofolini (éd.), L'Hérésie spinoziste...,
p. 6-12.
-- « The Leiden Seminar » : Avant-propos à S. Berti,
F. Charles-Daubert, R.H. Popkin (éd.), Heterodoxy, Spinozism and
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-- voir aussi Bloch (O.), (éd.), Le Matérialisme des Lumières.
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ricerche in corso (« Materiali della Società italiana di
studi sul secolo XVIII »), Roma, 1991
-- La città della ragione. Per una storia filosofica del Settecento
francese, Roma, Bulzoni, 1993 (principalement consacré à
Montesquieu, Helvétius et Rousseau, l'ouvrage comporte un long examen
de la possible influence de divers manuscrits clandestins sur Helvétius
-- p. 142-161 -- et sur les rapports de celui-ci avec Fontenelle, Voltaire,
Saint-Hyacinthe, Du Marsais et d'Holbach. Ample prologue sur les interprétations
des Lumières. Notes bibliographiques très consistantes).
Pott (M.), « Radikale Aufklärung und Freidenker. Materialismus
und Religionskritik in der deutschen Frühaufklärung », Deutsche
Zeitschrift für Philosophie, XXXVIII (1990-7, p. 639-650.
-- (éd.), Theodor Ludwig Lau, Meditationes philosophicæ
de Deo, Mundo, Homine (1717) et Meditationes, Theses, Dubia
philosophico-theologica (1719), Philosophische Clandestina der deutschen
Aufklärung, Stuttgart - Bad Canstatt, Frommann-Holzboog, 1992 (la diffusion
clandestine a assuré la survie aux deux traités hétérodoxes
de Lau, les Meditationes philosophicæ de Deo, Mundo, Homine
de 1717 et les Meditationes, Theses, Dubia philosophico-theologica de
1719, ici publiés avec : l'histoire écrite par Christian Thomasius
des rapports de Lau avec l'université de Halle, auprès de
laquelle il a fait appel de sa condamnation après la publication
de son premier traité ; l'histoire et le texte de sa rétractation
dans sa ville natale de Königsberg en 1736 ; enfin, la réfutation
formelle de ses écrits par un théologien allemand. L'A. recueille
dans son intro duction tout ce qui peut être connu de la vie vagabonde
de Lau et de l'histoire de ses textes manuscrits. Il consacre aussi une
étude approfondie à sa réputation spinoziste et recherche
les racines de sa philosophie fort éclectique, faite d'emprunts aux
philosophies anciennes de la nature comme au matérialisme contemporain,
et débouchant sur des conclusions assez pessimistes concernant la
liberté humaine. Autre aspect tout à fait passionnant, Pott
analyse la dette de Lau à l'égard de Thomasius. Compte rendu
de cette édition par M. Benítez dans Dix-huitième
siècle, n· 25, 1993, p. 526).
Pottinger (D.T.), « Censorship in France during the Ancien Régime
», Boston Public Library Quarterly, VI (1954), p. 23-42 ; 84-101.
Prandi (A.), Cristianesimo offeso e difeso. Deismo e apologetica cristiana
nel secondo Settecento, Bologna, Il Mulino, 1975 (première partie,
p. 7-155, entièrement consacrée à l'Examen critique
des apologistes de la religion chrétienne = Benítez 55,
le reste à quelques apologistes français et italiens de la
seconde moitié du siècle).
Pratje (J.H.), « Nachlese einiger Nachrichten und Anmerkungen wegen
des berufenen Buchs de tribus impostoribus », Brem- und
Verdisches Hebopfer, IV (1752), p. 909-938 (informations supplémentaires
par rapport à l'article de Vogt ; plusieurs lettres de propriétaires
de versions manuscrites, décrivant leurs exemplaires; références
bibliographiques supplémentaires).
Presser (J.), Das Buch des Tribus impostoribus (Von den drei betrügern),
Phil. Diss., Amsterdam, H.-J. Paris, 1926.
Prévot (J.), Anthologie des libertins du XVII siècle,
à paraître (cette anthologie comportera notamment une traduction
partielle du Theophrastus redivivus, par H. Ostrowiecki).
Proust (J.), « Meslier prophète », dans Société
de études robespierristes (éd.), Études sur le curé
Meslier, p. 107-121 [av. discussion].
Quantin (J.-L.) « La constitution d'un recueil de textes clandestins
», Dix-huitième siècle 26 1994, p. 349-364.
Quennehen (E.), « À propos des préadamites : deux manuscrits
des Archives Nationales », La Lettre clandestine, 3 (1994),
p. 17-20.
-- « Un nouveau manuscrit des Préadamites » (ms.
de la B.N.F., Moreau 845, f· 299-308). Suit une note « Sur
les traductions des Préadamites », La Lettre clandestine,
4 (1995), p. 55-58.
-- « Les différentes versions autorisées : le cas d'Isaac
de Lapeyrère », Transactions of the Ninth International
Congress on the Enlightenment, II, Oxford, Voltaire Foundation (= Studies
on Voltaire and the Eighteenth century, n· 347), 1996, p. 764-767
(Congrès de Münster, 23-29 juillet 1995. Table ronde sur l'«
Édition des manuscrits philosophiques clandestins »).
Racault (J.-M.), L'Utopie narrative en France et en Angleterre 1675-1761,
Oxford, Voltaire Foundation, 1991 (Studies on Voltaire and the eighteenth
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sur Guy Patin et Charles Patin, son fils », Bulletin du bibliophile,
1924, p. 198-202 ; reproduit en appendice par A. Sauvy dans Livres saisis
à Paris entre 1678 et 1701.
Raimondi (F.P.), « Vanini e il De tribus impostoribus »,
dans Ethos e cultura. Studi in onore di Ezio Riondato (Miscellanea
Erudita LI-LII), Padova, Antenore, 1991, p. 265-290.
-- Raimondi (F.P.), « Vanini e Mersenne », Scuola e cultura
nella realtà del Salento. Annuario del Liceo Scientifico Giulio Cesare
Vanini di Casarano, Carra Editrice, Casarano (Lecce), 1995, p. 9-62
(la polémique contre Vanini, champion de l'athéisme selon
Mersenne, occupe une place considérable dans son oeuvre apologétique
et presque tous les arguments des athées condamnés dans les
Questiones celeberrimae sont formulés dans les termes mêmes
de Vanini).
-- « Vanini et Mersenne », dans J.-P. Cavaillé et D.
Foucault (éd.), Aux sources du libertinage philosophique du XVII
siècle : Giulio Cesare Vanini (1585-1619).
-- voir aussi Cavaillé, « À propos du Discours sur
ce qu'on appelle philosophe chrestien ».
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Renan, t. III, Paris, Calmann-Lévy, 1949 (spéc. p. 229
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Rétat (P.), -- Le Dictionnaire de Bayle et la lutte philosophique
au XVIII siècle, Paris, Les Belles Lettres, 1971 (spéc.
p. 227-243 : « La libre pensée française : les manuscrits
clandestins » ; aussi p. 82-89, sur les Difficultés [...]
au P. Malebranche, L'Examen de la religion, De la conduite
qu'un honnête homme..., Le Ciel ouvert à tous les hommes).
-- (éd.), Traité des trois imposteurs (réimpression
anastatique de l'éd. de 1777), Saint-Etienne, Centre Interuniversitaire
d'éditions et de rééditions (Images et témoins
de l'âge classique, 3), 1973 (Préface, p. 7-20).
-- « Meslier et Bayle : un dialogue cartésien et occasionaliste
autour de l'athéisme », dans R. Desné (éd.),
Le Curé Meslier et la vie intellectuelle..., p. 497-516.
-- « Érudition et philosophie : Mirabaud et l'Antiquité
», dans O. Bloch (éd.), Le Matérialisme du XVIII
siècle..., p. 91-99.
Révah (I.S.), (éd.), Antonio Enriquez Gomez, Politica Angélica,
Segunda parte, Revue des études juives, 121,
1962, p. 81-168 (poète espagnol lié aux cercles des crypto-juifs
portugais, Gomez imprima à Rouen en 1647, pour une diffusion restreinte,
ce manifeste politique antichrétien en faveur de la liberté
de conscience. Édité ici d'après le seul exemplaire
subsistant).
-- Spinoza et Juan de Prado, The Hague, Mouton, 1989.
-- Des marranes à Spinoza. Textes réunis par Henry
Méchoulan, Pierre-François Moreau et Carsten Wilke, Paris,
Vrin, 1995 (ce recueil réunit les publications du grand hispaniste
sur les rapports entre le phénomène marrane et les déviationismes
religieux ou l'irréligion au sein de la communauté juive hollandaise
au XVII siècle : publications qui ont fait date, comme « L'hérésie
marrane dans l'Europe des XV -XVIII s », « La religion d'Uriel
da Costa... », Spinoza et le Dr Juan de Prado [sans la partie
documentaire], « Aux origines de la rupture spinozienne », et
conférences complémentaires données à l'E.P.H.E.
puis au Collège de France. Carl Gebhardt avait en son temps profondément
marqué l'enracinement marrane et « nouveau juif » de
la rupture spinozienne. Révah, tout en contestant l'explication socioculturelle
de son prédécesseur par l'« âme divisée
» des ex-marranes, insistant au contraire sur la singularité
et le caractère exceptionnel des itinéraires personnels d'Uriel
da Costa, Rivera, Prado, Spinoza ou d'autres, et traçant entre eux
des lignes d'influence, a exhumé une masse considérable de
documents parmi les archives hollandaises, portugaises et espagnoles (archives
inquisitoriales) qui ont profondément renouvelé nos connaissances
sur ces personnages -- au premier chef Spinoza --, leurs milieux d'origine
dans la Péninsule ibérique et d'exil en Hollande).
Ricci (S.), La fortuna del pensiero di Giordano Bruno, 1600-1750,
Firenze, 1990.
Ricken (U.), « Structures sémantiques et critique sociale dans
le Mémoire des pensées et sentiments de Jean Meslier
», dans R. Desné (éd.), Le Curé Meslier et
la vie intellectuelle..., p. 367-383.
Ricuperati (G.), L'esperienza civile e religiosa di Pietro Gianonne,
Milano-Napoli, Ricciardi, 1970 (spéc. cap. VI, p. 395-492 : «
Libertinismo e deismo a Vienna : Spinoza, Toland e il "Triregno"
»).
-- « Jean Meslier e la sua varia fortuna », Rivista storica
italiana, LXXXVII (1975), p. 533-556.
-- « Il problema della corporeità dell'anima dai libertini
ai deisti », dans S. Bertelli (éd.), Il Libertinismo in
Europa, Milano-Napoli, Ricciardi, 1980, p. 369-415.
