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Pierre
Bayle: A Short Biography
Born in 1647,
the son of a protestant minister, Pierre Bayle wrote his first
philosophical text as a student in the Jesuit college of Toulouse,
a few months after his conversion to Catholicism (1669), but he
returned to the religion of his fathers as soon as he finished
his philosophy year. He moved then to Geneva, where he remained
until 1673.
In 1675, Bayle became professor of philosophy at the Calvinist
academy of Sedan, where he wrote his handbook of philosophy and
the Objections against the Cartesian Pierre Poiret (1679).
Having left Sedan shortly before the suppression of the Academy,
Bayle moved to Rotterdam, where he taught history and philosophy
at the Ecole illustre. In 1682 he published the Pensées diverses
sur la comète, a subtle analysis of popular superstition, followed
one year later by the Critique générale de l'histoire du
calvinisme de M. Maimbourg, a strong defence of French protestantism, which
was condemned by Catholic authorities and burnt in the place de
Grève in Paris.
In 1684, Bayle founded the Nouvelles de la République des Lettres, the most influential
literary and philosophical review of that time. After the revocation
of the Edict of Nantes (1685), he strongly attacked religious intolerance
and defended the "rights of the erring conscience" in
his Commentaire
philosophique
(1686). The work was condemned by all Protestant theologians,
including the orthodox Pierre Jurieu and the moderate Elie Saurin;
they both looked at it as an eulogy of religious disbelief.
In 1690, Bayle published the Avis aux réfugiés, a sharp critique of
the political attitude of French Protestant refugees in Holland.
Bayle was reported by Jurieu to the religious and political authorities
of Rotterdam, who dismissed him from his charge at the Ecole illustre.
From then on, Bayle gave up any form of political engagement,
and dedicated himself to a new project: the writing of the Dictionnaire historique
et critique,
his most famous work, which appearead at the end of 1696.
Bayle's late years were devoted to a new edition of the Dictionnaire
(1702) and to harsh controversies with theologians such as Jean
Le Clerc, Isaac Jaquelot and Jaques Bernard. In the Continuation des pensées
diverses
(1704), Bayle
showed the impossibility of answering the atheists' objections
against theology, both from a moral and a theoretical point of
view. He died in Rotterdam in 1706, declaring again his faith
in God's goodness and mercy.
Pierre Bayle: biographie en
bref
Né en
1647, fils d'un pasteur protestant, Bayle rédige son premier
ouvrage philosophique en 1670, quelques mois après sa conversion
au catholicisme, lorsqu'il est un élève du collège
jésuite de Toulouse. Mais il retourne bientôt à
la religion de ses pères, ce qui l'oblige de se s'enfuir
à Genève, où il reste jusqu'en 1673.
En 1675, Bayle obtient sur concours un poste de professeur à
l'Académie protestante de Sedan, où il écrit
son manuel de philosophie et les Objections contre le cartésien Poiret (1679).
Ayant quitté Sedan peu de temps avant la suppression de
l'Académie par Louis XIV, Bayle se transfère à
Rotterdam, où il sera professeur d'histoire et de philosophie
à l'Ecole Illustre. En 1682, il publie une analyse subtile
de la superstition populaire, les Pensées diverses sur la comète, suivies un an après
par la Critique
générale de l'histoire du calvinisme de M. Maimbourg, où il défend
avec énergie le parti des huguenots. Ce livre fut condamné
par les autorités catholiques et brûlé en
Place de Grève à Paris.
En 1684, Bayle fonde le périodique littéraire et
philosophique le plus influent de cette époque, les Nouvelles de la République
des Lettres.
Après la révocation
de l'Edit de Nantes (1685), Bayle attaque durement l'intolérance
religieuse et defend les "droits de la conscience errante"
dans son Commentaire
philosophique.
(1686). Ce livre soulève de fortes contestations de la
part des presque tous les théologiens protestants, de l'orthodoxe
Pierre Jurieu jusqu'au moderé Elie Saurin, qui regardent
le Commentaire comme un plaidoyer de l'irréligion.