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-- (éd.) Claude Gilbert, Histoire de Caléjava. Dans
la coll. Textes littéraires, Exeter University, LXXIV (1990),
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(3 éd., t. II, p. 219-221 et p. 285, sur Meslier).
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Éditions Sociales, 1966 (p. 58-75 : présentation de l'Histoire
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1992, 107 p. (roman satirique antichrétien du Poète espagnol
Gomez, lié aux cercles des crypto-juifs portugais, écrit vers
1646-1648, et édité d'après l'unique manuscrit conservé).
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1972.
-- Nicolas Gueudeville and his work (1652-172?), The Hague-Boston-London,
M. Nijhoff, 1982 (spéc. chap. I, iii : « L'Esprit des cours
de l'Europe » ; iv : « The critique of Fénelon's Télémaque
» ; v : « Dialogues des morts » ; viii : « Works
attributed to Gueudeville »).
-- « Le déisme critique dans un roman "inconnu" de
Tyssot de Patot », dans N. Boursier et D. Trott (éd.), La
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67-73 (=Biblio 17, n· 54).
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-- (éd.) Simon Tyssot de Patot, Voyages et avantures de Jaques
Massé : Paris, Universitas, 1993 (coll. « Libre pensée
et littérature clandestine ») (les Voyages eurent dès
leur parution un succès de scandale, dû surtout à leur
orientation anti-chrétienne. Le roman se place dans la tradition
de la littérature utopique et imaginaire de la fin du XVII s., même
si cinq chapitres sur seize seulement sont consacrés à la
description du pays inconnu visité par Massé. Dans son introduction,
l'éditeur donne un aperçu de la vie et du parcours intellectuel
de T*, congédié de l'Université de Deventer pour spinozisme.
Le cartésianisme et Spinoza constituent en effet ses sources principales
; la physique cartésienne eut sur lui une influence remarquable,
orientée qu'elle est en un sens antichrétien voire athée.
La présentation de l'oeuvre fournit un résumé minutieux
du roman, une analyse des thèmes principaux, une étude des
sources, de la structure romanesque, de la fortune de l'oeuvre, plusieurs
fois rééditée et traduite au XVIII s.. Est reproduite
ensuite l'édition originale des Voyages, portant la date de
1710 mais imprimée en fait entre 1714 et 1717. Suivent une bibliographie
à jour et un index. Compte rendu par R. Trousson dans la R.H.L.F.,
XCIV, n· 6, nov.-déc. 1994, p. 1086-87 ; par R. Granderoute
dans Dix-huitième siècle, n· 26, 1994, p. 565-566).
-- « Le spinozisme dans les Lettres choisies de Tyssot de Patot
», dans Georges Bérubé et Marie-France Silver (éd.),
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Doctor of Philosophy, Columbia University, 1959 (dactylogramme).
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Scheurleer, 1716 (extrait dans les Mémoires de littérature
de Sallengre, I, 2 partie, La Haye, 1716, art. VIII, p. 376-385, souvent
reproduit ensuite entre les « Sentiments » et la « Réponse
» de La Monnoie dans les copies ms. et éd. du traité
du XVIII siècle).
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-- (éd.),Traktat über die drei Betrüger, Traité
des trois imposteurs (L'Esprit de Mr Benoît de Spinoza). Kritisch
herausgegeben übersetzt, kommentiert und mit einer Einleitung,
Hamburg, Felix Meiner Verlag, 1992 (Coll. « Philosophische Bibliothek
») (texte de l'édition de 1768 -- à l'exception du dossier
annexe La Monnoie, etc. -- et traduction allemande en regard, avec signalement
des variantes sur les éditions antérieures du traité,
y compris L'Esprit de Spinoza de 1719. 152 pages d'introduction retraçent
l'histoire du texte (daté fin XVII ) et analysent son contenu. Riche
annotation ; importante bibliographie ; index des noms et des sujets. Compte
rendu de cette édition par M. Benítez dans Dix-huitième
siècle, n· 25, 1993, p. 520-521).
-- (éd.), Friedrich Wilhelm Stosch, Concordia rationis et fidei
(1692), Stuttgart- Bad Canstatt, Frommann-Holzboog, 1992 (Coll. «
Philosophische Clandestina der deutschen Aufklärung », 1 / 2)
(la Concordia de Stosch [1648-1704], parue en 1692, est l'un des
premiers et plus importants textes "clandestins" composés
pendant l'Aufklärung allemande. Imprimée anonymement
à cent exemplaires, presque tous ont brûlé dans un autodafé
à Berlin en 1694. Ce texte a donc été diffusé
au XVIII s. surtout sous forme manuscrite. Comme les philosophes français
contemporains les plus radicaux, Stosch vise à miner la théologie
et la révélation chrétienne et à réfuter
les présupposés fondamentaux des systèmes métaphysiques
de son temps : distinction entre substances coporelle et spirituelle, libre
arbitre, immatérialité et immortalité de l'âme,
création du monde, conception finaliste de l'univers, concepts de
vertu et de mérite, le tout aboutissant au refus de l'existence d'un
dieu personnel. La variété de ses sources représente
un témoignage important : les sociniens, l'attaque de Balthazar Bekker
contre la sorcellerie, l'empirisme de Locke (à travers l'abrégé
de Jean Leclerc), certains aspects de l'exégèse biblique de
La Peyrère, et, avant tout, l'atomisme de Gassendi ainsi que l'Éthique
et le Traité théologico-politique de Spinoza. Le sort
de l'athée à cette époque peut être étudié
grâce aux dossiers du procès dans lequel il fut impliqué
immédiatement après la publication de la Concordia,
publiés au milieu du XVIII siècle et reproduits ici p. 239-312,
accompagnés d'une bio-bibliographie, p. 313-329. Compte rendu de
cette édition dans Dix-huitième siècle, n·
25, 1993, p. 521).
-- (éd.), Jakob Friedrich Reimann, Historia universalis atheismi
et atheorum falso et merito suspectorum [1725] : Stuttgart -- Bad Cansstatt,
Frommann-Holzboog, 1992 (Coll. « Philosophische Clandestina der deutschen
Auflärun » sous la direction de Martin Pott en collaboration
avec Ulrike Meyer, vol. II, 1) (Reimmann, 1663-1743, fut l'un des premiers
historiographes de l'« athéisme » (= de l'« hétérodoxie
») à prêter attention à la critique radicale de
la religion, au panthéisme et au matérialisme exprimés
dans les traités clandestins à l'aube des Lumières
-- traités dont il possédait une riche collection. On trouve
des références à plusieurs d'entre eux dans l'Historia.
Compte rendu de cette édition par D. Bourel dans Dix-huitième
siècle, n· 25, 1993, p. 526-27).
-- Sur quelques traductions anciennes et parfois inconnues du Traité
des trois imposteurs / Esprit de Spinoza », La Lettre
clandestine, 2 (1993), p. 63-64 ; « Notes et conjectures sur le
Symbolum Sapientæ », ibid., p. 67-68.
-- « Jean Bodins Colloquium heptaplomeres in der deutschen
Aufklärung », à paraître dans G. Gawlick et F. Niewöhner
(éd.), Das Colloquium des Jean Bodin [Actes du Colloque de
Wolfenbüttel, octobre 1991], 1994.
-- « Philosophische Clandestina und Religionskritik », à
paraître dans H. Holzhey et W. Schmidt-Biggemann (éd.), Grundriss
der Geschichte der Philosophie, 17. Jahrhundert, Bd. 4, Bâle,
1994.
-- « Heterodoxie und natürliche Theologie in der deutschen Frühaufklärung
», dans H.E. Boedeker et W. Schmidt-Biggemann (éd.), Strukturen
der deutschen Frühaufklärung, 1994 (sur le Symbolum sapientæ,
l'Origo et fundamenta religionis christianæ et quelques autres
textes clandestins).
-- « Die Handschriften des Buches Von den drei Betrügern
(De tribus impostoribus) », Das achtzehnte Jahrhundert.
Mittelungen der Deutschen Gesellschaft für die Erforschung des achtzehnten
Jahrhunderts, XVIII-1, 1994 (Briefwechsel, geheime Korrespondenzen,
klandestine Schriften), p. 44-55.
-- « Spinoza um Untergrund. Zur Rezeption seines Werks in der "littérature
clandestine" », dans Delf (A.), Schoeps (J.H.), Walther (M.),
Spinoza in der europäischen Geistesgeschichte, Berlin, Hentrich,
1994, p. 142-161 (s'interrogeant sur le sens de la présence de Spinoza
dans la littérature clandestine, l'A* identifie quatre aspects principaux
de la question : 1. le thème de l'« athée vertueux»
; 2. le détournement matérialiste de la métaphysique
de la substance ; 3. l'impact du déterminisme spinoziste sur les
problématiques morales ; 4. la critique de la religion révélée.
La philosophie de Spinoza, tout en étant l'une des sources principales
de la littérature clandestine, tend à perdre ses traits caractéristiques,
au nom d'une radicalisation -- parfois simpliste -- de ses positions. Cela
marque en même temps la distance qui sépare le spinozisme de
la philosophie des Lumières).
-- (éd.) Johann Georg Wachter : Der Spinozismus im Jüdenthumb
(1699), Stuttgart-Bad Cannstatt, Frommann-Holzboog, 1994 (Coll. «
Freidenker der europäischen Aufklärung », éd. W.
Schröder, I / 1). Et (éd.) idem, De primordiis christianae
religionis (1703 / 1717), Elucidarius cabalisticus (1706), Origines
juris naturalis (1704), et documents, Stuttgart-Bad Cannstatt, Frommann-Holzboog,
[février] 1995 (Coll. « Freidenker der europäischen Aufklärung
», éd. W. Schröder, I / 2) (Wachter [1673-1757], plus
philosophe que Lau, plus érudit que Stosch, était la figure
éminente de la première époque du spinozisme allemand.
De sa main existent trois imprimés relatifs à Spinoza : le
premier, le Spinozismus im Jüdenthumb (Amsterdam, 1699), est
encore hostile aux doctrines centrales de Spinoza. La métaphysique
« panthéiste » de l'Éthique et l'«
immoralisme » de la théorie du droit naturel développée
dans le Tractatus politicus sont réfusées, mais W*
s'inspire de la critique spinozienne du texte et des doctrines révélées
de l'Écriture en la radicalisant. Non seulement la révélation
de l'A.T., mais la plupart des dogmes chrétiens, en particulier ceux
de l'incarnation et de la trinité, contredisent la « religion
naturelle », qui est selon W* la norme pour juger de tous les religions
révélées. Enfin, l'idée même d'une révélation
divine est refusée, car elle exclut nécessairement du salut
tous ceux qu'elle ne peut pas atteindre: les sauvages, les « payens
» de l'antiquité. C'est la « religion naturelle »,
qui seule est accessible à tout le genre humain, et qui est suffisante
comme guide moral.
W* était aussi un "écrivain clandestin". Quelques
mss. oubliés depuis le XVIII s. ont été retrouvés
récemment : la Theologia Martyrum, sur l'histoire des dogmes
à l'époque patristique, et le De origine rerum humanarum
ex Affectibus Zodiacus Caballisticus, qui développe une psychologie
proche de la théorie des affections de l'Éthique III.
Le plus important des inédits de W* est son De Primordiis Christianae
Religionis Libri duo : Quorum prior agit de Essaeis, Christia norum inchoatoribus,
Alter de Christianis, Essaeorum Posteris, sur l'origine du christianisme.
Plusieurs mss. en circulaient pendant le XVIII s. ; les deux conservés
aujourd'hui représentent deux versions très differentes du
texte (la 1 de 1703 et la 3 et dernière de 1717). L'éd. critique
présente ces deux états du texte, qui est l'un des premiers
documents du naturalisme anti-scripturaire, utilisant les méthodes
et résultats de l'histoire comparée des religions contre le
surnaturalisme de la théologie chrétienne. Le principe que
toutes les religions prétendues divines eurent une origine naturelle
est appliqué au christianisme. Sur la base de presque tous les témoins
antiques accessibles sur les Esséniens (bien avant la découverte
de la bibliothèque de Qumran), le christianisme est dérivé
de cette communauté judaïque: Jésus (comme Jean le Baptiste)
était disciple des Esséniens ; les chrétiens ont plagié
la théologie et la morale Essénienne -- un topique très
répandu dans la critique anti-religieuse après le XVIII s.
W* était aussi engagé dans la rédaction d'un autre
traité clandestin inédit, le Symbolum sapientiae /
Cymbalum mundi anonyme. Les traces de sa rédaction se trouvent
seulement dans la version dernière du Symbolum, représenté
notamment par le ms. de Wittenberg. C'est une facette étonnante du
caractère de ce libre-penseur déiste allemand, qu'il ait joué
un rôle important dans l'histoire d'un texte, qui est -- à
côte du Theophrastus redivivus -- un des premiers témoignages
documentaires d'un athéisme strictement philosophique.
Le second volume contient aussi les écrits vraiment spinozistes de
W*, témoignages rares d'une évolution de la métaphysique
(Elucidarius cabalisticus, 1706) et de la philosophie du droit spinoziennes
(Origines juris naturalis, 1704). Des documents sont publiés
en annexe : une autobiographie succincte de W*, une dissertatio academica
contre W* (Staalkopff, 1707), et la critique leibnizienne de l'Elucidarius
cabalisticus (publiée par Foucher de Careil en 1854 sous le titre
Réfutation inédite de Spinoza par Leibniz, éditée
). Voir le résumé de W. Schröder dans La Lettre clandestine
n· 3, 1994).
-- « Sur la fortune de l'Examen de la religion en Allemagne
», La Lettre clandestine, 3 (1994), p. 26-28.
-- « Le Pseudo-Vallée dans la bibliothèque de
Gustav Schroedter », La Lettre clandestine, 4 (1995), p. 53
(confirmation de la présence du ps.-Vallée dans leCatalogus
bibliothecae Gustavi Schroedteri de 1724).
-- « Quelques traductions inconnues de textes philosophiques clandestins
», La Lettre clandestine, 4 (1995), p. 53-54 (d'aprèsVerzeichnis
der Bücher so gesamlet Johann Christian Gottfried Jahn, Frankfurt
/ Leipzig 1755-57).
-- « Aporien des theologischen Liberalismus. Johann Lorenz Schmidts
Plädoyer für "eine allgemeine Religions- und Gewissensfreyheit"
», dans Lothar Kreimendahl (éd.), Aufklärung und Skepsis.
Studien zur Philosophie- und Geistesgeschichte des 17. und 18. Jahrhunderts.
Günter Gawlick zum 65. Geburtstag, Stuttgart-Bad Cannstatt, Frommann-Holzboog,
1995, p. 215-231 (cf. p. 229 sq. sur une "réfutation"
de l'Examen de la religion).
-- article « Untergrundliteratur (littérature clandestine)
», dans Werner Schneiders (éd.), Lexikon der Aufklärung.
Deutschland und Europa, München, 1995, p. 424 sq.
-- « Jean Bodins Colloquium Heptaplomeres in der deutschen
Aufklärung », dans G. Gawlick et Fr. Niewöhner (éd.),
Jean Bodins "Colloquium Heptaplomeres"..., p. 121-137.
-- « Aporien des theologischen Liberalismus. Johann Lorenz Schmidts
Plädoyer für "eine allgemeine Religions- und Gewissensfreyheit"
», dans Lothar Kreimendahl (éd.), Aufklärung und Skepsis.
Studien zur Philosophie- und Geistesgeschichte des 17. und 18. Jahrhunderts.
Günter Gawlick zum 65. Geburtstag, Stuttgart-Bad Cannstatt, Frommann-Holzboog,
1995, p. 215-231 [p. 229 sq. sur une « réfutation »
de l'Examen de la religion].
-- Ursprünge des Atheismus. Untersuchungen zur Metaphysik- und Religionskritik
des 17. und 18. Jahrhunderts. Habilitationsschrift zur Erlangung der
Venia legendi im Fach Philosophie. Dem Fachbereich Philosophie und Sozialwissenschaften
I der Freien Universität, Berlin, 1995 (composition : Einleitung. I.
Atheismus und Heterodoxie in der Geschichte der Philosophie. II. Die Exzeptionalität
des Atheismus. III. Semina impietatis : Religionskritik unterhalb der Schwelle
des Atheismus (1. Bible-, Offenbarungs- und Dogmenkritik. 2. Die Instrumentalisierung
und Stabilisierung der Rationaltheorie durch die Bibelkritik (a. Philologisch-historische
Bibel- und Dogmenkritik ; b. Bibel- und Dogmenkritik am Maßstab der
natürlichen Religion). 3. Die Funktion der Bibelkritik in atheistischen
Texten. 4. Religionspsychologie und Ideeologiekritik. 5. Die Erosion der
natürlichen Religion. 6. Zusammenfassung. IV. Die Kritik der philosophischen
Theologie (1. Kritik der Gottesbeweise [a. Das kosmologische Argument ;
b. Das teleologische Argument. c. Das Argument « e consensu omnium
»]. 2. Contra deum testimonia : Gegenargumente [a. Die Widersprüchlichkeit
des philosophischen Gottesbegriffs und seine Unterträglichkeit mit
der Religiösen Gottesvorstellung ; b. Genealogie des Gottesvorstellung,
Ideologiekritik und REligionspsychologie ; c. Politische und gesellschaftstheoretische
Einwände. Antiklerikalismus ; d. Das Theodizee-Argument]. V. «
Praeiudicium saeculi moderni ». Die beiden geläufigen Genealogien
des Atheismus (1. Die « neue Wissenschaft von der Natur » (a.
Wunderkritik ; b. Antifinalismus ; c. Gegenentwürfe zur Rationalpsychologie
; d. Kosmologische Gegenentwürfe ; e. Theorien vom Ursprung des Lebens).
2. Der « neuzeitliche Rationalismus ». 3. Zusammenfassung).
VI. Materialistische Weltanschauung und kritische Skepsis : Die Beiden Gestalten
des frühen Atheismus (1. Weltanschauung : Pantheismus und materialistische
Metaphysik. 2. Kritische Skepsis : Der agnostische Atheismus und seine Vorstufen
[a. Der Fideismus und seine skeptizistischen Gegner ; b. Skeptische Kritik
an der christichen Dogmatik und Aushöhlung der Rationaltheologie ;
c. Erneuerung des authentischen Pyrrhonismus ; d. Agnostischer Atheismus].
VII. Schlussbemerkung. Anhang I : Die Hauptquellen. Datierung, Zuschreibung,
Überlieferung [analyse, sous 37 rubriques, d'une cinquantaine de manuscrits
clandestins]. Anhang II : Symbolum sapientae (1. Text. 2. Erläuterungen).
Literaturverzeichnis).
-- « Bonaventure des Périers und Geoffroy Vallée. Zwei
"Ertz-Atheisten" des 16. Jahrhunderts und ihre Wiedergänger
in der Aufklärung », dans Friedrich Niewöhner et Olaf Pluta
(éd.), Atheismus im Mittelalter und in der Renaissance. Actes
du colloque de Wolfenbüttel, octobre 1995, à paraître
(Wiesbaden, Harrassowitz, l997).
Schwarzbach (B.E.), « The problem of the Kehl additions to the Dictionnaire
philosophique : sources, dating and authenticity », Studies
on Voltaire and the eighteenth century, n· 201 (1982), p. 7-66
(spéc. p. 46-49 : « Excursus regarding Voltaire's contact with
the Analyse and the Examen critique »).
-- « Sur l'attribution de deux textes "clandestins" à
Jean Lévesque de Burigny », Revue d'histoire littéraire
de la France, LXXXV (1985), p. 54-59 (sur l'Examen critique des apologistes
et les Recherches sur les miracles).
-- « Les adversaires de la Bible », dans Y. Belaval et D. Bourel
(éd.), Le Siècle des Lumières et la Bible, Paris,
Beauchesne, 1986, p. 139-166.
-- « The sacred genealogy of a Voltairean polemic : the development
of critical hypotheses regarding the composition of the canonical gospels
», Studies on Voltaire and the Eighteenth century, n·
245, Oxford, The Voltaire Foundation, 1986, p. 303-349 (comporte des considérations
sur les histoires non-canoniques de Jésus).
-- « Sur les rapports entre les éditions du Traité
des trois imposteurs et la tradition manuscrite de cet ouvrage »,
Nouvelles de la République des Lettres, VII (1987), p. 111-136.
-- « Étienne Fourmont philosophe in disguise »,
Sudies on Voltaire and the eighteenth century, n· 102, 1973,
p. 65-119.
-- « Une légende en quête d'un manuscrit : le Commentaire
sur la bible de Mme du Châtelet », dans F. Moureau (éd.),
De bonne main..., p. 97-116 (recherche du « meilleur candidat
à l'honneur d'être ce commentaire » mystérieux.