En 1690, Bayle publie l'Avis aux réfugiés, fortement critique à
l'égard de l'attitude politique des réfugiés
protetants français en Hollande. Jurieu réagit en
dénonçant Bayle aux autorités politiques
et religieuses de Rotterdam, qui lui ôtent son poste de
professeur à l'Ecole Illustre. A partir de ces années,
Bayle renonce à toute forme d'engagement politique et se
consacre entièrement à un nouveau projet: la rédaction
du Dictionnaire
historique et critique, son ouvrage le plus célèbre, dont
la première édition paraît à la fin
de l'année 1696.
Les dernières années de la vie de Bayle sont consacrées
à une nouvelle édition du Dictionnaire (1702)
et à des controverses, souvent très violentes, avec
des théologiens protestants tels que Jean Le Clerc, Isaac
Jaquelot, Jacques Bernard. Dans la Continuation des Pensées diverses (1704), Bayle affirme
l'impossibilité de répondre aux objections des athées
contre la théologie, et cela tant d'un point de vue moral
que d'un point de vue théorétique. Il meurt à
Rotterdam en 1706, en déclarant encore sa foi dans la bonté
et la miséricorde de Dieu.
Pierre Bayle: biografia per
sommi capi
Nato nel 1647,
figlio di un pastore protestante, Bayle redige la sua prima opera
di filosofia nel 1670, alcuni mesi dopo la sua conversione al
cattolicesimo, quando è allievo del collegio gesuitico
di Tolosa. Torna però ben presto alla religione dei suoi
padri, il che lo obbliga a fuggire a Ginevra, dove resterà
fino al 1673.
Nel 1675 ottiene, dopo un regolare concorso, un posto di professore
all'accademia protestante di Sedan, dove scriverà il suo
manuale di filosofia e le Obiezioni contro il cartesiano Poiret (1679). Lasciata Sedan
poco tempo prima della soppressione dell'Accademia, Bayle si trasferisce
a Rotterdam, con l'incarico di professore di storia e filosofia
presso l'Ecole Illustre. Nel 1682 pubblica una sottile analisi
della superstizione popolare, le Pensées diverses sur la comète, seguite l'anno dopo
dalla Critique
générale de l'histoire du calvinisme de M. Maimbourg, in cui difende con energia
il partito degli ugonotti. Quest'ultima opera venne prontamente
condannata dalle autorità cattoliche e bruciata sulla pubblica
piazza a Parigi.
Nel 1684, fonda le Nouvelles
de la République des Lettres, destinate a diventare il più
influente periodico letterario e filosofico dell'epoca. Dopo la
revoca
dell'Editto di Nantes (1685), Bayle attacca duramente le posizioni intolleranti
dei teologi di ogni confessione, difendendo nel Commentaire philosophique (1686) i "diritti
della coscienza errante". Quest'opera solleverà dure
reazioni da parte di quasi tutti i teologi protestanti, dall'ortodosso
Pierre Jurieu al moderato Elie Saurin, che considerano il Commentaire
come un manifesto della miscredenza religiosa.
Nel 1690 Bayle pubblica l'Avis aux réfugiés, testo fortemente critico
contro la posizione politica dei rifugiati protestanti francesi
in Olanda. Jurieu reagisce denunciando Bayle alle autorità
politiche e religiose di Rotterdam, che rimuovono Bayle dall'incarico
di professore all'Ecole Illustre. A partire da questi anni, Bayle
rinuncia ad ogni forma di impegno diretto nei dibattiti politici
e si dedica interamente ad un nuovo progetto: la stesura del Dizionario storico-critico, la sua opera più
celebre, che esce in prima edizione alla fine del 1696.
Gli ultimi anni della vita di Bayle sono consacrati ad una nuova
edizione del Dizionario (1702) e a controversie, talora
assai violente, con teologi protestanti quali Jean Le Clerc, Isaac
Jaquelot, Jacques Bernard. Nella Continuation des Pensées diverses (1704), Bayle affirma
l'impossibilità di rispondere alle obiezioni degli atei
contro la teologia, e ciò sia da un punto di vista morale
sia da un punto di vista teoretico. Muore a Rotterdam nel 1706,
dichiarando ancora una volta la sua fede nella bontà e
nella misericordia di Dio.