On se tourne en particulier sur le ms. classé n· 58 par Benítez,
comparé avec les données tirées de plusieurs témoignages,
et l'on refuse au passage la reconstruction opérée par Wade,
à laquelle est imputée une surévaluation des connaissances
de Voltaire et de Mme du Châtelet en matière d'écrits
clandestins lors du séjour à Cirey. Conclusion agnostique
: rien ne permet d'identifier positivement ce Commentaire de la marquise
avec Benítez 58, mais cette possibilité ne peut être
non plus exclue).
-- « La Critique Biblique dans les Examens de la Bible et dans
certains autres traités clandestins », La Lettre clandestine,
4 (1995), p. 69-86.
-- « "There is much to be learnt from a cynical devil"...
Critique biblique et religion des philosophes et clandestins au XVIII siècle
», Revue de la Société Ernest Renan, 1996, à
paraître.
-- « Les études bibliques à Cirey : de l'attribution
à Mme du Châtelet des Examens de la Bible et de leur
typologie », à paraître dans les Actes du colloque de
Joinville sur la vie intellectuelle à Cirey (1995).
-- « La critique biblique dans les Examens de la Bible et dans certains
autres traités clandestins », Transactions of the Ninth
International Congress on the Enlightenment, II, Oxford, Voltaire Foundation
(= Studies on Voltaire and the Eighteenth century, n· 347),
1996, p. 775-776 (Congrès de Münster, 23-29 juillet 1995. Table
ronde sur l'« Édition des manuscrits philosophiques clandestins
»).
-- « A quo ? -- Datation de l'Opinion des anciens sur les
Juifs (Benítez, n· 134). Ad quem ? -- Une source
des Lettres persanes, LX », La Lettre clandestine, 5
(1996).
-- « Le Messianisme juif dans divers écrits du siècle
des Lumières », dans ibid., 2 partie (G. Artigas-Menant
et A. McKenna éd.), Tendances actuelles dans la recherche sur
les clandestins à l'Âge classique.
-- voir aussi Fairbairn (A. W.).
Secret (F.), Bibliographie des manuscrits de Guillaume Postel, Genève,
Droz, 1970.
-- « Notes sur Guillaume Postel. La correspondance de G.P. III. La
lettre de Postel à Masius du 24 août 1563 », Bibliothèque
d'Humanisme et Renaissance, XXIII, 1961, p. 524-550 (voir à propos
de la parabole des trois anneaux).
Segal (L.A.), Nicolas Lenglet Du Fresnoy (1674-1755) : a study of historical
criticism and methodology in early eighteenth-century France, Ph.D dissertation,
Columbia University, 1968 (inédit).
-- « Nicolas Lenglet Du Fresnoy : tradition and change in French historiographical
thought of the early eighteenth century », Studies on Voltaire
and the Eighteenth Century, n· 98 (1972), p. 69-117.
-- « Lenglet Du Fresnoy : the reason of a cleric in eighteenth-century
France », ibid., n· 116 (1973), p. 251-279.
Seidengart (J.), « L'infinitisme panthéiste de John Toland
et ses relations avec la pensée de Giordano Bruno », Revue
de Synthèse, t. 116, 4 S., n· 2-3, avril-septembre 1995,
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Shelford (A.G.), « Worse than the Three Impostors ? Towards an Interpretation
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Sheridan (G.), The life and works of Nicolas Lenglet Dufresnoy, Ph.D.
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-- « Voltaire's Henriade : a history of the "subscriber"
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-- « Censorship and the booktrade in France in the early eighteenth
century : Lenglet Dufresnoy's Méthode pour étudier l'histoire
», Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, n·
241 (1986), p. 95-107.
-- Nicolas Lenglet Dufresnoy and the Literary Underworld of the ancien
régime, Oxford, The Voltaire Foundation, 1989 (= Studies on
Voltaire and the Eighteenth Century, n· 262). (cf. spéc.
chap. 4 : « Lenglet and libertinage : 1729-1739 », entre autres
sur la première publication, en 1731, de l'Essai de métaphysique
de Boulainviller dans le recueil Réfutation des erreurs de B.
de Spinoza).
-- « Aux origines de l'Essai de métaphysique du comte
de Boulainviller : le Korte verhandeling », dans W. van Bunge
et W. Klever (éd.), Disguised and overt spinozism around 1700,
Leiden ; New York ; Köln : E.J. Brill, 1996, p. 321-332 (l'Essay
de métaphysique de Boulainviller connut une assez grande dissémination,
en France comme à l'étranger, avant son impression dans le
recueil Réfutation des erreurs de Benoît de Spinoza de
Lenglet-Dufresnoy (1731). La réputation du comte comme sympathisant
spinoziste précède assurément cette édition.
La structure bipartite de l'Essay évoque celle du Court
traité de Spinoza, qui ne fut publié qu'en 1862, mais
qui courut en manuscrit (traduit en hollandais) parmi les proches de Spinoza.
Se peut-il que Boulainviller ait eu accès au Court traité
? C'est ce que suggère l'auteur, qui relève que B*, d'après
ses propres dires, utilisa des ouvrages manuscrits provenant de sources
proches du spinozisme hollandais, et qui s'appuie notamment sur un petit
texte des Extraits des lectures de M. le comte de Boulainviller avec
des réflexions dont le titre comme le contenu (les commentaires
de Boulainviller) évoquent le C.T. : « Abrégé
ou courte exposition de l'opinion de Spinoza touchant la divinité,
l'esprit humain et les fondements de la morale ». L'exégèse
confuse du spinozisme constatable dans l'Essay pourrait ainsi s'expliquer
par une double influence du C.T. et de L'Éthique).
-- « Essai de métaphysique dans les principes de B*** de
S*** de Henri de Boulainviller : problèmes et méthode
de l'édition », Transactions of the Ninth International
Congress on the Enlightenment, II, Oxford, Voltaire Foundation (= Studies
on Voltaire and the Eighteenth century, n· 347), 1996, p. 777-780
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& Cie, s.d. [1941] (première bibliographie critique, assez fautive,
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[1942] ; Garches, Éd. du Nouvel humanisme, 1947.
-- Un Révolté du Grand Siècle, Henry de Boulainviller,
Boulogne-sur-Seine, 1947 ; Garches, Éditions du Nouvel humanisme,
1948 (préface de H. Gouhier).
-- « Raison, imagination, entendement », Dix-septième
siècle, 1956, p. 391-396 (extraits de l'Idée d'un système
général de la nature).
-- Nicolas Fréret académicien, Genève, Institut
et musée Voltaire (= Studies on Voltaire and the eighteenth century,
n· 17), 1961, spéc. p. 173-190 (contestation de l'attribution
de la Lettre de Thrasybule à Leucippe à Fréret).
-- « La vie difficile et l'oeuvre complexe de Henry de Boulainviller
», Bulletin trimestriel de la Société des Antiquaires
de Picardie, LII (1968), p. 220-233 (aucune nouveauté).
-- (éd.), Boulainviller, oeuvres philosophiques, The Hague,
M. Nijhoff, 2 vol., 1973 et 1975 (t. I, p. 1-9 : Abrégé
ou courte exposition de l'opinion de Spinoza touchant la divinité,
l'esprit humain ou les fondements de la morale ; p. 83-212 : Essay
de métaphysqiue dans les principes de Benoît de Spinoza
; p. 213-230 : Exposition du système de Benoît Spinosa et
sa Défense contre les objections de M. Régis ; p. 231-252
: Examen de la réfutation faite par M. Régis de l'opinion
de Spinosa sur l'existence et la nature de Dieu ; p. 253-291 : Histoire
des opinions des Anciens sur la nature de l'âme ; p. 292-306 :
Traité de l'immortalité de l'âme ; p. 314-339
: Lettre d'Hippocrate à Damagète).
Skrzypek (M.), « L'athéisme de Meslier », Euhemer,
1966, n· 5, p. 45-54.
-- « Francuscy prekursorzy Feuerbacha. Oswieceniowa redukja teologii
do antropologii » [Les précurseurs français de Feuerbach.
La réduction de la théologie à l'anthropologie au siècle
des Lumières], Euhemer, 1970, n· 2, p. 81-91.
-- « La fortune de Jean Meslier en Russie et en U.R.S.S. »,
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-- « La philosophie clandestine des Lumières polonaises »
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-- « L'athéisme de Meslier et l'athéisme marxiste »,
dans R. Desné (éd.), Le Curé Meslier et la vie intellectuelle...,
p. 517-537.
-- « La diffusion clandestine du matérialisme francais dans
les Lumières polonaises », dans O. Bloch (éd), Le
Matérialisme du XVIII siècle..., p. 263-271.
-- « La contribution de Fontenelle à la science des religions
», dans A. Niderst (éd.), Fontenelle [Actes du colloque
de Rouen, 1987], p. 657-666.
-- « La métaphysique de Condillac et les problèmes de
l'histoire des religions », dans G. Canziani (éd.), Filosofia
e religione..., p. 267-287 (une traduction polonaise de Condillac, ouvrage
de l'abbé I. Przybylski, est l'objet principal de cet article. Plus
qu'une traduction, c'est une réélaboration : non satisfait
par l'analyse des phénomènes religieux proposée par
Condillac, l'abbé y substitue des extraits tirés des Ruines
de Volney, en radicalisant ainsi le message. La religion devient un produit
historique de l'activité des hommes, sans rapport avec la révélation
divine : la théologie est ainsi réduite à l'anthropologie,
sur la base des nouvelles recherches ethnologiques. Rédigé
vers 1800, l'ouvrage de Przybylski naît dans les milieux jacobins
polonais, fort intéressés à l'oeuvre de Volney).
Slee (J.C. van), « Simon Tyssot de Patot, hoogleraar aan de Illustre
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memory of Robert Shackleton, Oxford, The Voltaire Foundation, 1988,
p. 277-282 (sur Rousseau copiste de la Lettre de Thrasybule et le
destin de l'une de ces copies commandée par Helvétius).
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(Société des études robespierristes), p. 5-7.
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aux oeuvres de Jean Meslier (R. Desné et al. éd.),
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», dans J. Droz (éd.), Histoire générale du
socialisme, Paris, P.U.F., 1972, t. I, p. 103-194 (spéc. p. 103-123
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sur le curé Meslier. Actes du colloque international d'Aix-en-Provence,
21 novembre 1964, organisé par le Centre Aixois d'études et
de recherches sur le XVIII siècle, Société d'études
robespierristes), Paris, Clavreuil, 1966.
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Verlag, 1930. Traduction française : La Critique de la religion
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Paris Éditions du Cerf, coll. « La nuit surveillée »,
1996 (avec présentation, notes additionnelles, index thématique,
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Terada (M.), « Le médecin Gaultier, Réponse ou
Parité de la vie et de la mort : possibilités et limites
de la littérature colandestine en France au XVIII siècle »
[en japonais], dans Bulletin of the College of General Education,
Nagoya City University (Humanities and Social Sciences Section), [1] n·
41, mars 1995, p. 37-51, et [2] n· 42, mars 1996, p. 97-111 (dans
la philosophie du médecin Gaultier, le scepticisme ne joue pas un
rôle positif pour développer sa vision matérialiste
du monde ; il la contrarie plutôt en rendant ambiguë la différence
entre la vie et la mort, l'organisé et l'inorganisé. Le trait
le plus saillant de la philosophie de G* réside dans son "émergencisme",
provenant de sa culture médicale, qui refond en concepts biologiques
avant la lettre des notions animistes et archaïques telles que "germe",
"sève" , "humide radical" , etc. En cela, G*
ouvre une voie sur les concepts à venir tels que "organisme",
"milieu", "adaptation", etc. Pareil "émergencisme"
se retrouve presque à la même époque dans certains ouvrages
des libres penseurs d'outre-mer comme Toland et Collins, mais leurs considérations
sont plus ancrées dans la métaphysique que dans la physiologie
et l'embryologie contemporaines et aucune relation d'influence n'est vraiment
tangible. Si l'organisation est, comme ce que dit F. Jacob, le mot clef
de la biologie moderne, Gaultier mérite le titre de pré-biologiste).
Thomson (A.), « Meslier et La Mettrie », dans R. Desné
(éd.), Le Curé Meslier et la vie in tellectuelle...,
p. 467-484.
-- « Qu'est-ce qu'un manuscrit clandestin ? », dans O. Bloch
(éd), Le Matérialisme du XVIII siècle..., p.
13-16.
-- et F. Weil, « Manuscrits et éditions de l'Examen de la
religion », dans O. Bloch (éd.), Le Matérialisme
du XVIII siècle..., p. 177-185.
-- « La Mettrie et la littérature clandestine », ibid.,
p. 235-244.
-- « The Materialism and spinozism of early 18th-century French exiles
in the Netherlands », dans Philosophy in the Netherlands in the
17th and 18th centuries [Actes du colloque d'Utrecht, nov. 1988], à
paraître vraisemblablement à Oxford, Univ. Press.
-- « La Mettrie et Fontenelle », dans A. Niderst (éd.),
Fontenelle, p. 413-421.
-- « La littérature clandestine et la circulation des idées
antireligieuses dans la première moitié du XVIII siècle
», dans L'Encyclopédie, Diderot, l'esthétique. Mélanges
en hommage à Jacques Chouillet, Paris, P.U.F., 1991, p. 297-304.
-- notices « Freethinkers », « Clandestine literature
», « Materialism : La Mettrie and clandestine literature »,
dans The Blackwell companion to the Enlightenment, Oxford, Blackwell,
1991.
-- « Guillaume Lamy et l'âme matérielle », dans
Le Matérialisme des Lumières : Dix-Huitième
Siècle, n· 24, Paris, P.U.F., 1992, p. 63-71 (le célèbre
passage de Lamy sur l'âme du monde, qui aura un large retentissement
au XVIII siècle et en particulier dans la littérature clandestine,
est en réalité assez marginal dans son oeuvre. Lamy propose
plutôt une doctrine de l'« âme sensitive » qui le
rapproche de l'épicurisme et de la tradition libertine. Parmi les
traités clandestins, seule l'Ame matérielle utilise
d'une façon systématique ses ouvrages, dont La Mettrie aussi
s'inspire souvent).
-- « L'Examen de la religion », dans G. Canziani (éd.),
Filosofia e religione..., p. 355-372 (l'Examen de la religion
n'est pas un texte d'auteur mais un catalogue d'arguments contre la religion.
Selon A.T., le « milieu d'origine » du texte est celui des huguenots
réfugiés en Hollande, surtout l'entourage de Prosper Marchand.
Les rapports entre les versions principales en 11 et 15 chapitres sont difficiles
à établir, d'autant plus que la première se présente
sous différentes formes. La version primitive semble être celle
attestée par le ms. 13215 de la B.N., à laquelle on a ajouté
après coup plusieurs passages qui modifient le texte dans un sens
déiste. Les interpolations de la version en 15 chapitres consistent
par contre assez souvent en extraits de l'Histoire des oracles de
Fontenelle. Les compilateurs disposaient peut-être d'un ensemble d'éléments
épars, qu'ils ont rassemblés d'une façon ou d'une autre).
-- « Joseph Morgan and the Islamic World », Dix-huitième
siècle, n· 27, 1995, p. 349-363. (Morgan, bon connaisseur
de la civilisation islamique, est le traducteur de l'irréligieuse
Philosophical Dissertation upon Death de Radicati).
-- « L'Examen de la religion autour de 1748 », La
Lettre clandestine, 4 (1995), p. 61-63.
Torrey (N.L.), « Boulainvillier, the Man and the Mask », Studies
on Voltaire and the eigh teenth century, n· 1 (1955), p. 159-173.
Totaro (G.), « Da Antonio Magliabechi a Philip von Stosch : varia
fortuna del De tribus impostoribus e de L'Esprit de Spinosa
a Firenze », dans E. Canone (éd.), Bibliothecæ Selectæ
da Cusano a Leopardi, Firenze, L. Olschki, 1993, p. 377-417 (cet article,
axé sur les figures du bibliothécaire florentin Antonio Magliabechi
-- grand collectionneur de livres et manuscrits, correspondant de Bayle
et Leibniz -- et d'un autre bibliomane impénitent, l'allemand Philip
Stosch, est une véritable mine d'informations sur le débat
italien autour des trois imposteurs à la fin du XVII siècle
et au début du XVIII . Giuseppina Totaro édite également
quelques lettres de Magliabechi, avec plusieurs notes de commentaire. Analyse
détaillée du catalogue de la bibliothèque de Stosch,
dispersée après sa mort).
-- « Nota su due manoscritti delle Adnotationes al Tractatus
theologico-politicus di Spinoza », Nouvelles de la république
des lettres, II, 1990, p. 107-115 (remarques sur la copie manuscrite
florentine des Adnotationes de Spinoza au TTP, ayant appartenu
à Philip Stosch. Cette copie est très proche de celle de Marchand,
conservée à Leiden. C'est un indice qui atteste peut-être
l'existence de rapports entre Stosch et Marchand, que tend à confirmer
un passage de la correspondance du dernier).
-- et Veneziani (M.), « Indici e concordanze del Tractatus theologico-politicus
di Spinoza », dans Lexicon philosophicum. Quaderni di terminologia
filosofica e storia delle idee, éd. A. Lamarra et L. Procesi,
6, 1993, Firenze, Leo S. Olschki, 1993, p. 53-193 (utiles concordances du
Traité théologo-politique -- publiées dans le
cadre des activités du Lessico Intellettuale Europeo de Rome --,
le texte de Spinoza étant un point de repère constant pour
les auteurs des manuscrits. Un index microfiché des concordances,
joint à l'article, permet de réperer le contexte de chaque
occurrence, en renvoyant à la page et à la ligne correspondantes
de l'édition Gebhardt. Des renseignements très intéressants
sur la méthode de la recherche et sur les aspects quantitatifs de
celle-ci sont donnés par Giuseppina Totaro et Marco Veneziani dans
leurs contributions respectives).
-- « Niels Stensen (1638-1686) e la prima diffusione della filosofia
di Spinoza nella Firenze di Cosimo II », dans P. Cristofolini (éd.),
L'Hérésie spinoziste. La discussion sur le Tractatus
theologico-politicus, 1670-1677, et la réception immédiate
du spinozisme [Actes du Colloque international de Cortona, 10-14 avril
1991], Amsterdam-Maarssen, Apa-Holland University Press, 1995, p. 147-168.
Trapnell (W.H.), « Challe's voyage of faith », Studies on
Voltaire and the eighteenth century, n· 302, 1992, p. 117-139
(comporte p. 118-128 une discussion de la controverse opposant F. Deloffre
et C.J. Betts à propos de l'attribution des Difficultés
sur la religion à R. Challe).
-- Thomas Woolston. Madman and Deist ?, Bristol, Thoemmes Press,
1993 (table : Woolston's Life (Northampton. Cambridge. London). Woolston's
Writings (Before The Moderator. The Moderator. The Discourses.
After the Discourses). The Reaction to the Discourses (Defence
of the Clergy. Civil Prosecution of Religious Offences. The Use of Ridicule.
The Defence of Jesus's Miracles. Particular Miracles. Conclusion. Conclusion).
Voltaire and Reimarus (Voltaire. Reimarus). Avec conclusion, bibliographie
et index).
-- « Peut-on dégager une pensée cohérente des
écrits de Woolston ? », Revue d'histoire des religions,
à paraître.
-- « Challe et la "misérable justice humaine de Pascal"
», à paraître dans les actes du Colloque Challe (Paris,
1996).
-- « Challe et le devoir », Actes du colloque d'Aix-en-Provence,
1996, à paraître.
-- voir aussi Deloffre (F.).
Trousson (R.), Histoire de la libre pensée, des origines à
1789, Bruxelles, Espaces de libertés (Éditions du Centre
d'Action laïque), 1993 (une vingtaine de pages -- 191-210 -- bien informées
sont consacrées aux écrits clandestins. Table des matières
: I. De la Grèce aux temps modernes. De l'éveil aux ténèbres.
La Grèce ; la tolérance romaine ; l'Empire et le christianisme
; la fin du paganisme ; le Moyen Âge. II. De la Renaissance à
la Révolution française. [A] Le Siècle de la
réforme. La transformation des mentalités ; pré-réforme
et volonté de changement ; la Réforme ; les plaisantereies
de Rabelais ; les énigmes du Cymbalum mundi ; Jean Bodin et
la tolérance. [B] Le Siècle classique. Les libertins
; Cyrano de Bergerac ; Pierre Bayle ; Fontenelle ; les sentiers du romanesque.
[C] Le siècle des Lumières. Secouer le joug ; la littérature
clandestine ; changer la façon commune de penser ; Monseigneur, je
suis chrétien... ; écraser l'infâme ; les matérialistes
; Diderot ; le baron d'Holbach. Bibliographie et index).
-- introduction à Thérèse philosophe, dans Romans
libertins du XVIII siècle, Paris, Laffont, coll. "Bouquins",
1993, p. 559-573.
Ueda (Y.) : voir Nozawa (K.)
Vallin (P.), « Un témoin de la diffusion des idées philosophiques
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in de ban van Spinoza, Rotterdam, Presses Universitaires de l'Erasmus
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-- « Clandestine cultuur in Nederlands perspectief », Geschiedenis
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-- « Van Velthuysen, Batelier and Bredenburg on Spinoza's Interpretation
of the Scriptures », dans Paolo Cristofolini (éd.), L'Hérésie
spinoziste. La discussion sur le Tractatus theologico-politicus,
1670-1677 [Actes du Colloque international de Cortona, 10-14 avril 1991],
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Belfort à la fin de l'Ancien Régime », Revue d'Alsace,
tome 121, 1995, p. 97-110 (la correspondance des clients belfortains avec
la Société typographique de Neuchâtel (1769-1789) «
permet de mettre en lumière l'existence à la veille de la
Révolution d'un assez vaste commerce de "livres philosophiques"
et prohibés jusqu'ici insoupçonnés »).
-- « La diffusion sous le manteau : la société typographique
de Neuchâtel et les lyonnais », dans F. Barbier, S. Juratic,
D. Varry (éd.), L'Europe et le livre : Réseaux et pratiques
du négoce de librairie..., p. 309-332 (Lyon entretenait des liens
privilégiés avec la S.T.N. C'est ce que révélaient
déjà les archives lyonnaises (cf. travaux de l'I.H.M.C.) et
celles de la S.T.N. (cf. R. Darnton). Varry étudie plus en profondeur
ce dernier fonds, encore insuffisamment exploré, et il met en lumière
« quelques mécanismes du fonctionnement des échanges
[réciproques] entre les deux centres d'imprimerie »).
-- « De la Bastille à Bellecour : une "canaille littéraire",
Taupin Dorval », dans Le Livre et l'historien. Études offertes
en l'honneur du Professeur Henru-Jean Martin, Genève, Droz, 1997
(à paraître).
Vartanian (A.), Diderot and Descartes. A Study of scientific naturalism
in the Enlightenment, Princeton, University Press, 1953 (remarques sur
: Dissertation sur la formation du monde, Nouvelles libertés
de penser, Recherches curieuses de philosophie, Telliamed,
Traité de l'infini créé, Traité des
trois imposteurs, etc. : cf. Index).
-- (éd.), La Mettrie's L'Homme machine. A Study in the origins
of an idea. Critical edition with an introductory, monograph and notes,
Princeton, University Press, 1960.
-- « Quelques réflexions sur le concept d'âme dans la
littérature clandestine », dans O. Bloch (éd), Le
Matérialisme du XVIII siècle..., p. 149-165.
Vasoli (C.), « Il Colloquium Heptaplomeres e il tema dei "thetra
mundi" », dans G. Gawlick et Fr. Niewöhner (éd.),
Jean Bodins "Colloquium Heptaplomeres"..., p. 139 sq.
Vasta (A.), trad. italienne de Vanini, Confutazione delle religioni
[4 livre du De Admirandis naturæ]. Préface de Manlio
Sgalambro, Catane, De Martinis, etc., 1993.
Venturi (F.), « Addition aux Pensées philosophiques
», Revue d'histoire littéraire de la France, XLV (1938),
p. 23-42 et 289-308 (présentation et édition du ms. de Saint-Pétersbourg
Objections diverses contre les ecrits de différents théologiens,
en présentation synoptique avec les Additions de Diderot à
ses Pensées philosophiques. Le ms. russe provenant de l'Ermitage,
Venturi conjecture qu'il est l'exemplaire même utilisé par
Diderot dans son remaniement des Pensées).
-- Jeunesse de Diderot (de 1713 à 1753), Paris, Skira, 1939
(éd. orig., trad. Juliette Bertrand) ; réimpr. Genève,
Slatkine reprints, 1967 ; éd. italienne : Giovinezza di Diderot,
Palermo, Sellerio, 1988 (Cf. spéc. chap. III : « Pensées
philosophiques »).
-- Saggi sull'Europa illuminista. I. Alberto Radicati di Passerano,
Torino, G. Einaudi, 1954.
-- « nota introduttiva » à F. Venturi et alii
: Dal Muratori al Cesarotti. Tomo V. Politici ed economisti del primo
Settecento, Milano-Napoli, Ricciardi, 1978, p. 3-29.
Venturino (D.), « Metodologia della ricerca e determinismo astrologico
nella concezione storica di Henry de Boulainvilliers », Rivista
Storica Italiana, XCV, 1983, p. 389-418.
-- « Feudalesimo e monarchia nel pensiero politico di Henry de Boulainvilliers
», Annali della Fondazione Luigi Einaudi, Torino, Fondazione
L. Einaudi, XVIII, 1984, p. 215-241).
-- « Un prophète "philosophe" ? Une Vie de Mohamed
à l'aube des Lumières », dans Le Matérialisme
des Lumières : Dix-Huitième Siècle, n·
24, Paris, P.U.F., 1992, p. 321-331 (la Vie de Mohamed, publiée
posthume en 1730, n'est pas un appendice érudit de l'activité
philosophique de Boulainviller. Il s'agit au contraire d'une tentative de
relecture, à la limite de l'apologie, de l'islam et de son rapport
avec le christianisme. Insensible aux aspects mystiques de la religion musulmane,
Boulainviller voit en Mahomet un exemple de rationalité et de simplicité.
La critique de la révélation chrétienne, pour être
implicite, n'est pas moins évidente, les dogmes chrétiens
n'étant pour Boulainviller qu'un ajout obscur et inutile à
la religion rationnelle. La Vie de Mahomed est l'une des sources
les plus importantes du "mythe de Mahomet" au XVIII siècle).
-- Le ragioni della tradizione. Nobiltà e mondo moderno in Boulainvilliers
(1658-1722), Turino, Le Lettere, 1993 (ouvrage intégralement
consacré au comte de Saint-Saire, à sa philosophie, son attitude
envers la religion, mais surtout à sa conception de l'histoire et
à son culte de la noblesse et des origines. Le "rationalisme"
de B*, qui s'étend de l'histoire à la métaphysique,
doit beaucoup au désir primitif de justifier de façon "naturaliste"
la tradition idéologique nobilaire. Le volume inclut une très
vaste bibliographie, p. 319-405, qui corrige plusieurs erreurs de R. Simon
dans l'attribution, la datation et l'évaluation des écrits
du corpus Boulainviller. Venturino n'accepte pas l'attribution à
B* des Opinions des anciens sur la nature de l'âme, alors qu'il
utilise, dans la reconstruction de sa pensée religieuse, la Lettre
d'Hippocrate à Damagète. Peu de pages sont consacrées
à l'Essai de métaphysique dans les principes de Spinoza,
l'ouvrage n'ayant pas de valeur systématique : sa fonction est seulement
de présenter une vulgarisation éclectique du spi nozisme.
E.J. Mannucci rend compte de cet ouvrage dans Dix-huitième siècle,
n· 26, 1994, p. 633-634).
Vercruysse (J.), Bibliographie descriptive des écrits du baron
d'Holbach, Paris, 1971.
-- « Un écrivain obscur des Pays-Bas au XVIII siècle
: J.J.M. Cupis de Camargo et ses Lettres de Cang-Ti », Beiträge
zur französischen Aufklärung und zur spanischen Literatur
(Mélanges W. Krauss), Berlin, 1971, p. 447-459.
-- « Bibliographie descriptive des éditions du Traité
des trois imposteurs », Tijdschrift van de vrije Universiteit
Brussel, XVII (1974-1975), p. 65-70.
-- « Le Theophrastus redivivus au XVIII siècle : mythe
et réalité », dans T. Gregory et al. (éd.),
Ricerche su letteratura libertina..., p. 297-303.
-- « Joseph Marue Durey de Morsan, chroniqueur de Ferney (1769-1772),
et l'édition neuchâteloise des Questions sur l'Encyclopédie
», Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, n·
230, 1985, p. 323-391.
-- « De l'utilité de Pierre Bayle : l'Abrégé
de A.J. Le Bret et Voltaire », Studi filosofici, 1984 [paru
en 1988], p. 183-210.
-- « Du bon usage de la Chine : Les Lettres de Cang-ti, une
somme clandestine des Lumières », dans M. Peñalver (éd.),
Ideas y Movimientos clandestinos..., p. 59-69.
-- « Les trois langages du rabbin de Woolston », dans G. Canziani
(éd.), Filosofia e religione..., p. 337-353 (la comparaison
du texte original de Woolston sur les miracles avec sa traduction française,
tant dans la version imprimée de 1768 que dans une version manuscrite,
montre la présence dans ces traductions de plusieurs additions qui
transforment l'ouvrage de Woolston dans un pamphlet antichrétien.
Une présentation synoptique portant sur une trentaine de passages
permet de remarquer les différences entre les deux traductions et
l'original: la traduction imprimée est beaucoup plus radicale, alors
que la version manuscrite relève d'une position modérée.
Chaque version naît d'une réécriture, d'une nouvelle
création, sans que l'on puisse définir une hiérarchie
et une filiation précises).
Verley (E.), « Meslier et les animaux-machines », dans Société
des études robespierristes (éd.), Études sur le
curé Meslier, p. 71-86 (av. discussion).
Vermij (R.H.), « Een aantekening over de schrijver van Les Voyages
de Jaques Massé (1710) », Documentatieblad werkgroep
achttiende eeuw, 22 (1990), p. 111-115 (remise en cause de l'attribution
des Voyages à Tyssot de Patot ; voir la réponse de
A. Rosenberg dans ibid., n· 23, 1991, p. 23-26, et le commentaire
de Vermij p. 27-28).
-- « The English Deists and the Traité », dans
S. Berti, F. Charles-Daubert, R.H. Popkin (éd.), Heterodoxy, Spinozism
and Free-Thought in Early-Eighteenth-Century Europe...
Vernière (P.), « La critique biblique dans l'Encyclopédie
et ses sources spinozistes », Revue de synthèse, janvier-juin
1951, p. 68-77.
-- « Le spinozisme et l'Encyclopédie », Revue
d'Histoire Littéraire de la France, juillet-sept. 1951, p. 347-358.
-- Spinoza et la pensée française avant la Révolution,
Paris, P.U.F., 1954, rééd. 1982 (spéc. 2 partie, chap.
I : « L'Ere des confusions, 1715-1750 »).
Verona (L.), Jean Meslier, prêtre athée, socialiste et révolutionnaire
(1664-1729), Milano, 1975.
Veronizin (I.), O trex obmanchikax (Moisei-Cristos-Mahomet), Moscou,
1930 (introduction p. 3-54 : « Istoria ateisticheskoi knigi).
Veyssière de La Croze (M.), Dissertation sur l'athéisme,
dans Entretiens sur divers sujets d'histoire et de religion, entre Milord
Bolinbroke et Isaac Orobio, rabin des Juifs portugais à Amsterdam...(1711),
rééd. 1770 : Diss. sur l'athéisme aux p. 248-450,
p. 325-331 sur le Traité des trois imposteurs.
Vienne (J.-M.), « Locke et le déisme anglais », dans
Mélanges de sciences religieuses, XXXVIII, 1981.
Vigouroux (F.), Les Livres saints et la critique rationaliste, 1886,
2 vol.
Vogel (E.), « Zur Geschichte des ungedrückten Werks : Colloquium
Heptaplomeres s. de abditis rerum sublimium arcanis, verfaßt von
dem Franzosem Jean Bodin », Serapeum. Zeitschrift für Bibliothekwissenschaft,
Handschriftenkunde und ältere Litteratur, VIII (1840), p. 113-116,
132-138, 152-155.
Vogt (W.), « Abhandlung von dem gottlosen Buche, de tribus impostoribus,
und den ver schiedenen Handschriften desselben », Brem- und Verdisches
Hebopfer, IV (1752), p.867-908 (p. 889-891 sur le manuscrit italien
mentionné par Tentzel ; notes sur la diffusion de la version en 6
chapitres du Traité et de la version en 8 chapitres de L'Esprit
en Allemagne).
Volpilhac-Auger (C.) et Grell (Ch.), éd., Nicolas Fréret,
légende et vérité, Oxford : The Voltaire Foundation;
Paris : Universitas, 1994 (table : C. Volpilhac-Auger : « Nicolas
Fréret : histoire d'une image » ; Ch. Grell : « Bibliographie
des études consacrées à Fréret historien »
; idem : « Étude chronologique des recherches historiques
de N. Fréret » ; idem : « Nicolas Fréret,
la critique et l'histoire ancienne » ; J.-J. Tatin-Gourier : «
Les recherches de Fréret sur l'origine de la nation française
» ; B. Kriegel : « Nicolas Fréret chronologiste »
; C. Larrère : « Fréret et la Chine : du philosophiqme
des langues à l'historique de la chronologie » ; G. Stenger
: « Fréret, Maffei et l'origine des anciens peuples de l'Italie
(à propos d'une lettre inédite de Fréret) » ;
M. Sartori : « L'impossibilité de l'histoire chez Fréret
» ; D. Droixhe : « Impasse du commerce : Fréret linguiste
» ; M. Benítez : « La composition de la Lettre de
Thrasybule à Leucippe : une conjecture raisonnable »).
-- réalisation du numéro spécial de la revue Corpus,
n· 29, 1995, consacré à Nicolas Fréret [Sommaire
: C. Volpilhac-Auger, « Fréret, l'arpenteur universel »
; C. Borghero, « Méthode historique et philosophie chez Fréret
» ; C. Poulouin, « Freret et les origines de l'histoire universelle
» ; N. Vanwelkenhuyzen, « Langue des hommes, signes des Dieux.
Fréret et la mythologie » ; J.-J. Tatin-Gourier, « Fréret
et l'examen critique des sources dans les Observations sur la religion
des Gaulois et sur celle des Germains (1746) » ; F. Létoublon,
« Socrate au tribunal de Fréret » ; L. Bianchi, «
Montesquieu et Fréret : quelques notes » ; M. Mund-Dopchie,
« Nicolas Fréret, historien de la géographie antique
» ; A. Niderst, « Grandeur et misère de l'Antiquité
chez Fréret ». Documents : Lettre de Fréret à
Ramsay, avec une introduction de C. Volpilhac-Auger ; « Sur la réminiscence
» : un manuscrit inédit de Charles Bonnet (1786) présenté
par Serge Nicolas].
Voronizin (I.), (éd.), O trex obmanchikax (Moisei -- Cristos --
Magomet), Moscou, 1930 (introduction p. 3-54 : « Istoria ateisticheskoi
knigi »).
Vovelle (M.), « Étude quantitative de la déchristianisation
au dix-huitième siècle : débat ouvert, tabou ou dépassé
? », Dix-huitième siècle, n· 5 (1973),
p. 163-172.
Wade (I.O.), (éd.) Voltaire, Epître à Uranie,
dans Publications of the Modern Langage Association of America, XLVII-4,
décembre 1932, p. 1066-1112.
-- « The manuscript's of Jean Meslier's Testament and Voltaire's
printed Extrait », Modern philology, XXX (mai 1933),
p. 381-398.
-- The Clandestine organisation and diffusion of philosophic ideas in
France from 1700 to 1750, Princeton, University Press, 1938 ; réimpression
New York, Octagon Books, 1967. Compte rendu par N.L. Torrey dans R.H.L.F.,
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-- Voltaire and Madame du Châtelet. An Essay on the intellectual
activity at Cirey, Princeton, University Press, 1941 (réimp.
New York, Octagon, 1967).
-- « Trois réformateurs de l'âge des Lumières
», dans R. Desné (éd.), Le Curé Meslier et
la vie intellectuelle..., p. 95-109 (sur Meslier, l'abbé de Saint-Pierre,
l'abbé Espiard de la Borde).
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dans Études sur le curé Meslier, p. 53-70 (avec discussion),
repris dans À travers le seizième siècle, II
: Histoire des idées, Paris, Nizet, 1986, p. 227-246.
-- « Les cheminements de l'incroyance : des libertins spirituels à
l'idée de religion naturelle », dans P. Abraham et R. Desné
(éd.), Histoire littéraire de la France, t. II (1492-1600),
Paris, Éditions Sociales, 1975, p. 189-225 (p. 199-200 sur les Trois
imposteurs).
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textes dits clandestins », dans O. Bloch (éd), Le Matérialisme
du XVIII siècle..., p. 207-211.
-- « Le rôle politique de la religion d'après les manuscrits
philosophiques », dans G. Lamoine (éd.), Nature, droit,
justice. Actes du colloque des sociétés britannique et française
d'étude du XVIII siècle [6-9 septembre 1990], Toulouse,
Université de Toulouse-Le Mirail, 1990, p. 225-231.
-- « L'enquête dans les archives et bibliothèques provinciales
» et « Note sur les filigranes des papiers français du
XVIII siècle », La Lettre clandestine, 1 (1992), p.
10 et 11.
-- « D'Holbach et les manuscrits clandestins : l'exemple de Raby »,
Corpus, n· 22-23 (1992) : D'Holbach, p. 77 (influence
du Système de la nature et des traductions de d'Holbach dans
le réaménagement que Raby apporta à ses écrits
dans les années 1760).
-- « La difusion écrite des idées non conformistes en
France à l'époque de l'Encyclopédie, 1750-1770
», Transactions of the Eighth International Congress on the Enlightenment,
I [S.V.E.C. 303], Oxford, The Voltaire Fondation, 1992, p. 339 (1·.
Les impressions françaises. L'existence des imprimeries clandestines
dans la période apparaît liée à la vitalité
du jansénisme des années 30. 2·. Les nouveaux enjeux
idéologiques. Le pouvoir prend de nouvelles mesures -- censure sur
les catalogues de vente. Entre 1759 et 1761, les premières victimes
sont les ouvrages concernant le jansénisme ; ce seront, après
l'expulsion des Jésuites, les oeuvres jusque-là préservées
de Spinoza et celles de Diderot).
-- « La fonction du manuscrit par rapport à l'imprimé
», dans F. Moureau (éd.), De bonne main..., p. 17-27
; résumé dans Transactions of the Eighth International
Congress on the Enlightenment, III [S.V.E.C. 305], Oxford, The
Voltaire Fondation, 1992, p. 1743-1745 (réflexions sur la fonction
du manuscrit au XVIII siècle et sa coexistence avec le support imprimé,
soit : 1·. sur les manuscrits destinés à l'impression,
qui auraient dû paraître. 2·. sur le marché du
livre manuscrit -- copiés sur des imprimés ou inédits.
3·. sur les manuscrits littéraires testés par les auteurs,
et les "clandestins" antichrétiens, destinés à
un public restreint. 4·. sur l'impression des manuscrits clandestins.
Souvent française et rare avant 1750, l'impression se multiplie à
l'étranger entre 1765 et 1770, après une période intermédiaire
creuse. L'imprimé semble alors supplanter le manuscrit, et cette
"révolution" a des répercussions sur la rédaction
des textes eux-mêmes. L'A. émet plusieurs réserves sur
l'hypothèse "économique" proposée par F.
Moureau dans « La plume et le plomb »).
-- « Lévesque de Burigny au secours de la religion chrétienne
», La Lettre clandestine, 2 (1993), p. 54-59 ; « Rapport
d'une mouche de la police parisienne sur le nommé Gautier »,
ibid., p. 64.
-- « Le rôle de Raby dans la rédaction et la diffusion
des manuscrits philosophiques (1760-1770) », dans G. Canziani (éd.),
Filosofia e religione..., p. 411-424 (l'A. dresse ici un premier
inventaire des manuscrits, autographes ou non, de Josèphe-Claude
Raby, grand connaisseur de la littérature antichrétienne et
auteur lui-même d'écrits contre la religion. Les ouvrages de
Raby se caractérisent par l'utilisation continuelle de sources clandestines,
qu'il remanie à sa façon, en en faisant des textes tout à
fait nouveaux. Ses rapports avec les « philosophes » devraient
être étudiés, pour mieux comprendre les voies de diffusion
des traités clandestins dans la deuxième moitié du
XVIII siècle).
-- « À propos des "livres philosophiques" »,
La Lettre clandestine, 3 (1994), p. 34.
-- Voir aussi Thomson (A.).
Welsch (H.) et Dubois (H.), (éd.), John Toland. Le Pantheisticon.
1720. Traduction française [...] d'après l'exemplaire
de J. Lempereur, s.l., 1927.
Weller (E.), (éd.), De tribus impostoribus. Anno DCIIC. Mit einem
bibliographischen Vorwort, Zurich, 1846, puis Heilbronn, 1876 (réimpression
de l'éd. de P. Straube, s.l.n.d. = Wien, 1753).
Wetsel (D.), Pascal and Disbelief. Catechesis and Conversion in the Pensées,
The Catholic University of America Press, 1994 (sur La Mothe le Vayer, Naudé,
La Peyrère).
-- « Pascal's Attack on Deism : the Pensées and the
Quatrains du Déiste », PFSCL XXI, 40, 1994, p. 45-63.
Wijngaarden (N. van), Les Odyssées philosophiques en France entre
1616 et 1789, Haarlem, 1932) (p. 46-78 sur La Terre australe connue
de Gabriel de Foigny, p. 95-107 sur l'Histoire de Calajeva de Claude
Gilbert).
Wild (R.), « Freidenker in Deutschland », Zeitschrift für
historische Forschung, VI (1979), p. 253-285 (version abrégée
dans S. Bertelli, Il Libertinismo in Europa, Milano, 1980, p. 81-116).
Wilke (C.), Les Dialogues à Marrakech d'Estevao Dias, voyageur
d'Anvers (1581) : une polémique espagnole clandestine contre la religion
chrétienne. Édition critique d'après les manuscrits,
mémoire pour le diplôme de l'École Pratique des
Hautes Études, V Section, Paris 1993, 520 p. (la polémique
clandestine contre le christianisme n'est pas le domaine réservé
des libre-penseurs : sceptiques croyants et sectaires, anti-trinitaires,
juifs et musulmans y ont contribué. Diatribes et oeuvres mêmes
ont facilement changé de bord, de sorte que bien souvent la distinction
entre des écrits « dogmatiques » et « libertins
» tient plus au contexte qu'au contenu. Si les textes juifs deviennent
dès le XVII siècle très présents dans ce concert,
cela tient en bonne partie à l'émergence d'une littérature
clandestine en langue espagnole, dont le présent travail s'efforce
à présenter le premier avatar : deux dialogues assez volumineux,
sans nom d'auteur, sans date ni titre fixe, copiés jusqu'au milieu
du XVIII siècle. La découverte d'une source secondaire permet
à C.W. de les attribuer à Étienne Dias, un marchand
portugais d'Anvers qui devint juif vers 1572 à Ferrare. Commencé
à Marrakech, à l'occasion d'une controverse avec le mystique
augustin Thomas de Jésus, alors aumônier de l'ambassadeur du
Portugal retenu en otage, l'écrit fut constamment augmenté
par Dias au cour de ses périples ultérieurs, qui semblent
l'avoir ramené du Maroc à Anvers et finalement à Venise.
L'oeuvre se présente sous la forme d'un colloque dans le style érasmien
mettant aux prises un marchand néerlandais converti au judaïsme
lors d'un voyage au Maghreb, avec son frère, un catholique fervent
venu le visiter. À travers leur discussion, Dias fait passer ses
doctes lectures. Les sources qu'il plagie revèlent un grand éclectisme
: il utilise non seulement des textes talmudiques et médiévaux
contredisant les interprétations chrétiennes de la Bible,
mais aussi des satires protestantes, quand il se déchaîne contre
l'autorité ecclésiastique, et il recourt aux polémistes
catholiques pour démontrer que le principe de la seule foi en Christ
conduit forcément à la perte de toute certitude. Ses arguments
contre le dogme de l'Incarnation sont tirés, comme il l'affirme lui-même,
d'un pamphlet antitrinitaire. Mais son idée-force, c'est bien l'hypothèse
de l'imposture de la religion. Non seulement les dignitaires ecclésiastiques
de l'époque sont selon lui des athées qui ne s'intéressent
qu'à l'argent (cf. le trafic des indulgences), mais c'est aussi le
cas des Évangélistes ainsi que des pères de l'Église,
de Mahomet, de Luther et de Calvin, qui ont délibérément
forgé leurs croyances pour duper et dépouiller les masses
-- non sans avoir caché dans leurs écrits des messages cryptiques
permettant aux esprits-forts d'échapper au labyrinthe. La seule base
de certitude est la Bible, que les juifs ont le privilège d'interpréter
sans subir de censure. En fait, cette piété juive idéale
se revèle toute nourrie des textes des érasmistes hispaniques.
Par leur éclectisme vertigineux, ces deux dialogues se situent au
carrefour des différentes tendances de critique religieuse du début
de l'époque moderne. Ils nous rappelent à quel point celles-ci
furent enchevêtrées dès l'origine et combien elles allaient
le rester au XVIII siècle : quatre au moins des neuf manuscrits connus
ont été acquis pendant les premières décennies
par des "curieux" chrétiens : un Français, un Allemand,
un Anglais et un Américain de Pennsylvanie. Compte rendu par J. Letrouit
: L.C. n· 3 (1994), p. 64-65.
-- Judisch-christliches Doppelleben im Barock. Zur Biographie des Kaufmanns
und Dichters Antonio Enriquez Gomez, Francfort, Peter Lang, 1994,
474 p. (coll. "Judentum und Umwelt"). (le poète espagnol
Antonio Enriquez Gomez -- ca. 1600-1663 -- nous a laissé des
vers à la mode néo-stoïcienne et de nombreuses comédies
d'une touchante piété catholique. Il fut néanmoins,
pendant les douze ans de son exil en France, étroitement lié
aux cercles des crypto-juifs portugais. Durant cette époque, vers
1646-1648, il fit diffuser quantité d'écrits clandestins:
dans son roman satirique La Inquisicion de Lucifer y visita de
todos los diablos, il attaque le Saint-Office espagnol et
conclut sur un plaidoyer pour la liberté de conscience. Il brandira
le même étendard dans un traité politique imprimé
à Rouen en 1647 pour une diffusion restreinte : Politica Angélica,
Segunda parte. Deux autres écrits de ces anti-inquisitoriaux
se sont perdus : l'épopée apocalyptique Israel sobre Tubal
et Carta del tribunal de la Razon escrita por el doctor Angel Verdad,
mentionnés dans les documents de l'Inquisition. Nous possédons
encore de lui une réfutation versifiée des dogmes chrétiens,
suivie de l'apologie d'un judaïsme fantaisiste consistant à
« observer la foi pure et sainte en connaissant un Dieu unique par
la lumière de l'entendement » (Romance al divin martir Juda
Creyente, 1648).
Le présent ouvrage dégage des Archives l'itinéraire
biographique de ce moraliste qui fut contrebandier, négrier, banqueroutier
habile, se fit le chantre des croyances et des régimes les plus variés
de son époque, pour finir ses jours à Séville dans
les cachots de l'inquisition. L'étude est concentrée sur les
stratégies remarquablement systématiques de cette duplicité
ainsi que sur leur contexte économique et social. Compte rendu par
J. Letrouit : L.C. n· 3 (1994), p. 65).
Wojcik (J.W.), « "Behold the Fear of the Lord" : The Erastianism
of Stillingfleet, Wolseley, and Tillotson », dans S. Berti, F. Charles-Daubert,
R.H. Popkin (éd.), Heterodoxy, Spinozism and Free-Thought in Early-Eighteenth-Century
Europe...
Wootton (D.), « Hume's Of Miracles : Probability and irreligion
», dans M.A. Stewart (éd.), Studies in the philosophy of
the Scottish Enlightenment, Oxford, 1990, p. 191-229 (cf. § 6 :
« The Clandestine French sources » ; § 7 : « The
contrary Miracles Argument », p. 210-214).
-- Republicanism, Liberty and Commercial Society (1646-1776), Oxford,
1995.
-- voir aussi Hunter (M.)
Wright (H.G.), (éd.), « Religio Laici », Modern
Language Review, XXVIII (1933), p. 295-307.
Wrzecionko (P.), Reformation and Frühaufklärung in Polen. Studien
über dem Sozinianismus und seinem Einfluss auf das westeuropäische
Denken im 17. Jahrhundert, Göttingen, 1977.
Wurtz (J.-P.), « Tschirnhaus et l'accusation de spinozisme : la polémique
avec Christian Thomasius », Revue philosophique de Louvain,
t. 78, p. 489-506 (conférence prononcée au colloque sur «
Le contexte intellectuel du spinozisme », déjà publiée
dans le Bull. de l'Assoc. des Amis de Spinoza, n· 1, mars
1979. « Renier en public l'influence de Spinoza, c'était au
fond la seule façon de faire passer certaines de ses idées
»).
Yardeni (M.), « L'antisémitisme du curé Meslier »,
Revue des études juives, CXXXVII (1978), p. 47-60.
Zaccone-Sina (M.G.), « L'interpretazione della "Genesi"
in Henry de Boulainvilliers. Fonti : Jean Le Clerc e Thomas Burnet, I »,
Rivista di filosofia neoscolastica, LXXII-3, juillet-septembre 1980,
p. 494-532 (Extraits des lectures, tirées des dissertations
de Jean Le Clerc précédant son éd. latine de la Genèse,
Amsterdam, 1693, et de ses Sentimens de quelques théologiens de
Hollande sur l'Histoire critique du Vieux Testament, composée par
le P. Richard Simon de l'Oratoire, où, remarquant le fautes de cet
auteur, on donne divers principes utiles pour l'intelligence de l'Écriture
sainte, Amsterdam, 1685).
-- « L'interpretazione della "Genesi"... » [seconde
partie], Ibid., t. LXXII-4, octobre-décembre 1980, p. 705-733
(p. 705-718 : édition des Doutes proposez par Th. Burnet sur le
premier chapitre de la Genèse. Archelog. liv. 2· cap. 7 et
8 ; p. 719-733 : Extraits de la Théorie sacrée de la
terre comprenant les révolutions et changements de nostre globe,
de Th. Burnet, impr. à Amsterdam, 1694, chez Jean Wolters. Pag. 474).
-- « L'interpretazione della "Genesi"... » [troisième
partie], Ibid., LXXIII, 1981, p. 157-178 (édition de quelques
pages extraites de Abrégé d'histoire universelle ;
renseignements utiles sur les manuscrits de Boulainvilliers).
-- « Le Apologia de Spinoza di Languener », Nouvelles
de la République des Lettres, IV (1984-II), p. 117-137 ; V (1985-I),
p. 111-158 (édition de l'Examen d'une réfutation abrégée
du système de Spinoza, par M. de Cambrai, et de l'Examen d'une
nouvelle réfutation du système de Spinoza, par un moine bénédictin).
Zanier (G.), « Cardano e la critica delle religioni », Giornale
critico delle filosofia italiana, LIV (1975), p. 89-98.
-- Ricerche sulla diffusione e fortuna del De incantationibus
di Pomponazzi, Firenze, 1975.
Zoli (S.), Europa libertina tra Controriforma e Illuminismo. L'"Oriente"
dei libertini e le origini dell'Illuminismo. Studi e ricerche, Bologna,
Cappelli, 1989.
Zuber (R.), « La répression de l'hérésie autour
de Meslier », dans R. Desné (éd.), Le Curé
Meslier et la vie intellectuelle..., p. 79-95.